Pas de miracle au Nouvelliste !

Ma fortune contre une Coupe(Par NARCISSE PRAZ)

 

LE MERLE

Poésie de Théophile Gautier .

Un oiseau siffle dans les branches

Et sautille, gai, plein d'espoir,

Sur les herbes de givre blanches,

En bottes jaunes, en frac noir.

 

C'est un merle, chanteur crédule

Ignorant du calendrier,

Qui rêve soleil et module

L'hymne d'avril en février.

 

Ce merle, c'était moi. Le Nouvelliste venait de nous annoncer l'avènement d'une nouvelle Rédaction en chef à deux têtes bien de chez nous, une Sandra Matinale et un Vincent télégénique. Or, voilà que, d'un coup, disparaît de l'édition du samedi la page "Eglise" !

Et, du même coup le Nouvelliste nouveau n'hésite pas à publier un sondage d'où il appert que 53% contre 44% de ses lecteurs déclarent que l'Etat doit cesser de financer l'Eglise.

Comme le merle de la poésie, je crie au miracle ! Et avec moi les 53% des lecteurs du Nouvelliste acquis donc au principe de la laïcité.

Depuis le mois d'avril donc, chaque soir je prie mon rosaire entier afin que le miracle se prolonge au-delà des vacances.

Et vlan ! Aujourd'hui, 23 août, non seulement la page "Eglise " resurgit dans ce qui redevient LA PRAVDA DU VALAIS, mais, sublime Résurrection, voici qu'elle est confiée à l'ex-évêque deux fois raté , l'ineffable abbé-bébé FX Amherdt ! Lui aussi de Matinale extraction ! Salut, Françoix-Xavier, salut Sandra. Et c'est reparti comme avant. Pire qu'avant ! Autant que faire se peut.

Et le merle de se désoler :

Partout il vente, il pleut à verse;

L'eau bénite jaunit le Rhône bleu

Et le salon tendu de perse

Tient tous ses hôtes près du feu.

 

Les monts sur l'épaule ont l'hermine

Commme des magistrats siégeant.

Leur blanc tribunal examine

Un cas d'hiver se prolongeant....

 

Un cas d'hiver se prolongeant, se prolongeant, se prolongeant, se prolongeant... Car il n'y a pas eu de miracle au Nouvelliste malgré mes rosaires quotidiens adressés à Notre Dame de Lourdes ! Inoxydable Nouvelliste, toujours pareil à lui-même : La Pravda du Valais !

Hélas, hélas, hélas ! Comme aux beaux temps d'André Luisier !

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