Verbier. Bagnes, la Musulmane de chez nous (126)

christophe-darbellayChristophe Darbellay, à la Matinale de la Première, le 11 avril, a utilisé le qualificatif "inadmissible" pour décrire son opinion sur le comportement des adolescents qui refusent de tendre leur main à leur professeure femme. Inadmissible veut dire non admissible. Je suis pleinement en accord avec cette position.

A l'intérieur de l'école sont édictées des règles, notamment par chaque professeur. C'est ainsi que cette femme a choisi et décidé de tendre la main à ses étudiants pour les saluer. Chacun doit respecter cette règle édictée dans le cadre d'une classe ou d'un établissement. C'est une norme de droit, un code de politesse, voulue par le détenteur de l'autorité.

 

A l'intérieur d'un pays sont édictées des lois, notamment celles qui régissent l'aménagement du territoire ou l'acquisition d'immeubles par des personnes étrangères. Ce sont des normes, des règles de droit, voulues par les détenteurs de l'autorité.

 

En Valais sont édictées des normes qui régissent en matière de densité le droit des constructions. Ce sont des articles édictés par l'organe législatif.

 

Les organes communaux bagnards et les adolescents musulmans dans un État de droit ne peuvent pas choisir de refuser les règles érigées en conformité avec les usages, les lois ou la constitution.

 

A moins de penser que l'autorité doit être massacrée et qu'il est juste de détruire l'État de droit.

 

Bagnes désire-t-elle en Valais et en Suisse s'approprier le droit de suivre sa propre loi comme le voudrait l'Islam conquérant ? Peut-être même voudrait-elle édicter sa charia ?

 

Christophe Darbellay a raison : si Bagnes ne respecte pas la loi de chez nous, Bagnes doit quitter la Suisse et rejoindre la même route que celle décidée par ces deux jeunes musulmans.

 

A quand le niqab à Verbier ?

 

Bonjour à tous les musulmans convertis !

 

Post Scriptum : ce billet rédigé avant que je ne lise celui de Stéphane Bianchi est en quelque une réponse anticipée à son objection du "stop". J'espère qu'il ne veuille pas dire en un sens "stop à l'État de droit". C'est pourtant très exactement la volonté de ces deux adolescents à l'intérieur d'un établissement scolaire. Et celle de certains Bagnards en matière de densité.

 

 

Commentaires : 18

  1. Et s’il y avait abus de pouvoir de la professeur ? En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’occasion de serrer la main d’une femme professeur.

    • voilà voilà, abus de pouvoir…c’est intéressant de lire une telle réaction. A croire que les normes sociales n’existent pas, le respect n’existe pas, la courtoisie n’existe pas…au nom de l’individualisme peu éclairé. tout est à jeter, tout est permis au nom de la propre volonté et autonomie, érigée en tant que modèle normatif.

    • Le vrai problème est que c’est une femme et que c’est parce qu’elle est femme que l’on aurait le droit de ne pas lui serrer la main ! Merci les discours sur l’égalité. A moins que vous ne pensiez que la femme est un être inférieur. Abus de pouvoir d’un être inférieur, ça c’est du progrès.

  2. Il est possible (on sait jamais) que madame soit aliénée par une éventuelle religion ou secte dont les prêches actuelles ne sont guère en faveur de la communauté musulmane en Suisse.

  3. Quand on est prince des casinos et pasionaria des familles, on peut parfaitement défendre le bâquiment valaisan et exiger des musulmans qu’ils rentrent dans le rang, Monsieur Riand.

    Et faire des exceptions, parce qu’on n’est pas … quand on est valaisan (dirait Fernand R.), pour un musulman qui viendrait faire un puissant chèque aux copains.

    Comme on peut faire une exception pour les Resorts (de mon cul) qui viennent taper en haut « du lit chaud » selon la dernière terminologie en vigueur au pays du bâtiment qui ment.

    Religion, béton, pognon : le combustible PDC. Aujourd’hui, vous êtes au coeur du réacteur. Dont le système de refroidissement permet des modulations du brûleur. Ouf! On a eu chaud.

    • Verbier – Dash la lutte des taches.
      Verbier – Clash la lutte des classes
      Verbier – Cash On lave plus blanc
      Verbier – Sqash en sous-sol
      Verbier – Potache les sacs à main
      Verbier – Splash Eloi Rossier
      Verbier – Crash Jean Baillod
      Verbier – Antislash Fanti Sébastien
      Verbier – Vache Perraudin Frédéric le secrétaire juriste
      Verbier – Smash Gabriel Luisier
      Verbier – Flash Lunettes et crème à bronzer! souriez vous êtes Verbier

    • oui justo …….cela s’appelle la guéguerre du narcisse et du serpent………..
      à la fin du combat les deux meurent, n’ayant ni l’un ni l’autre
      une réelle utilité dans l’évolution
      phylogénétique de notre l’espèce,
      si l’on considère, bien sûr,
      que notre espèce a la capacité d’évoluer
      de l’âge de la pierre pulsionnelle ( betonnage outrancier)
      à l’âge de la pierre raisonnée (décroissance du bétonnage)

  4. En matière de comportement en classe, il est un thèse que le père Osquart n’a pas encore mentionné dans son bréviaire imprimé aux frais de la république:  » Le Niqab est strictement interdit en classe. Elèves et enseignants du Système scolaire valaisan auront le crâne rasé, porteront l’uniforme, Deux fois par année, rituellement, ils viendront baiser les pieds de leur chef-gourou vénéré sur la place de la Planta. Celui-ci pourra toutefois continuer d’arborer son katogan comme signe évident de sa Majesté. »

  5. Liberté totale à tout le monde dans cette affaire !

    Pas besoin d’aucune autres règles dans cette histoire; pas le moins du monde (c’est élémentaire); l’expression d’un saluement (bien qu’indispensable celui-ci j’en conviens… mais sous quelque forme qu’il soit par contre, c.-à-d. p. ex.: bonjour, salut, ciao ou une poignée de main voire un check) étant totalement laissé à l’appréciation (à l’arrangement, au feeling) des futurs « interlocuteurs »… quels qu’ils soient. C’est-à-dire sur un pied d’égalité, et sans dictature des mœurs, de la pensée unique par le fonctionnaire sur le citoyen (même jeune, malléable et innocent… comme c’est le cas ici) !

    Et si ces arguments rationnels ne convainquent pas… passons à l’émotionnel (qui fait un tabac en ces temps perdus, euh, troublés pardon, pas trop de grandes vérités à la fois), 87% de bactéries et microbes échangés entre un type et l’autre au cours d’une poignée de main. Sachant qu’on a (donc) en moyenne 13% de bactéries seulement communes en l’un et l’autre des poigneurs. (En tous cas moi je toucherais jamais la main à un prof à la fin des cours). (Ou alors il prend sa douche avant !)

    Les enfants tendent MEME la main aux parents d’élèves en certaines circonstances… (Moi perso je tourne le dos et regarde le mur en attendant que l’un d’entre eux ne viennent me taper sur l’épaule). C’est à en suffoquer de suffisance de conditionner autant les enfants. Et après on s’étonne qu’ils votent tous PDC plus tard, lol !!!

  6. c’est vraiment triste pour ces pauvres enfants musulmans hyper conditionnés par les croyances de leurs parents.
    Le prosélytisme parental, religieux, sectaire, lobotomisateur devrait être prohibé d’urgence.

    en parallèle, sait-on si chez les intégristes de chez nous les jeunes filles de 20 ans ont la liberté du choix de la contraception qu’elles utiliseront afin d’éviter des grossesses et de pouvoir finir leur études ?

  7. à l’intention de Bagnes la musulmane et des musulmans serviles, Maurice Chappaz
    avait en son temps écrit :

     » Le néant est en jachère ciel naissant. »

    il n’a pas précisé combien de temps prendra l’accouchement, ni si celui-ci se fera dans la douleur

  8. Bon d accord –

    Ils savent , que je sais , que nous le savons .

    pseudo le savon de Marseille , et les cloches . ( richard pralong 1er cytoyen que dernier du canton ) Bonjour la police , allo ?
    appelle mon numero ! Pour un massage special !

  9. Trois fois le mot « autorité » dans un bref article, et trois fois pour déplorer le fait que les « lois » (5x), les « règles » (4x) ou le « code » qui en émanent ne seraient pas respectés, que le « respect » et la « politesse » tendent à disparaître, etc, etc. Cette posture qui consiste à proclamer qu’une règle est digne d’être suivie du seul fait qu’elle provient d’une autorité a un nom : l’autoritarisme. Peu importe le fond de l’affaire dont il est question ici (un rédacteur du blog a bien souligné il y a quelques jours qu’on lui donne une importance démesurée, quoi qu’on en pense personnellement). Quant à l’analogie qui sert de titre et de fil rouge, elle est du plus bas étage: renvoyer côte à côte les « adolescents musulmans » et les autorités communales de Bagnes, comme si leur rapport aux règles et à leur édiction était le même, comme si leur légitimité à se sentir « chez nous » était comparable, comme si l’islamophobie et la verbiérophobie sévissaient tout aussi sévèrement en Suisse. Depuis janvier 2015, l’1dex, sous la plume de son maître, suit à cet égard une pente de plus en plus nauséabonde. Crier à « l’invasion musulmane » ou à l' »islamisation de l’Europe », c’est très en vogue, et c’est s’inscrire dans la triste histoire des discours sur la « barbarie » des « Autres », de la désignation d’un ennemi extérieur, discours qui n’ont jamais eu d’autre fonction que de justifier, consciemment ou non, les guerres que l’Occident mène à travers le monde, et de justifier le racisme qui prévaut chez nous. Il y a une dizaine de jours de cela, la plume en chef de l’1dex s’extasiait devant la grandeur d’un récent éditorial de Charlie Hebdo aux relents fascistes et à la teneur franchement conspirationniste. Encore un petit effort dans ce sens, et il va être de plus en plus malaisé de distinguer entre la prose d’un Riand et celle d’un Finkielkraut ou d’un Windisch. Et voilà maintenant que même dans les articles consacrés aux affaires valaisannes (souvent instructifs et courageux), il faut subir ce genre de propos. L’air « libertaire » que l’1dex a voulu insuffler en Valais sent le moisi.

    • Je propose que Christian Schiess relise les 125 autres épisodes et nous laisse de prochains commentaires sur les épisodes suivants. On le lira avec une extrême attention, il nous dira alors certainement les liens qu’il convient de faire entre une autorité (quelle acception du terme ?) et la loi (les usages en font partie !) et il comprendra peut-être les différences qu’il peut y avoir vraiment entre Charlie Hebdo et Windisch (cette comparaison est à la hauteur du titre provocateur de l’article !).

      La question posée dans mon article est celle de la mise en application de la loi, de la légalité et de l’égalité de traitement par l’autorité (au sens institutionnel du mot).

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