COLARGOL EST AUJOURD’HUI LE MENTALISTE DU HOME DES CRÊTES

i285415639369349732-_rsw480h360_szw480h360_(PAR COLARGOL [CONNU DE LA REDACTION])

 

Remarque préliminaire de Stéphane Riand . une personne qui m'est très proche, et connue du seul  destinataire de mon propos, m'indique que les articles de Colargol auraient eu des effets collatéraux désagréables. Je crois personnellement que Colargol a été extrêmement prudent dans ses critiques. Je dois même avouer que parfois il a été d'une douceur de Sioux par rapport à ma propre connaissance de certains faits que la prudence incite encore à ne pas révéler. Je ne peux pas nier les effets collatéraux de certains énoncés. Mais d'autres effets collatéraux bien plus délétères auraient pu être évités si la gestion des ressources, telle que comprise par le conseil de fondation et un certain "mentaliste" avait été gérée de manière idoine. Alors, les effets collatéraux, qui m'ont été rapportés et que je ne veux pas connaître dans le détail, s'ils sont réellement en lien direct avec les articles de Colargol, ne sont que vaguelettes par rapport à d'autres nés des incroyables carences imputables à un système clanique loin d'être acratopège comme l'eau d'Evian. Alors continuons à lire Colargol !

 

Azalée.

Dans l’article Colargol au Home les Crêtes du 2 octobre 2016, le commentaire de Jean Lampion a particulièrement attiré mon attention. Ce bon Jean nous fait observer, à juste titre, que les homes pour personnes âgées restent des institutions hautement sensibles et quasi-ingérables. Lorsque le Conseil de Fondation d’une seule commune est impliqué dans la gestion, cela s’avère déjà périlleux. Alors Azalée, imagine ce qu’il advient lorsqu’il y en a trois ! Chaud, bouillant, explosif ?

Cherchant une solution, une idée a traversé mon esprit. J’ai saisi ma tablette tactile, cliqué sur le moteur de recherche Google, et tapoté « gestion des homes ». Tu n’imagines même pas ce que Google m’a proposé !  Je ne sais pas qui est ce Google, mais il est  intelligent, et perspicace, puisqu’il ne me propose que des sites sur la « Gestion des hommes » ! Et là je me suis dit, bingo. Il a tout compris. Il me fournit finalement la clé, le remède pour résoudre les problèmes ! Mais il y a tellement de sous-entendus possibles dans « gestion des hommes »

« Gestion des hommes ». Mais lesquels ? Les hauts placés (les dominants), les bas placés ? Tout se bouscule dans ma tête. Il faut que j’investigue.

Je visite donc des cliniques, des hôpitaux, observe, écoute, discute, m’entretient avec des aides-soignant(e)s, des infirmiers(ères), des directeurs.  Un constat tombe sans appel. Il s’agit bien d’un secteur d’activité (la santé, les soins) connu pour avoir un taux de rotation de personnel élevé (turnover). Fatigués, démotivés, las…  on cherche « un mieux ailleurs ». Mon esprit analytique, et plus affûté depuis que je dors au Home les Crêtes, me permet d’avancer quelques hypothèses pour essayer de justifier ce turnover :

  1. Une question de survie.
  2. Une question de choix
  3. Une question d’organisation
  4. Une question politique
  5. Une question de gestion

 

Mais le turnover n’est pas toujours un phénomène négatif. Il peut ramener du renouveau, de nouvelles idées, de l’enthousiasme. Il peut aider à désamorcer des conflits, à apporter des connaissances et des compétences « up to date » et, aussi  il peut permettre de voir partir  des employés en burn-out.

Les conditions actuelles de travail ne ressemblent plus à celles  ou le collaborateur avait du temps ! Du temps pour prodiguer des soins complets et corrects,  pour échanger, plaisanter, considérer le résident, et «se nourrir » de ses moments passés avec lui. Aujourd’hui, toilette express, et encore. Les échanges se font rares. C’est normal Azalée ! Aujourd’hui, on travaille dans une société de quota ! C’est plus important que l’humain !

L’Etat subventionne les EMS en fonction du nombre de résidents et du degré de soin et permet une attribution du personnel soignant aussi en fonction de ces mêmes critères.  Le temps est calculé. Ceux et celles qui aiment ce travail deviennent de plus en plus frustrés. Et que tu saches Azalée, l’Etat intervient uniquement dans la gestion d’un home s’il y a maltraitance. Sinon, toutes les incompétences sont permises, tout est toléré. En tous les cas, pour les Crêtes, c’est comme ça. Mais il y a encore pire ma tendre moitié. Te rappelles-tu que les admissions ont été bloquées durant une longue période ? Certainement pour des raisons de sécurité et de compétence suite au coup de balai. Mais comment comprendre qu’avec une situation qui se péjore, hors de contrôle, comptant à ce jour 17 démissions en 4 mois, un directeur dépanneur à présence ponctuelle, un infirmier chef présent à 50 %, comment expliquer Azalée que l’Etat permette de nouvelles admissions ? On va vers du moins bien, mais l’on est récompensé ?

Et puis quand la politique s’en mêle, c’est le summum ! Au Home des Crêtes, home instrumentalisé  par 3 communes qui se tiennent mutuellement par des « chantages économiques », les dernières décisions prises par le CF, sous la houlette de Mme Géraldine Marchand-Balet, ont plus que fragilisé la structure et ont provoqué la démission de nombreuses personnes compétentes. On ne peut qu’avoir de la compréhension face à la personne qui choisit de partir, pour ne pas dire fuir, pour ne pas y laisser sa santé.

 

Le Conseil de Fondation de ce genre d’établissement devrait être constitué, non pas de politiciens, mais de personnes instruites, représentatives du domaine d’activité.

 

De tout temps, le home des Crêtes jouit d’une mauvaise réputation. Premièrement, car il est dit, su et connu, que les politiciens s’en mêlent à tout va. Et deuxièmement, il est dit, su et connu qu’on y parle d’un nid de vipères !

 

J’ose espérer Azalée, que ces prochaines élections permettront enfin de « nettoyer » ce home et de lui permettre de se reconstruire. Cela prendra du temps, beaucoup de temps. Mais peut-être que bientôt, on pourra en faire un lieu digne de celui qui l’habite ! Ou peut-être pas….

Commentaires : 1

  1. J’aborde. Une des possibles mesures consisterait à doter ces établissements d’une gouvernance définitivement professionnelle. IL ne peut en effet en aucun cas s’agir de terrains de jeu pour politiciens sur lesquels ils s’essaieraient à mieux dribbler que le meilleur dribbleur. Ce ne sera jamais le cas. Le pouvoir politique n’assumerait que la haute surveillance de l’organe de gouvernance, totalement autonome, sans pouvoir s’immiscer dans les aspects opérationnels. U
    Néanmoins, en raison de leur essence même, il sera toujours difficile de les gérer. La société doit vraiment régler ce problème, car l’attachant colargol comme le gros-Jean-comme devant y seront certainement un jour.

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