Hôpital du Valais : le NF approuve Vigousse !

harcelement-01_zpsada66a77Le suspense devenait intolérable : Le Nouvelliste allait-il, oui ou non, approuver la démarche journalistique et le résultat des investigations hospitalières publiées ce vendredi par Vigousse et Joël Cerutti ? Tel était l'interrogation que je formulai dans les "Transpirations journalistiques et hospitalières". J'émettais l'hypothèse que la réponse serait donnée dès ce samedi matin dans le quotidien préféré des Valaisans, celui-là même dont un projet pour le bicentenaire de 2015 a reçu l'approbation du Conseil d'Etat (qui aurait imaginé d'ailleurs que La Pravda locale ne fut pas de la fête gouvernementale, elle qui représente les intérêts de tous ceux qui comptent dans ce plat pays ?). Et je dois avouer que le NF ne s'est pas défilé.

De quoi parlons-nous ? Au risque de me répéter, de reformuler donc à la mode de hier, la chose, je vais utiliser la fonction "copier-coller" pour faciliter la tâche du lecteur : "L’Hôpital du Valais, dit en substance la page 4 de Vigousse, est un lieu de harcèlement psychologique, de népotisme, de favoritisme et de déni de la réalité. Un espace de travail où règnent la mauvaise foi, les humiliations, les remarques déplacées sur le physique des travailleurs, du burn-out à la chaîne, le refus de consultation du personnel et un jeu effrayant de chaises musicales. On évite les guillemets tout en affirmant que les mots qui précèdent sont ceux de Joël Cerutti. Et les noms des responsables sont étalés de crainte que l’on ne puisse prétendre ne pas comprendre les enjeux de la chose : Valérie Revaz, cheffe de la division Gestion médico-économique, Muriel Del Bianco de l’Unité de gestion des flux, Sarah Fournier, responsable de la physio, et Vincent Castagna, directeur du Centre hospitalier du Valais romand. Badaboum, les grenades sont dégoupillées, lâchées et envoyées." Le NF allait-il donc - oui ou non - se prononcer sur ce résumé de Vigousse ?

L'1dex a certainement forcé le trait en imaginant qu'à la UNE du journal, ce titre - "« HARCELEMENTS EN SERIE À L’HÔPITAL DU VALAIS »" -. Effectivement, il eût été excessif du jour au lendemain de devenir un journal d'information désobligeant envers les puissants. Ce n'est donc pas la voie qui a été choisie par la rédaction en chef.

Voulant apporter une contribution supplémentaire à l'enquête de Joël Cerutti, le NF a su rappeler l'essentiel : le site de l'Hôpital du Valais connaît un franc succès, avec plus d'un million de visites en une année. Les pages les plus visitées sont celles de la psychiatrie. Le journal ne dit pas si la rubrique du harcèlement (au fait : existe-t-elle ?) est la plus lue du chapitre.

Quant au principal de la chose, le NF approuve intégralement Vigousse. Oui, oui, vous m'avez bien lu, le NF approuve Joël Cerutti dans ses moindres détails. "Mais, cher Avocat, en êtes-vous si certain ?". Mais bien sûr, car comme le disent dans maints de leurs jugements les magistrats, de chez nous et d'ailleurs, qui ne dit pas mot à une écriture essentielle, y consent. Donc le NF, par son assourdissant silence, approuve Vigousse. CQFD.

On sent ici poindre quelques réticences dogmatiques. Il serait excessif de pousser le bouchon de la conclusion aussi loin de la vérité. Car, en fait, la rédaction en chef, en décidant d'ignorer totalement les conclusions de l'enquête de Joël Cerutti, ont simplement voulu signifier au Valais entier le peu de cas qu'il convenait de faire de ce journal qui, plus jamais, ne devra être cité dans les colonnes de la Vérité de chez nous (à moins de jeter, un jour ou l'autre, le discrédit sur ces hommes qui pensent autrement). Donc, suivant cette interprétation portant sur les intentions des journalistes salariés, le seul acte éthique responsable est de solidifier le silence sur les pratiques réelles qui sont celles des ressources humaines  de cet établissement hospitalier.

Charles respire, Kleiber respire, l'Hôpital du Valais respire : le harcèlement psychologique sur le lieu de travail n'existe toujours pas dans ce canton parfait qu'est le Valais.

 

Commentaires : 5

  1. Jean-François Fournier du NF du 25 février 2012 devrait commencer par apprendre à téléphoner sans conduire. Sa dangerosité en ville de Sion s’en trouverait diminuée d’autant.

    Cette nomenklatura PDC ne craint rien. Ni les règlements, ni les lois, ni les initiatives, encouragée qu’elle est par l’attitude des déserteurs de Christian Varone et par la Justice PDC qui sait s’adresser à elle avec la lenteur qui lui est due.

    Cette confiance en soi confine à l’arrogance et si d’aventure, la patrouille réagissait, les cris d’orfraie iraient dans le sens de la nécessité de chasser le brigand et de laisser travai… pardon, construire les braves gens.

    Et un dispositif main-libre? Ouvre un ccp, patronat valaisan, nous c’est 100 frs direct pour payer les kits. Vous savez entrepreneurs valaisans… Ce bidule qui permet de téléphoner les deux mains sur le volant.
    Comment? Le confort des Passat te protège? T’as rien à craindre?

    Heureusement qu’il reste les escapades hors canton pour mettre les points sur les i. Lance un lobby pour autoriser aux entrepreneurs valaisans le tél, le smart, l’ordi portable sur le volant, les classeurs sur le siège passager… Pourquoi? Mais parce qu’eux ils bossent. Donc ce sont des gens très importants.

    Comment? Méchanceté lâche et gratuite? On signe. Vive la République PDC! Vive la République du Permis De Construire! L’oligarchie PDC n’est pas plus PDC que le chat. Elle roule pour son ventre.

    Dans 4 ans, c’est la branlée garantie sur facture.

  2. Conduire un hôpital n’est pas facile. Un hôpital est une structure particulière puisqu’il accueille les personnes dans leur intimité, de la naissance (et même avant) à la mort tout en s’articulant avec des questions sociales, économiques, politiques. Intime et public, en deux mots : lieu relationnel. Par conséquent, lieu qui ne doit pas être laissé uniquement aux mains des spécialistes, fussent-ils professeurs.
    Le Valais n’est pas le seul canton à avoir mal à ses soins (même s’ils demeurent de bonne qualité), mais il pourrait prendre des options simples et donc courageuses. S’il veut vraiment se donner des chances de construire solidement solidement il devrait à mon avis :
    – inclure au sein des instances dirigeantes des représentants de patients. Comment peut-on proclamer « l’humain au centre » et ne pas inclure des représentants des patients au sein de ces instances?
    – inclure au sein des mêmes instances des représentants du personnel soignant, des employés (choisi par ces derniers évidemment). Idem : comment proclamer « l’humain au centre » et ne pas inclure de tels représentants?
    – avoir le courage d’aller demander (et ceci dans un esprit constructif des deux côtés) aux soignants, employés qui ont, ces dernières années, quitté le RSV (retraite, autres projets, maladie, conflits,…) ce qu’ils pensent de l’organisation des soins. Ce travail pourrait être fait soit par Monsieur Kleiber ou, mieux, par des politiciens. Ce qui fait sans cesse retour et problème, c’est ce qui a été exclu et donc non digéré. Tant que les conflits, y compris les anciens, ne sont pas accueillis au bon endroit et mis authentiquement au travail aucune véritable réconciliation ne pourra avoir lieu.

    Tour ceci prendra du temps et d’ici-là Vigousse, l’1dex sont nécessaires. Je les en remercie.

  3. L’1dex serait-il d’accord de cesser de tirer sur l’Ambulance du régalien Charles… jusqu’à la Saint-Sylvestre (Joël Cerutti semblant bien assez vigousse pour finir le travail au mortier lourd, puis au Drone chirurgical) ?

    Le réveil au matin du Nouvel An n’en serait que plus « sobering-up ».

    De comprendre aussi, pour ne pas admettre enfin, car nous ne vivons pas en Paradis de la déontologie journalistique, que le Lider Massimo de la Pravda, tête plus du Cohiba, qu’il ne suce la substantifique moelle de l’information pertinente ? Relire la Fable du Scorpion et (la naïveté) de la Grenouille.

    Par ailleurs, se « contenter » (ça pourrait être pire avec du personnel local, voire genevois ou bernois de la rts), d’un Personnage sentimental… à la démarche chaloupée, néanmoins moins girouette que le Grand et auquel PDC… il « passe » en silence complice… tous les abus et délits, tout en… applaudissant à la victoire d’Oskar, après avoir adoré Christian.

    Pitoyable autodafé d’Ado, qui ne trouverait même pas un bon Psy au RSV.

    Bref, dans tous les cas de figures, un Génie du camouflage et un vrai Artiste du Landernau, que l’1dex devrait primer le 1 janvier 2014, lors de la Première de l’attribution de son « Prix de l’intégration autochtone » (bon, bon, il y aurait un meilleur titre à trouver « … mais il est tard, Monsieur, … », alors, pourquoi ne pas finir avec le Grand Jacques :

    http://www.youtube.com/watch?v=NfwW76JzVQI

    • L’important, mais qui risquerait de faire déprimer (cf la chanson de Jacques Brel que vous rappelez), serait du côté de ce qui ne se voit pas (la grenouille est naïve lorsqu’elle accepte de porter sur son dos le dangereux scorpion pour traverser la rivière : elle voit d’un oeil seulement la dangerosité du scorpion), de ce qui n’est pas écrit (cf l’article de Stéphane Riand), de ce qui n’est pas dit ?

  4. @ patient

    C’était juste pour illustrer (sans doute malhabilement dans ce cas), que le Scorpion ne peut pas « aller contre sa nature », lire la majorité des personnes, voire des « égrégores rédactionnels », ne peuvent que difficilement « transformer » leurs caractères et tempéraments, voire de mauvaises habitudes existentielles et aussi des dysfonctionnement structurels systémiques (RSV, Oravda, « Justice » VS. etc.). .

    La plupart des êtres humains ne se bonifient malheureusement et d’ailleurs pas avec l’âge, sauf pour ceux dont des épreuves de la vie particulièrement dures ont provoqué l’éclatement de la gangue de l’égo.

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