LA RUBRIQUE DE LA FILLE PRESQUE PARFAITE (51)

img_6867Le journal Le Temps du samedi 19 novembre relatait l’histoire d’un couple de Français, lui médecin retraité et elle, infirmière de formation, tous deux reconnus coupables d’infractions à la loi sur les produits thérapeutiques. En effet, la vente de matériel divers (patchs, bâtonnets, etc.) à visée thérapeutique énergétique leur a permis de s’enrichir sur le dos de personnes souffrant de maladies relativement graves (sclérose en plaque, hépatite, VIH,…) en leur promettant des effets quasi miraculeux, sans traitement médicamenteux. Le risque majeur étant que ces patients cessent leur traitement habituel, médicalement reconnu.

 

Je ne cautionne pas ce genre de procédés, loin de là ! Et j’émets beaucoup de doutes quant aux techniques proposées par ce couple pour ce type de maladies.

Ayant eu récemment l’occasion d’assister à une conférence donnée par un médecin reconnu très compétent, ce dernier a mis en évidence l’abus de médication qui sévit dans notre société actuelle. Entre l’automédication devenue monnaie courante et les prescriptions médicales non indispensables, nous consommons ces précieux de façon habituelle, sans prendre en compte l’impact réel de ces substances, qui pour certaines, peuvent être qualifiées de drogues. L’abus est malheureusement bien trop fréquent, bien qu’on puisse comprendre le fait que personne ne souhaite vivre dans la douleur alors qu’il existe des moyens d’y remédier de manière aisée.

 

Les personnes souffrantes recherchent constamment des moyens d’améliorer l’état de leur santé, autant physique que mentale. Tous les moyens sont « bons » et les traitements proposés par la médecine allopathique sont parfois jugés insuffisants par les patients qui essaient donc d’optimiser leurs effets en associant d’autres thérapies à celles déjà en cours. L’idée n’est, somme toute, pas mauvaise, puisqu’en médecine allopathique, on traite généralement les symptômes, mais pas assez souvent la cause et c’est souvent la complémentarité de diverses prises en charge qui mènera à un rétablissement plus rapide et plus profond.

 

La complémentarité, c’est à mon sens, le « maître-mot ». Certaines pathologies n’affectent pas le malade seulement sur un plan unique et, le traiter sur un plan unique est bénéfique, mais pas optimal. La collaboration des différentes approches est donc nécessaire, mais elle doit se faire avec la plus grande prudence. Le patient est le seul juge apte à déterminer ses besoins réels, mais n’ayant pas toujours confiance en lui, il préfère s’en remettre entièrement à un tiers et c’est à ce moment que les choses peuvent prendre une tournure dangereuse.

Dans tous les domaines, que ce soit dans le registre de la médecine allopathique ou des médecines complémentaires (ou dites douces), il existe des professionnels de la santé bienveillants, de bon conseil et qui souhaitent uniquement améliorer l’état de santé de leur patient. A l’inverse, il existe également une ribambelle d’imposteurs souhaitant essentiellement s’enrichir sur le dos de malades crédules, prêts à exécuter les ordres de leurs sauveurs sans réflexion aucune.

 

Notre système de santé suisse est bien loin d’être parfait, mais il procède à un contrôle régulier des thérapies diverses en mettant un frein à certaines méthodes peu orthodoxes. Ceci confère une image sécuritaire des thérapies reconnues et je ne vais pas le contredire.

Il est, en effet, plutôt rassurant de savoir que le système exige des formations sérieuses et que le praticien à qui nous confions notre santé est en possession des compétences nécessaires pour nous aider.

Mais j’aimerai vous rendre attentif à une chose : accorder sa confiance à un praticien de la santé est donc inévitable puisque nous ne possédons pas forcément toutes les connaissances nécessaires dans ce domaine, mais accepter ou non un traitement reste notre responsabilité.

Choisir le chemin que l’on souhaite emprunter est de notre ressort et être acteur de sa guérison est notre travail. Il paraîtrait que tous les chemins mènent à Rome… je ne vais pas extrapoler ceci pour l’appliquer au monde médical, mais simplement vous faire remarquer que les solutions sont multiples et que lorsque vous avez les cartes en mains, c’est à vous de choisir le jeu.

 

Soyez juste attentifs à vos partenaires : qu’ils possèdent les qualifications requises (1), la bienveillance nécessaire (2) et qu’ils soient sur la même longueur d’ondes que vous (3).

Le premier est facilement vérifiable auprès des organismes compétents, le deuxième est rapidement évaluable par vos soins et le troisième nécessite parfois quelques ajustements de part et d’autre, mais il est réalisable et nécessaire pour une bonne prise en charge.

 

Bon…je me lance à ma manière : pour braver les virus de l’hiver, je vous recommande la lecture de l’1Dex Mag dès le 1er décembre à raison de 3 pages par jour (matin-midi-soir), thé de thym miel/citron dans la main gauche, écharpe imbibée d’absinthe autour du cou (il est strictement défendu de la suçoter) sans oublier 1 CS de bonheur chaque heure. Avec tout ça, vous allez « pétez le feu », ça ne fait aucun doute…