AFFAIRE BERNARD NICOD. DU BOUILLONNANT A LA VAMP

Selon Le Nouvelliste du 5 janvier 2017, l'adjectif approprié qualifiant Bernard Nicod est bouillonnant. Le promoteur immobilier est donc selon le NF un homme en effervescence et qui s'agite.

 

L'homme ne dément pas être bouillonnant et en effervescence. Il dément en revanche avoir été l'auteur d'une atteinte à l'intégrité sexuelle commis sur une apprentie.

 

La jeune femme, lit-on dans le quotidien préféré des Valaisans répondrait au sobriquet de "vamp" dans les couloirs de l'entreprise de promotion immobilière.

Les actes de harcèlement et d'attouchements sont extrêmement nombreux dans le monde du travail, raison pour laquelle les tribunaux, avec une constance qui force le respect, les ignore, les sous-estime ou les considère comme dénués de rapport de causalité avec les dommages ultérieurs, pris en charge non par les responsables, mais par les assurances sociales ou les victimes elles-mêmes.

 

La stratégie du patron dégradant est toujours la même, il dément. En état de puissante impunité, il pourra tout au plus regretter une "petite tape amicale". Comment en effet y aurait-il pu y avoir agression dès l'instant où il n'y a pas de mur libre dans le bureau présidentiel contre lequel aurait pu être plaquée la fausse victime.

 

Le signifiant "Vamp", décrivant la prétendue menteuse, a été avancé au journaliste par le grand chef de l'entreprise. Que voilà un gentleman et un chevalier, qui ne sait peut-être comment est définie la vamp dans Wikipédia :

 

"Le terme vamp (dérivé de vampire) peut désigner :

 

  • Une femme fatale, dont le pouvoir de séduction est la cause de la perte de ceux qu'elle séduit, un peu à la manière dont un vampire épuise ses victimes tout en les attirant de manière irrésistible.

 

La cause de la dérive du mâle n'est pas alors à rechercher dans la pulsion masculine, mais dans l'acte de séduction de l'épuisante inspiratrice.

 

On sait aujourd'hui avec certitude que Bernard Nicod ne se laisse pas tenter par une femme vampire, puisque cette vamp n'a provoqué chez lui qu'une malheureuse "petite tape amicale".

 

En effervescence, un homme bouillonnant qui s'agite peut usuellement plaquer une vamp contre un mur. Mais Bernard Nicod, irrésistible dans sa fonction de capitaine d'industrie immobilière, n'agresse, ni n'attouche, tout au plus peut-il user de la "petite tape amicale", un signe d'affection occasionnel, précédant certainement une augmentation salariale mesurée.

 

Faut-il être dément pour ne pas comprendre que le démenti ferme de tout acte d'attouchement n'est que la lutte du bon chrétien âgé contre toute tentation d'obtention d'un léger gémissement obtenu par la grâce d'un mur de bureau décoré par une fresque vampirisante.

 

Et que le Valaisan, catholique ou musulman, n'oublie surtout pas que Bernard N. et Bernadette N., le prévenu et la vamp, sont tous deux présumés innocents.

 

Bonjour à tous les procureurs qui ne lisent pas la culpabilité d'une vamp dans le mouvement de sa pupille droite !

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