La folie des grandeurs (2)

folie4C’est pas tous les jours Noël et les cadeaux empoisonnés que nous fait – en plus – payer l’industrie nucléaire ont été quelque peu détaillés dans un article précédent.

Mais voici que se profile une votation d’importance le 27 novembre prochain, à savoir la possibilité pour le peuple suisse de faire un choix raisonnable et courageux concernant son approvisionnement énergétique. Ce choix a déjà été fait, notamment par l’état de Californie qui, après calcul, a décidé de fermer ses centrales nucléaires, faute rentabilité à long terme.

Même si cette industrie obsolète est aux abois et brandi le spectre ridicule du dédommagement en cas d’acceptation de cette initiative par le peuple suisse, il est plus que jamais indispensable de rappeler que la stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral permet à notre pays d’assurer un approvisionnement électrique fiable et suffisant.

Un rappel n’est pas de trop et voici ce que propose effectivement cette stratégie énergétique :

1er pôle : efficacité énergétique

N’oublions pas que l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas. Or, en la matière, la Suisse a beaucoup de travail :

- Assainissement des bâtiments
- Réduction de la consommation des gros consommateurs (industries et services)
- Exigences minimales pour les nouveaux appareils et véhicules
- Mesures de sensibilisation et d’informations (électricité et production de chaleur)
- Adoption de la stratégie Réseaux électriques
- Investissement en faveur de la recherche énergétique

2e voie : énergies renouvelables

De nombreuses possibilités s’offrent aujourd’hui pour pallier l’apport électrique des centrales nucléaires ; le développement des nouvelles énergies renouvelables promet un approvisionnement sûr et indigène d’énergie.

- Energie hydraulique autochtone, 60% de l’approvisionnement national.
- Soleil (photovoltaïque et thermique)
- Vent (éolien, mini-éolien)
- Biomasse
- Bois (centrale à bois de chauffage)
- Sous-sols (pompes à chaleur)

Et le Valais dans tout ça ? me direz-vous. Et bien je répondrai qu’il est grandement temps pour notre canton de s’unir autour de projets rassembleurs, voués au bien commun et mettant en valeur les qualités qui, depuis un certain temps, nous font défaut : audace, astuce, honorabilité, intuition et discernement.

Cette votation est un moment charnière pour notre canton ; les électeurs peuvent aujourd’hui donner un signal fort à leurs édiles en acceptant massivement l’initiative à la sortie programmée du nucléaire le 27 novembre.

Voilà précisément pourquoi le Valais peut et surtout doit devenir le canton démonstrateur en ce qui concerne la stratégie énergétique 2050 de la Confédération :

- La LAT et la Lex Weber brident les constructions, soit ! Soyons plus malins et encourageons l’industrie et les particuliers à rénover.
- Le Valais est le canton le plus ensoleillé de Suisse ; utilisons cette ressource qui ne nécessite ni transport, ni stockage, ni dépendance à des fournisseurs extra-nationaux pour inonder la Suisse d’énergie photovoltaïque « made in Valais ».
- Le parc éolien peut et doit être agrandi. Que l’on ne se trompe pas, il n’est pas nécessaire de faire pousser des champs d’éoliennes comme on en trouve en Allemagne ou en France ! Travaillons au développement du micro-éolien.
- L’énergie hydraulique fait notre force ; sachons capitaliser sur nos barrages, en reprendre les rênes et exploiter notamment les centrales au fil de l’eau dans notre fleuve et nos rivières.
- Nos forêts sont immenses et plus du tout exploitées, voire nettoyées. Créons des centrales à bois efficientes pour chauffer les ménages valaisans.
- Nous avons la chance de compter pas moins de deux instituts de recherche en matière énergétique dans notre canton (EPFL Valais, HES-SO Valais-Wallis) ; donnons aux chercheurs plus de moyens pour innover.

Bien sûr, ces projets ont un coût que nous devrons assumer, mais je préfère personnellement payer des impôts pour que l’ont créé des places de travail durables dans le domaine des énergies renouvelables, que de perdre du temps à trouver comment contourner la Lex Weber ou la LAT. Je préfère regarder devant que de pleurer sur ce qui est derrière.

Notre canton souffre, ses caisses sont vides, le moral de ses citoyens au plus bas à la suite d’affaires toutes plus abjectes les unes que les autres, mettant en scène les plus bas instincts de l’homo politicus.

Il serait temps de penser à une transition pour notre canton, et celle-ci peut avoir lieu en même temps que cette transition énergétique que j’appelle de mes vœux, assurant des emplois durables et un environnement préservé pour le futur.

Bonjour chez vous !

 

Image : https://it.wikipedia.org/wiki/File:Folie4.jpg

Commentaires : 15

  1. Je doute que le titre de votre article soit bien approprié. Peut-être la folie des grandeurs pour les initiants de la votation sur la sortie du nucléaire. Avant d’en venir au vif du sujet, quelques compléments et rectificatifs par rapport aux différents éléments mentionnés :
    La comparaison avec la Californie est ici franchement déplacée. Le contexte énergétique américain et californien est très différent du nôtre.
    Industrie du nucléaire obsolète: à l’heure actuelle, plusieurs dizaines de nouvelles centrales nucléaires sont en construction dans le monde. Obsolescence pas pour tout le monde. Pour rappel, les centrales nucléaires ne dégagent pratiquement pas de CO2.
    Sauf erreur, la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération limite la durée d’exploitation de nos centrales à 60 ans. Leurs jours sont dès lors comptés.
    Efficacité énergétique: un peu facile de dire que notre pays et nos institutions n’en font pas assez (avant de dépenser de l’argent, il faut créer de la valeur !). La qualité des bâtiments en Suisse est globalement bonne en comparaison internationale. Même si les incitations financières sont parfois un peu pingre (je le conçois) pour l’assainissement des bâtiments, de nombreux travaux ont lieu. Certains complexes d’habitation de plus de 50 ans (p.ex. La Matze à Sion) sont démolis puis remplacés. L’industrie fait également des efforts (c’est également dans son intérêt $$$). Au niveau de la recherche énergétique, le mouvement est en marche avec les écoles polytechniques fédérales et les antennes créés en Valais. La branche de l’énergie va connaître une formidable révolution ces prochaines années (réseaux et compteurs intelligents, smart grids, domotique…).
    Au niveau des énergies renouvelables, le développement de l’éolien dans notre pays est mort (il suffit de regarder la réalité en face et suivre l’actualité). De nombreux projets n’aboutiront jamais à cause des oppositions de plus en plus nombreuses (riverains, population locale, organisations environnementales…). De plus et malgré la RPC dont bénéficient les parcs éoliens, ceux-ci ne sont souvent pas rentables pour les investisseurs comme pour les éoliennes du Nufenen. Le géothermie profonde est également morte. Les précédents forages ont déclenché des séismes non négligeables à Bâle et St-Gall. Quant au solaire et photovoltaique, effectivement il y a du potentiel dans notre beau canton. Par contre, contrairement à ce que vous dites, les problèmes de stockage, de transport et de dépendance sont bien réels. Avec l’éolien il s’agit d’énergies dites aléatoires. Les conséquences sur les réseaux de transport sont nombreuses et onéreuses. De plus, de nombreuses centrales conventionnelles (hydroélectriques ou à gaz) doivent rester en attente en cas de besoin. Que se passe-t-il un jour sans vent et sans soleil ? Il faut demander aux opérateurs de réseaux électriques en Allemagne ! Bien sûr que le Valais a une superbe carte à jouer avec sa production hydroélectrique mais là aussi les barrières sont nombreuses. Indépendamment des problèmes (momentanés) de rentabilité de nos aménagements dus au surplus de kWh en Europe, tout nouveau projet de moyenne ou grande hydraulique n’a pratiquement aucune chance d’aboutir (oppositions du WWF, Pro Natura, ATE, Office fédéral de l’environnement, riverains…). De plus, les débits résiduels de plus en plus importants imposés aux exploitants font que la production d’origine hydroélectrique va en diminuant.
    Quant à la sortie précipitée du nucléaire, il n’est techniquement pas possible de compenser à court terme env. 15% de la production totale de kWh sans en importer de l’étranger. Selon l’opérateur national Swissgrid (réseau très haute tension), les capacités de transformation 380/220 kV sont actuellement insuffisantes aux frontières. La centrale de Mühleberg fermera ses portes en décembre 2019. Pour Beznau 1, à l’arrêt forcé depuis de nombreux mois, sa remise en service est très compromise. Pour les autres, il faut considérer les très importants investissements consentis pour continuer l’exploitation et garantir la sécurité. Ces investissements et une certaine rentabilité doivent être garantis. En cas d’acceptation de l’initiative le 27 novembre prochain (dont l’application est plus qu’aléatoire compte tenu des risques juridiques), notre pays importera en partie du kWh provenant du charbon allemand polluant (env. 40% de la production totale d’électricité chez notre voisin du nord), celui-là même qui contribue à l’effondrement des prix en Europe et à mettre à genoux nos centrales hydroélectriques propres. Belle hypocrisie. Ne succombons pas aux sirènes angéliques et extrémistes des Verts car la mort du nucléaire en Suisse est programmée dans les 15 à 25 ans à venir.

    • Qu’est-ce que l’intelligece d’un compteur? En quoi l’appareil de mesure peut-il influer sur la consommation d’énergie?

      • Les compteurs intelligents (smartmeters) font partie de la stratégie smartgrid européenne 2020 (objectifs : 80 % des consommateurs) visant une mise en réseau des informations énergétiques (Smart Grid). Les arguments bien mis en avant sont : la COP21, la transparence énergétique, une démocratie cognitive et surtout une diminution de la consommation énergétique. Dans les faits, l’Italie a déployé ces nouveaux compteurs pour 98 % des consommateurs, résultats : pas de diminution de la consommation, mais un licenciement des releveurs, une meilleure facturation et une traque des fraudeur (problème fréquent en Italie). De plus, les projets pilotes en Suisse n’ont pas réussi à prouver une efficacité des smartmeters en terme de diminution de la consommation.
        Il est donc très surprenant de voir ces smartmeters défendue à 400 % par nos institutions (universités, epfl, HES…) et les grands distributeurs. On retrouve les défenseurs de smarmeters : dans les partisans et opposants de l’initiative pour sortir du nucléaire (stratégie énergétique 2050)
        De plus, cette technologie est concernée par le Big Data et les problèmes d’actualité avec la sphère privée, avec une concurrence déloyale (qui a accès à ces données, quel marché ? ) et avec la spéculation du smartmarket. Autre noeud de conflit: un rayonnement électromagnétique potentiellement cancérigène selon l’OMS car ces compteurs émettent de nouvelles ondes sur la totalité de l’installation électrique de la maison (pas uniquement à proximité du compteur). Alors déjà que les quelques riverains et associations s’opposent avec succès contre les éoliennes et les lignes à très haute tension : je vous laisse imaginer l’opposition à venir face à un déploiement général de cet « électro-smog » dans tous les ménages.. Quelle baratin ! Franchement de plus en plus ridicule cette nouvelle vague de pollueurs à casquette verte.

  2. Complément sur l’industrie automobile: avec les taxes sur le CO2, les constructeurs automobiles produisant des voitures puissantes et de prestige comme Porsche (voir article dans le Temps du 3 novembre) sont contraintes de compenser ces taxes par des nouveaux modèles hybrides ou électriques. Il y aura même ces prochaines années un modèle hybride de la mythique 911.
    Tesla, le constructeur américain, a osé ce virage il y a déjà quelques années. L’avenir nous dira si le pari aura été gagnant.
    Au niveau de la compétition automobile, de nombreux constructeurs prestigieux se retirent des grands championnats traditionnels (F1, Endurance, Rallyes) pour se concentrer sur le nouveau championnat des Formules E (électriques), dominé par l’Aiglon Sébastien Buemi.
    Certains pays comme la Norvège et la Suède évoquent même l’interdiction totale des véhicules à moteurs thermiques (essence et diesel) dans les 10 à 20 ans à venir. La révolution électrique est en marche. Ne restera alors plus que les circuits automobiles pour apercevoir quelques bons vieux moteurs thermiques…

    • Les moteurs électriques remplacent aisément les moteurs thermiques pour le transport. La question qui reste, est quelle source d’énergie pour fabriquer cette électricité.

  3. Donnez-l’exemple! C’est tellement romantique: on se chauffera les mains aux bougies en hiver…Afin qu’ils puissent montrer leur bonne foi, on recommande que tous les membres des partis politiques en faveur de l’inititiative pour la sortie du nucléaire commencent ar donner immédiatement tous leurs smartphones et leurs ordinateurs/tablettes en recyclage, ou au moins les jettent à la poubelle s’ils ne sont pas de vrais écologistes pour montrer la voie en prévision de la réduction d’approvisionnement drastique et obligatoire suite à la fermeture des trois centrales nucléaires Beznau I et II plus Mühleberg, imposée pour 2017 par la dite initiative. C’est que l’Internet, ses services et son utilisation consomment 8% de l’électricité en Suisse (soit grossièrement 5000 GWh/an), ce qui est l’équivalent de ces trois centrales nucléaires. En effet, chacune d’elles arrive à fournir un petit peu plus de 1500 GWh/an). On peut avoir bien marre des gens qui disent « faites comme je vous dis mais pas comme je fais », lorsque le réchauffement planétaire bat des records. Qui sont-ils pour lancer des diktats pareils lorsqu’ils ne montrent pas l’exemple à suivre en baissant visiblement et à la vue de tout le monde leur consommation d’électricité en prévision de l’acceptation de leur propre inistiative?

    • Dans les 8% il y a probablement tout le secteur tertiaire, donc c’est de la production; et non pas nos quelques téléphones, tablettes et ordinateurs. Et lorsque vous dites de jeter ou recycler, pensez-vous que cela n’est pas de la pollution surajoutée à celle nécessaire à leur fabrication. Ce n’est pas en éteignant la lumière et nos radio/tv/etc que les centrales nucléaires ne sont plus nécessaires. Le CERN consomme plus d’électricité que tout le canton de Genève.

    • Docteur, la sagesse serait de reconnaître qu’entre le retour aux bougies et vivre en T-shirt la bonne mesure existe.

  4. Bien que la centrale de Beznau -refroidie par eau pressurisée- soit plus sure que celles de Tchernobyl et de Fukushima -refroidies par ébullition-, Beznau est a 40km de Bâle et de Zurich. Et elle est la plus vieille du monde. Un très peu probable accident ou un attentat paralyserait notre économie pour plusieurs mois. Le Valais devrait accueillir les réfugiés de la Suisse du Nord.

    Les déchets nucléaires s’empilent sans qu’on n’ait trouvé de solution a long terme pour leur stockage.

    Remplacer 15% de notre production énergétique n’est certainement pas impossible. Fermons nos centrales nucléaires le plus vite possible. Investissons dans le solaire et l’éolien soit en Suisse soit a l’étranger, en partenariat avec les fournisseurs européens électricité.

    Nos industriels sont créatifs, et très capables de s’adapter si le peuple et le parlement changent les règles. Votons oui.

  5. Il est peut-être possible de remplacer 15% de nucléaire par de l’éolien et du photovoltaïque qui délivrent une énergie de piètre qualité puisque aléatoire. Il ne faudra pas oublier d’installer des centrales électriques à réaction rapide (gaz, pétrole, charbon ?) pour pallier l’absence de vent et/ou de soleil et probablement tirer de nouvelles lignes HT (ou construire les centrales d’éoliennes et PV sur le site des centrales nucléaires désaffectées ?). On peut aussi fermer les yeux et importer de France (nucléaire) et/ou d’Allemagne (charbon, lignite)… Tout est possible mais évitons la précipitation proposée par l’initiative.

  6. C’est formidable d’élever le débat sur la sortie du nucléaire. Tout le monde veut des éoliennes, mais pas devant sa fenêtre. Réguler le nucléaire ne veut pas dire tirer la prise tout de suite. Mais, à première vue,on ne connaît pas encore de manne céleste qui tomberait sur appel pour tout faire arrêter. Prenons cet exempe : dès ses origines, l’humain a dû d’abor se nourrir pour vivre. D’abord nourri par sa mère,d evenu adulte, il a dû apprendre à se déplacer lui-même pour chercher sa nourriture. Les temps ont bien changé. Mais est-ce un comportement d’adulte que de demander à d’autres de m’apporter ma nourriture sans rien en échange.? Ou est-ce un caprice d’enfant? Toute ressource doit bien venir de quelque part ou de quelqu’un. On ne croit pas aux cadeaux du ciel. Toute personne a le droit de vivre, mais aussi le devoir de veiller elle-même (tant que possible), au minimum. Alors, est-ce que tous les gens seront d’accord de se priver d’énergie pour leurs plus, plus de besoins personnels. Aristote avait dit que le progrès c’est bien, mais c’est mieux quand il est partagé par tous..

  7. Il y a 40 ans j’ai demandé à un proche ( ing. EPFZ actif dans la construction nucléaire) que faire des déchets, quel avenir ? Sa réponse : tout ceci seras réglé dans 20 ans grâce au remplacement de la fission par la fusion. Il y a 30 ans un gros problème à plus de 2000 km de notre pays a engendré que nous ne consommions plus de produits cultivés en pleine terre, plus de lait frais / past, plus de poissons du lac de Lugano. Il y a plus de 5 ans une catastrophe imprévisible (comme Mattmark, il y a plus de 50 ans ) c’est produite… A la différence ; que beaucoup de ceux qui ont enterrés les victimes au Japon en sont mort à l’inverse de ceux qui dans leur souffrance de Mattmark ont pu rester dans leur pays et le reconstruire. Il y a de grandes différences entre les catastrophes engendrées directement par la nature et ceux favorisés par l’homme. Comment commercialiser un raclette lait cru AOP, des fraises, des abricots, du raisin, du pain et du vin etc…, même
    légèrement irradié,  par un petit incident à 150 km… ?

  8. Axpo demanderait 4,1 milliards d’indemnisation en cas de l’acceptation de l’inititative « Oui à la sortie programmée du nucléaire ». Il s’agit d’un chantage inadmissible en vue de manipuler l’opinion publique quelques semaines avant la votation. Le montant articulé est purement fantiaisiste, car il spécule sur le prix futur de l’électricité! Cette entreprise appartient entièrement aux collectivités publques, qui seraient les premières à passer à la caisse en cas d’accident. Les cantons actionnaires des centrales nucléaires doivent cesserd’être schizophrènes. ceux-ci doivent-ils arrêter de soutenir une source d’énergie dépassée ou s’engager résolument en faveur de l’efficience énergétique et des énergies renouvelables. L’énergie nucléaire produit 42% dans notre pays. La production actuelles d’énergie des éoliennes suisses est à 0,2%.C’est conparable à l’idée, aussi loufoque, de remplacer des méga-camions de 40 tonnes par des vélos! Alors, n’y-a-t-il pas quelque chose qui cloche ?

  9. « Au terme de la durée d’exploitation des centrales nucléaires suisses, quelque 100’000 m3 de matériaux radioactifs devront être gérés de manière sûre. D’ici là, les déchets sont stockés dans des entrepôts en surface bien sécurisés. » Un beau cadeau pour les générations futures, la jeunesse est consciente que la Planète que nous leur léguons est totalement polluée, spoliée; toutefois vous voulez poursuivre avec la production nucléaire qui est un système de mensonges total : que faites-vous de l’énergie nécessaire (extraction, transport) à la production des matériaux nécessaires à cette énergie de mort, construction/destruction de centrales, etc.
    Evoquer le fait que l’énergie nucléaire ne crée pas de CO2 est un scandale, alors que c’est l’énergie qui exige le plus pour produire le moins mais en continu; nous ne pouvons rayer tous les facteurs nécessaires à sa production jusqu’à la destruction des centrales et à l’entreposage des déchets radioactifs.
    Les centrales nucléaires en Suisse fournissent uniquement de l’électricité, dont la consommation est de 25,1% de la consommation totale d’énergie. Nous pourrions réduire notre consommation, mais encore faut-il le vouloir, l’encourager réellement et concrètement; ce qui n’est pas l’objectif des exécutifs du pays, bien au contraire; ils s’intéressent à leurs conseils d’administration et à ce que cela leur rapporte financièrement. En plus des multiples possibilités de baisses de consommation, personne ne parle du solaire thermique qui permet de produire de la chaleur et donc non seulement est moins polluant dans sa production que le solaire photovoltaïque (matières premières toxiques et exotiques), mais il est stockable sur place, jour et nuit, il chauffe habitations et eau, de surcroît il éviterait de consommer grâce à des radiateurs électriques, Et que penser des nombreuses habitations/commerces inoccupés la majorité du temps et pourtant chauffés. Non seulement nous ne pensons à économiser les énergies, tant elles sont peu coûteuses, mais en plus nous les gaspillons à outrance.

    https://www.uvek.admin.ch/uvek/fr/home/energie/strategie-energetique-2050/graphiques.html

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