Legrix, le fat, le pauvre

topelementLegrix ne voit plus la vie en rose. On lui a retiré ses jouets. On lui a pris ses marionnettes. Il a du chagrin, Legrix. Il ne peut plus les aligner sous le sapin, le fat. Et il s’angoisse, le pauvre.

Quatre conseillers communaux ont eu le courage de l’écarter sans ménagement, afin de protéger une quarantaine d’employés, apeurés ou terrorisés par un chef qui confond autorité et autoritarisme.

Et ce, sans consoler le crocodile, qui met en avant sa voracité naturelle : « j’exige du rendement », j’applique « dans le public les exigences du privé »,  j’ai « des exigences trop élevées ». Moi, moi, mouah, je veux, j’exige, j’ordonne.

Et ce, sans ménager le crocodile, dont on admet la force de travail, sans pour autant excuser ses débordements.

Non, on ne peut pas infantiliser ses collaborateurs, en les contraignant à chanter sous un sapin de Noël.

Non, on ne peut pas les mettre constamment sous pression.

Non, on ne peut pas les dénigrer, les isoler, les espionner.

Non, on ne peut pas faire valser les postes et les réputations au gré de sa diarrhée verbale du jour.

Non, on ne peut pas demander à sa secrétaire si elle a ses règles.

Et le crocodile de pleurer … « on m’a retiré mes mandats sans me donner une chance de m’améliorer ». Oui, Legrix, un voleur va en prison. Un harceleur est destitué.

Et le crocodile de se lamenter … « un physique qui impressionne », que voulez-vous …

Et puis, le crocodile de se positionner … il est là, bien carré dans son salon d’été. Il vous regarde dans les yeux. Et il montre les dents.

Il déposera des plaintes car tout n’est que rumeurs, suppositions, calomnies … il entend conserver son poste et les 15'000 francs mensuels qui l’accompagnent. Le voleur est toujours en prison, lui. Et les victimes aussi.

Et puis, le crocodile ne se laisse pas impressionner : il se représentera aux élections de 2016.

Car le crocodile assume : « l’autorité et le charisme sont naturels chez moi ». Le crocodile s’enfonce : il faut de la crainte dans le monde du travail. Lui,  on doit le craindre.

Et le crocodile s’enlise : « je sais par expérience qu’une femme peut facilement pleurer pour obtenir ce qu’elle veut ».

Jean-Charles Legrix est marié. Sa femme a toute ma sympathie.

Mais j’en appelle à toutes les autres, et à leurs époux   …  séchez les larmes du crocodile.

Offrez-lui des Kleenex virtuels : un divan confortable et une psychanalyste lacanienne.

 

 

Post Scriptum : le lecteur scrupuleux se réfèrera aux pages 5 et 6 du Matin du 20 août 2013

 

Commentaires : 15

  1. … se permettre un commentaire /un jugement sur la base d’article du Matin … Hum hum … pas très crédible….

  2. Cher ^Phil,

    Outre les sources indiquées par Stéphane Riand, il faut également indiquer le reportage du 12h45 (TSR) de hier. Confirmé par le 20h00 ce soir, dans lequel apparaissent les conseillers communaux, qui accusent Legris d’être dans un déni de réalité, suite à ses commentaires dans Le Matin.

    Rappelons que Legris a été démis de ses fonctions, après un audit, dans lequel il apparaît clairement qu’il s’est laissé aller à du harcèlement.

    Je ne me suis pas permise un commentaire, que cela soit très clair : j’ai clairement condamné, en me basant sur plusieurs reportages convergents, et en analysant les propres propos de Legris.

    Vous n’êtes pas une femme, soit, mais demandez-vous si vous apprécieriez que votre cheffe vous interroge sur votre prostate …

    Les femmes méritent plus de respect, et personnellement je salue le courage de l’exécutif, qui a su trancher net.

  3. À tous les niveaux, dans toutes les entreprises et administrations, on vit ce que semblent avoir vécus ces gens.. Ce qui est décrit est courant. Un juge dira que l’on admet une « légère » atteinte psychique à la santé du travailleur. Venir chaque jour au travail, la boule au ventre, à cause de la lâcheté de collègues qui narguent, ironisent, isolent, rabaissent, ou de petits chefs incompétents qui s’imposent par la culture de la peur. Les tribunaux ne sanctionnent pas des comportements comme Legrix. A tord.

  4. Je ne peux que relever que c’est un patient qui pose la question !

    Une psychanalyste, et non pas seulement une psychanalyse, cela pour qu’une femme explore avec lui les tréfonds de son âme, et ce qui la conduit à de tels errements, à de tels aveuglements.

    Lacanienne parce que les mots ne mentent pas. Et les maux de Legris méritent leurs homologues.

  5. Le commentaire de Phil ne m’étonne pas du tout dans notre obscure société, alors que les harceleurs souvent MPN existe bien et c’est même un fléau grandissant inquiétant…..!!

    Parce que sans foi ni loi.

    « Plains toi, dis un seul mot pour me contrarier ou pour m’empêcher d’agir et tu verras pire » voilà le mot clé renvoyé aux victimes et à ceux qui tentent de les sauver de ces pièges inhumains et insensés.
    Car la « justice » non seulement ne corrige pas mais le + souvent elle adhère et se rend complice.

  6. Coup d’Etat à la Chaux-de-Fonds – soutien à Jean-Charles Legrix !

    Non, Jean-Charles Legrix ne doit pas démissionner ! Céder reviendrait à cautionner ce coup d’Etat anti-démocratique rondement mené par la majorité de gauche du Conseil communal de la Chaux-de-Fonds.

    Jean-Charles Legrix se retrouve démis de son dicastère sur la base d’un simple petit audit confidentiel dont les conclusions et témoignages paraissent d’ores et déjà douteux. Il n’y a eu ni jugement, ni condamnation qui incriminerait l’élu du peuple ou ses méthodes.

    Pour la majorité de gauche, mettre les gens au travail, suivre de près les dossiers ou encore rappeler à l’ordre l’un ou l’autre fonctionnaire semble s’apparenter à un crime.

    Or, le vrai scandale dans cette affaire, ce sont les pressions et méthodes des autres municipaux qui tentent d’éjecter de l’Exécutif de la ville un élu du peuple et, par là, l’UDC. De quels droits se permettent-ils ce coup d’Etat au mépris de la démocratie ?

    Finalement, les électeurs de la Chaux-de-Fonds n’ont-ils pas élu M. Legrix pour ses qualités d’homme engagé que lui reprochent ses « collègues » de l’Exécutif ?

    Je lui souhaite d’ores et déjà une belle réélection !

    Grégory Logean, Député valaisan

  7. Dans tous les cantons et au niveau fédéral doit être introduit dans les différentes constitutions la procédure du recall. Comme pour une initiative, un certain nombre de signature entraîne la question de la destitution ou non d’un élu et en cas de réponse affirmative, l’élection dans le même temps d’un successeur. La procédure existe en Californie.

    Autrement, la démission en bloc des 4 membres de l’exécutif pour provoquer de nouvelles élections.

Commentaires fermés