Election : Chapeau bas Jean-Marie

640Coup de tonnerre hier matin dans le paysage politique valaisan, avec l’annonce dans le NF de la création d’une future formation et d’une possible candidature au Conseil d’Etat de Jean-Marie Bornet, actuel porte parole de la police cantonale.

J’avoue que cette nouvelle a ensoleillé ma journée pluvieuse, tant il est vrai que la lassitude envers les partis dit traditionnels commence à se faire rudement sentir.
Il y a deux semaines, je levais mon verre à tous ces mouvements citoyens (MISE à Fully, Entremont Autrement, Grimisuat Entremont et Groupement Indépendant Bagnard), enfants de Stéphane Hessel et qui osent « s’indigner » !
Aujourd’hui, je dis chapeau bas Jean-Marie pour ton esprit d’indépendance et ton courage. En fin chasseur, si j’en juge les réactions frileuses de ton chef suprême Oskar et du président du PLR René Constantin (NF du 5.10) tu as visé juste. Pas la peine de s’attarder sur la réaction du président du PDC qui n’a su que hausser les épaules en réponse à la question du journaliste.

Jean-Marie, on te savait armé de courage. Tu l’avais prouvé il y a quatre ans lors des élections au Conseil d’Etat, ne ménageant pas tes commentaires sur les réseaux sociaux. Mais là, tu nous as laissés sans voix et surtout plein d’espoir pour ce que je considère comme primordial pour la santé de notre canton.

J’emprunterai à Emmanuel Macron cette déclaration d’hier lors de son meeting : « Nous voulons une coalition de conviction et non d’appareil. »
Et c’est bien cela que tu nous proposes, en attendant de nous dévoiler ton projet rassembleur.

Je profite de cet enthousiasme pour réitérer mes félicitations aux mouvements citoyens qui, à l’instar d’Entremont Autrement le pionnier, offrent aux citoyens une occasion de rompre avec un système qui s’enlise d’année en année.

Bagnes en est un des exemples révélateurs et souhaitons que EA et le Groupement indépendant bagnard redistribuent les cartes d’un conseil communal empêtré.
Les colères de certains ou certaines face à ceux qu’ils considèrent comme des troublions –le mot est faible par rapport aux quolibets publiés sur les réseaux sociaux- seront vaines.

Aujourd’hui, de plus en plus de citoyens souhaitent une vie politique transparente, issue d’une profonde réflexion et surtout visionnaire.
Personnellement, comme je l’ai déjà écrit dans l’1dex, je considère que ces rassemblements sont une réelle nécessité pour enfin jouer du pluralisme et construire une société saine et égalitaire.

L’un de mes amis, ancien politicien et fin observateur de la vie politique, partageait mes vues hier. Toutefois, moins idéaliste que je ne le suis, concluait notre échange par un scepticisme face au choix du citoyen dans les urnes. Il est vrai qu’en Valais, le passage au vote s’effectue de façon quasi religieuse, s’efforçant de ne rien changer.
Mais n’en déplaise à mon ami, c’était avant l’éclosion d’une offre pluraliste.

Je laisse, une fois encore, la conclusion à ce grand homme que fut Stéphane Hessel : « Arrêtons les indignations stériles et passons à l’action ! »

Commentaires : 41

  1. Il est lui-même au centre des clans et du système valaisan des petits copains. En 2012, il voulait déjà se lancer au Conseil d’Etat et a oublié l’idée suite à certaines réactions. Ariane Manfrino : ce n’est pas du courage mais de l’ego mal placé.

  2. On trouve là une concrétisation des idées ‘du moment’ qui fleurissent un peu partout. Il est vrai que les partis traditionnels, surtout leurs appareils, ont tout fait pour engendrer cette lassitude devenue bientôt raz-le-bol. On le voit non seulement face à des pouvoirs exécutifs à l’apparence de gardes d’un autre temps, mais surtout face aux législatifs qui, à force de compromis, de négociations vaines et dilatoires, non seulement oublient ceux qui les ont élus mais également l’intérêt supérieur, celui de la collectivité et des individus qui la composent. Il en va ainsi dans tous les pays où la démocratie a cours. Oui, le laisser aller, les avantages échangés ou partagés, les combines tout cela a miné une classe politique d’un autre temps. Et ce phénomène s’est accéléré avec l’émergence des réseaux sociaux, de l’échange de données à haute vitesse (peu compatible avec le culte du secret et des combinazioni partisanes). Mais la réponse à cette appel doit être construit, planifié, expliqué probablement autrement que simplement par un acte de candidature. La démarche est juste si elle aboutit à une vraie remise en question des us et pratiques d’un autre âge pour bâtir ‘autre chose’ autrement. Mais il ne faudrait pas qu’elle ne serve que des intérêts personnels (p.ex. Trump aux USA) ou ne cherche qu’à diviser le champ électoral pour mieux faciliter le statu quo.

  3. La démarche de Jean-Marie Bornet est intéressante et courageuse. Courageuse, parce qu’il vient d’une famille PDC, son père Bernard ayant été conseiller d’état. Attendons ce qu’il va nous proposer avant de porter un jugement négatif.
    Si cela peut pousser les partis traditionnels à modifier leurs schèmas rigides et poussiéreux, c’est une très bonne chose. En plus, s’il propose de vraiment écouter les attentes de la population qui en a marre des combines, des clans et des slogans racoleurs, c’est encore mieux.

    • Que cette initiative vienne de lui, la décrédibilise totalement. Je pense que vous ne connaissez pas bien certaines choses.

  4. Là effectivement Jean Marie Bornet, tomberait à pic pour camoufler la montagne d’immondices accumulé durant cette décennie par la police cantonale vas y remets une couche tu peux le faire❗❗

  5. En temps que porte parole proche des médias, ce ne sera pas d un cailloux de type pic bloc qu’il devra se débattre, mais d une enclume pas encore à ses pieds , ça va pas tarder …

  6. J’ai confiance en toi JM B
    je t’ ai connu tu m’ arrivais au genoux,
    stp fais pas comme l’ autre en bas à Berne.
    JOJO

  7. C’est fou comme
    a. des familles comme les Couchepin et les Bornet et plein plein d’autres bien sûr, ont une véritable rage de faire de la politique (et commander, ça doit venir du haut…)
    b. comme l’électeur gogo aime élire ces gens (plutôt que d’autres, « normaux »)… sans savoir pourquoi (à part qu’il est con (ou gogo donc justement, et
    c. combien cela m’effondre.

    Bon, il est pas encore élu le cow.-boy les lignées sont si souvent perpétuées en général que ça fait tout de suite peur. Juste après qua ça aie fait rire.

    • Il est pas élu MAIS les lignées sont si souvent perpétuées en général, que ça fait peur !!!!! (après avoir fait rire d’abord).

    • Peut-être sera-t-il le George W. Bush de la politique valaisanne ? Mais alors sans le 11 septembre…

  8. Si j’ai bien compris, Madame applaudit le nouveau parti et le nouveau candidat avant même de connaître le commencement du début d’un programme ou d’une idée ? Attendons d’en savoir un peu plus avant de participer à ce buzz artificiel voire infantile. Le candidat veut casser les clans et changer la politique. C’est bien, c’est prometteur, on sent la référence à John Kennedy, à Jacques Chaban-Delmas, ou plus près de nous à Paul Sierre. Mais on attend le candidat au countour (de Saclentse) avec des idées précises et des projets novateurs. On veut du concret, pas la langue de bois et les phrases pompeuses d’un habile bonimenteur. Alors rêvons un peu. Peut-être la réintroduction du patois dans les écoles primaires ? Ou l’extension des dates de la chasse au dahut ? Le candidat n’oubliera pas que papa a fait sa (très longue) carrière en profitant du système (les médisants diront que papa a placé fiston au chaud après des études mitigées, mais les médisants ne méritent que notre indifférence). Méfions-nous de cet emballement médiatique surfait et patientons un peu avant de porter un jugement sur le Macron valaisan. Attendons aussi de voir comment le Chef du Département en charge de la police et Vincent Fragnière (et le NF) vont gérer la situation…

    • Magnifique commentaire et magnifique style aussi (la perfection (du sujet traité) quoi ! voilà ! (quand on la rencontre, il ne faut pas hésiter à le dire, c’est assez rare pour qu’on le dise)) (soit, un style complètement percutant celui-ci, sans la moindre espèce de langue de bois mais tout en étant parfaitement maîtrisé pour autant (soit, sans dérapages))… et s’il fallait arbitrairement faire ressortir un élément de toute cette perfection (ce qui n’est pas possible puisque que quand tout est parfait, on ne peut classer les choses) mais disons quand même: Magnifique humiliation (ya pas d’autre mot) faite à AM quand à lui faire remarquer que celle-ci se lance à corps perdu sur un parti et un candidat dont elle ne sait RIEN !

      La diversité ok, mais ‘pas confondre non plus avec l’hystérie, la précipitation et… (j’ai l’impression personnelle) le n’importe ici !!! merci

    • A Jimmy,
      Si on doit compter sur le NF pour gérer la situation, c’est que le Valais est vraiment mal en point.

  9. C’est marrant quand j’ai vu la vidéo il m’a plutôt semblé qu’il avait voulu faire le malin en faisant un gag au deuxième degré! Et comme il a été piégé par Fragnières et qu’il ne manque pas d’ego il a voulu donné de la contenance à ses propos. Peut-être qu’un mouvement naîtra de ce gag mais pour l’instant j’ai la conviction que ce n’est que du bluff!

  10. Comme KIM Jong-un, il a fait ses écoles en Suisse. Normal qu’il souhaite reprendre la PME de papa. 🙂

  11. A moins d’une oligarchie, il ne saurait être légitime d’hériter d’une position en fonction de l’orgine familiale.
    Quel cursus et quel niveau de formation ?

  12. Je me souviens qu’il était venu à une conférence des PLR de Conthey commenter un programme de gestion de la destruction et du trafic de la plaine avec diminution des passages piétons.

  13. Demos,

    Si c’est la formation le critère, Riand va se faire élire les doigts dans le nez à Sion !

    La vie devient belle !

    Cliff,

    Fragnjère devrait choisir entre Darbie et Bornet ?

    Il ne choisira rien, car il sait que Bornet n’a strictement aucune chance, pas l’ombre d’un semblant de chance.

    Et, avec la mise au point, effarante écrit Riand, de Rouiller à Verbier, on sait dans quel camp sera Le Nouvelliste en cas d’égalité.

    Darbie est élu ! Même la Weltwoche a plié !

    L’1Dex, finalement, c’est pas Tintin, c’est Astérix !

    • Aliocha,
      Mon interrogation portait uniquement sur le fait que la compagne du candidat est journaliste au NF.
      Il est vrai que la question de l’impartialité se pose aussi avec Canal 9.
      Attendons la suite, sans impatience ni enthousiasme démesuré.

  14. Le jour où DARIUS R l’ invitera sur le plateau TSR ,pour tenter d’expliquer les gestes du Psychopathe et collègue de travail CP dans le cadre du dossier LUCA, là on verra ce qu’il a dans le ventre…
    AMEN

  15. Je trouve que JMB lance un coup de pied dans la fourmillière, une fourmillière dans laquelle il se trouvait pourtant bien installé. Et dès lors, je comprends qu’on s’énerve un peu dans certains états-major de partis…et qu’on s’attache à en minimiser la portée. Car là, le coup ne vient pas de quelque sans-dent aigri et marginal, mais vient de l’intérieur…De plus, il m’a semblé habile et sympathique à l’interview du Comptoir.
    Affaire à suivre.

  16. Le porte-parole de la Police cantonale valaisanne pris à son propre jeu ?

    Visiblement grisé à la vue d’une accorte journaliste ou d’un simple micro, celui qui est censé représenter la Police, donc la force de l’ordre de l’Etat s’est sans doute avancé un peu trop vite dans ses délires mégalomaniaques en annonçant un mouvement citoyen ainsi que sa candidature (im-)probable.

    Or donc, le sieur Bornet, fils de l’ancien conseiller d’Etat Bernard Bornet (je laisse le commentaire avisé de Jimmy Cliff à l’analyse des lecteurs) après avoir passé plus de 20 ans au service de l’Etat, par la grâce de quelques coups bien placés et surtout de quelques copains bien influents, est passé du stade de collaborateur au poste de porte-parole, puis d’officier d’Etat-major, soit conseiller direct de Christian Varone. Le dit Bornet s’est donc fendu d’un commentaire à chaud sur la politique valaisanne, qu’il a tout de même confirmé à plusieurs reprises, sur Facebook et dans la presse, tout le bien qu’il pensait de son employeur, l’Etat du Valais et de ses 5 Conseillers d’Etat.

    A la place de l’un de ces 5 personnes, qualifiées pêle-mêle de figées, claniques, poussiéreuses, sans projet de société, incapable de décider, sans visions,….j’appellerais Christian Varone pour lui rappeler que le Conseil d’Etat l’a généreusement réintégré dans sa fonction de Commandant de la Police cantonale suite à sa débâcle électorale, et que ce n’était pas pour qu’il laisse aujourd’hui son électron libre de porte-parole s’épancher sur les réseaux sociaux ou à la Foire quant à ses opinion sur la politique valaisanne….

    A la place de Oskar Freysinger, je convoquerai Christian Varone pour lui faire part de mon courroux de voir un officier de police, sensé respecter les directives et ordres de services touchant à l’image du policier en privé et en public, vomir ainsi sur le Conseil d’Etat, nommé par les Citoyennes et Citoyens de ce canton. Je rappellerai à Christian Varone que le rôle du Commandant est de tenir ses troupes, et pas seulement le petit gendarme de première année de service, et que de jouer aux aligneurs de ceinturons n’est pas la seule tâche demandée au dit Commandant.

    Dans la foulée, je convoquerai le sieur Bornet pour lui offrir ce choix : démissionner pour être candidat, ou se taire et faire ce pour quoi il est grassement payé. Nul doute que l’on n ‘entendrait plus parler du porte-parole qui du reste n’est pas assez courageux pour assumer un tel choix…
    En passant, je lui signifierai que de se moquer de la réaction du patron du DFS par voie de presse interposée ne me laisserait plus d’autre choix que de le muter dans une autre fonction moins exposée au public.

    L’avenir nous dira ce que la politique valaisanne et le Chef du DFS vont faire de cet épisode….

    • Il a déjà été réduit une fois au silence par Esther Waeber qui n’a pas eu le courage d’aller plus loin. Il semble que Freysinger ne l’ait pas non plus… Beaucoup de gesticulations pour pas grand chose…

  17. Le futur Ted Robert de la politique valaisanne..
    Chaque 4 ans un frémissement mais jamais de courage pour assumer ses dires.
    Choyé dans son confort de fonctionnaire et vomir sur le système; voilà donc le niveau de cet individu.
    Espérons que ses chefs auront, eux, le courage de le remettre à sa place, de petit fonctionnaire.

  18. PDC vous allez nous étoffer cette équipe, un Marseillais reproducteur et TED Bornet sinon vous nous remettez le trafiquant d’avant, là au moins on sait où on patauge …

  19. Le grand-père de Jean-Marie, qui était un homme estimable, était surnommé Dionys l’Abeille à Nendaz.
    Son petit-fils a brillamment repris le flambeau. Sûr qu’il serait source de joie pour son aïeul.
    Nous reverrons des Bornet en politique. A des postes clefs. Parce qu’il y a des familles comme ça. Et parce qu’ils sont doués pour ça.

    Probablement un effet du rouge sucé une goutte après l’autre devant le Thermos calciné par le soleil, sur le Toit de Tortin, l’été indien.

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