VALAIS. VOULONS-NOUS UNE JUSTICE SANS VIE ?

Nicolas Dubuis, actuel procureur général du canton du Valais, par la grâce de l'inimitable Joseph Pitteloud, que certains désignaient sous le sobriquet alternatif de "shérif", a été désigné au début des années 1990 en qualité de juge d'instruction cantonal spécialisé dans les affaires économiques. 

 

Yvan Aymon, président de l'IVV, a rappelé dans le NF du  17 février, que le procureur extraordinaire Dick Marty avait relevé - pour disculper le magistrat de Savièse de l'élément intentionnel de l'infraction d'abus d'autorité - son "manque d'entrain" et sa "gestion insuffisante de la procédure". Il a oublié un reproche supplémentaire qui a été adressé par Dick Marty à Nicolas Dubuis, devenu dans l'intervalle procureur général (score : 107 à 0), son "excès de précipitation". 

Fixons un peu les choses. 

L'affaire Bey n'est pas traitée par le procureur général. 

L'affaire du Verbiergate, semble-t-il traitée par le procureur général, n'avance pas. 

L'affaire Bornet liée à un haut cadre de l'administration cantonale n'est pas traitée par le procureur général. 

Le Giroudgate est transféré par le procureur général dans le canton de Vaud. 

L'affaire de la commune de Savièse n'est pas traitée par le procureur général. 

L'affaire du notaire Z. n'est pas traitée par le procureur général.

L'affaire du promoteur sédunois et de sa faillite n'est pas traitée par le procureur général. 

L'affaire S. qui "constipe" le MP n'est pas traitée par le procureur général, qui l'a déléguée à son adjoint, qui a été désavoué totalement par le Tribunal cantonal après dix ans d'acharnement.

Dans l'affaire du HC Sierre, Silvio Caldelari attend depuis la Saint-Glin-Glin une décision portant sur sa qualité de partie civile.

L'affaire CC a été traitée par le procureur général qui l'a laissée se prescrire après 15 ans d'attente. 

Dans l'affaire Luca, le procureur général a conclu en la culpabilité du chien !

On dira que le colonel Dubuis est un formidable organisateur. Que voilà un "fait alternatif" pour ceux qui connaissent l'ambiance de travail délétère qui existe à la Rue des Vergers. 

Léonard Bender, prenant à témoin Dick Marty, explique ce qu'il y a lieu de faire : non pas donner des moyens supplémentaires à la justice pénale, mais changer les hommes. Il n'y va d'ailleurs pas avec le dos de la cuillère : "il faut jeter dehors ceux qui n'ont rien à y faire".

Et je vais vous dire un truc, tout simple, pour que la justice valaisanne ne soit pas un oxymore : il faut travailler en équipe et non pas chacun cloîtré dans son petit bocal de certitudes inflexibles. Qui va croire franchement qu'une institution peut fonctionner si le personnel s'y rend la boule au ventre ?

Que faire ? À mon avis, il n'y a plus qu'une option : création par le nouveau Conseil d'État d'une nouvelle équipe à la Rue des Vergers avec des "joueurs" acceptant leur rôle dans l'équipe. Que ferait Pep Guardiola de son meilleur latéral si celui-ci se confinait le long de la ligne de touche alors que les consignes exigeaient un replacement axial ? Il lui demanderait simplement de rejoindre le banc de touche, en laissant le soin aux dirigeants de résoudre les questions financières. 

La justice, c'est le pouls de la cité. Et quand le coeur ne bat plus, il n'y a plus de vie. 

Peut-être certains souhaitent-ils une justice sans vie ?

Bonjour à tous ceux qui se fichent de tout ça !

Post Scriptum pour les "pas étourdis" : dans mon livre "Autogoal !", j'avais posé dans la postface des questions impertinentes. A la justice, un seul mot avait suffi : "quand ?". Quand l'affaire du FC Sion serait-elle finie ? François Mudry, alors président de la capitale, pourtant avocat dit-on, accessoirement amoureux transit de Cri Cri d'Amour, avait justifié son refus de sauver le FC Sion en demandant avant de le faire un délai de six mois pour que la justice puisse enquêter sur l'affreux CC. C'était en septembre 1998 ! Si nous avions pensé une seule seconde que le président de la Ville de Sion pouvait avoir émis une proposition intelligente, il y a longtemps que le club de foot cher à Barthélémy aurait disparu. Je ne crois pas que Nicolas Dubuis et Jean-Pierre Greter comprendront ce que je veux ici signifier. CC, lui, a pigé au quart de tour. Quant à François, il refuse même de prendre l'ascenseur avec moi, mais sait-il encore aujourd'hui que je n'ai jamais été juge d'instruction ? Morale de l'histoire : en route pour la XIVème ! Dans l'espoir que Cri Cri d'Octodure puisse inviter à la prochaine choucroute tous ceux qui ne travailleront plus au ministère public (oui, oui, je sais, il faut avoir le cerveau bien en place pour tout piger du premier coup, mais faire travailler ses neurones, c'est bon pour tout le corps).

Commentaires : 13

  1. Vivement une justice astrale où seraient livrés sous le regard louche de la Catherine, moult combats de coqs aux relents de jacqueries d’ avant ce siècle.

  2. 15 ans de prescription, c’est au moins 3x trop long. Un jugement après 5 ans devrait être obligatoire. S’il n’y a pas de témoins ni de preuves durant les 2 premières années d’instruction c’est mort. D’un autre côté il y a un budget illimité à cramer alors on va pas se presser les copains. C’est comme la guerre en Afghanistan , même Ben Laden mort ils ont continué à bombarder, le budget illimité était voté alors pourquoi pas continuer. Ceux qui votent le budget illimité devrait aussi voter pour une connerie qui elle, devrait avoir une limite.

    • Vous dite les 2 premieres années, c’est trop naif,dans un dossier penal il y’a eu des temoignages accablants,une expertise ou les prevenus sont montrés du doigt des les premieres mois de l’instruction par un juge . ce dossier est transmis au Ministere public,qui l’a mis sous surveillance a l’abris de tous
      Ce dossier a duré 7 ans,pour etre jugé en premiere instance sans temoins a la barre malgré leurs convocations
      sans expertise judiciaire rejeteé ,contairement aux prevenus,le justiciable n’a jamais eté entendu au cours de l’instruction,ni les temoins.
      Devant le tribunal de police le Procureur décide de retirer son accusation,le juge fabrique le doute profite a l’accusé,les prevenus sont blanchis et indemnisés.Pas un seul mot ou motif pour le justiciable,l’etat de droit a eté respecté a la lettre,nous somme en suisse non?

  3. Ca parle beaucoup au sein de la Justice valaisanne. Et plus ça parle… plus j’aime mon chien.

    Certaines parties civiles de l’affaire « SB », « Hesse Bey » dans ce média (deux, en tout cas) sont moins gentilles qu’il n’y paraît.

    Un article de presse avait parlé de ces deux oies blanches en son Temps. Il avait fait tellement de bruit que le Procureur avait interdit à tout le monde (sauf à SB) d’ouvrir la bouche et de communiquer avec les médias.

    D’une part, une des deux oies blances a réussi à mettre main basse sur le groupe de sociétés de SB, en entubant du même coup tous les autres lésés.

    On dit ça et là que l’autre oie blanche, encore plus farcie que la première, aurait des soucis avec la justice dans une affaire fiscale et de droits de douanes sans aucun précédent en Suisse (1 milliard de francs suisse environ en tableaux d’arts soustraits au fisc !!).

    En plus, cette Dame habite une commune qui lui a accordé un forfait fiscal à quelque 20’000.- par an, alors qu’elle en aurait payé (sans forfait) plus de 4 millions de francs toutes les années (depuis plusieurs décennies)!!

    Un avocat serait dans le coup jusqu’au cou et qu’il aurait même été entendu par la police, très longuement.

    On dit encore que cette dame est très copine avec un président de commune, qui aurait même encaissé des commissions mirobolantes pour la présenter à la société de gestion de fortune de SB… Une commission encaissée par un élu pour qu’il pèse de tout son poids d’élu, ça ressemble furieusement à autre chose !!!

    Mais des « soucis avec la justice » suppose qu’il y ait une justice !

    L’affaire, confiée par la justice fédérale au Ministère public valaisan, serait bottée en touche par le procureur en charge de l’affaire SB. Débordé ? Instructions données de laisser tranquille certains notables ?

    On nous promet un scandale qui dépasserait de beaucoup l’affaire SB… et dans laquelle celle-ci pourrait même se retrouver noyée.

    Pour cela, il faudrait que quelqu’un veuille bien se bouger.

    Mais avec tous ces copinages entre puissants, c’est pas gagné.

    • En 2017 ca vas changer si les valaisons seront solidaire,rien que pour le valais,car une justice politsé ne peux etre justice,la politique des ami(es) ne peux etre que tromperie.
      Et si le contraire se produira,je serai de nouveau roi,le maitre de la justice de la politique,c’est moi qui dérige qui juge,c’est moi qui reigne a vie.
      Donc gare aux fraude, et surtout le fraude légal,c’est pire qu’un tremblement de terre dévastateur

    • « Nous n’avons pu que constater l’incurie du ministère public du canton du Valais dans ces 2 affaires. Je pense qu’en Suisse il n’y a que chez nous qu’une telle situation est possible. »

      Effectivement, dans ce contexte, on hésite parfois à dénoncer auprès de la justice valaisanne certains agissements, alors que dans un autre canton ces affaires n’échapperaient pas à la justice.

      Le problème en Valais, c’est souvent l’omerta (dans ce genre d’affaires aussi) sans compter le « je te tiens par la barbichette … », en découle une forme de cécité de ceux qui ont perçu l’embrouille et les intérêts en jeu et la finalité.
      Reste le recours aux médias pour dénoncer certaines affaires.

      Un exemple, l’avocat que vous mentionnez et dont on ignore l’identité … du Centre, du Bas ou du Haut-Valais?

      Il faudrait un organe centralisateur qui récolte et regroupe des « agissements malhonnêtes », peut-être des recoupements possibles et des actions concernées pour réagir.

      • Diane.
        Actuellement la maladie de l’injustice des hommes,soit disant les hommes qui occupent notre justice et sa gangrene touche toute la societé de la suisse moyenne,c’est a dire les( Riens)l’ouvrier,le simple le chomeur,l’enfant sans déffence,la femme,l’etranger,ect…ect…
        Que faire alors ?ecirire des commentaires sur l’1dex..! et attendre la délivrance,mais quand ?et qui est capable de rendre cette justice claire et transparente a tous?.la route est longue,l’espoir est nulle,reste le reve,ce reve qui ne se realise pas.donc nous somme que des reveurs et peut-etre a vie,
        L’essentiel c’est que nous croyons en Dieu,toute religions confondus.Amen

          • Ceux qui croient à la réincarnation disent que les opprimés dans cette vie seront récompensés dans la prochaine et qu’ au contraire les bourreaux comme toi Nico feraient bien de profiter au maximum de celle-ci, car ils pourraient bien être réincarné en cafard, tu sais c’est le rampant que tout le monde détestent et veulent écraser du pied.

  4. En fait, la justice. . . . . . non seulement ça ne sert à rien, mais c’est même une nuisance pour l’harmonie dans la Cité !
    Et le législatif et les médias AUSSI d’ailleurs !
    Et le seul utile c’est donc le pouvoir administratif… lequel correspond au langage (chez les humains… comme chez les animaux) et a pour but de prolonger la voix de l’Homme là où celle-ci ne porte plus, dans le cadre de la gestion des interactions (ridicules pour le 99% d’entre elles) que l’humain (grégaire et mentalement déficient par nature / une erreur de la nature) a mises en place.
    Dont acte (il n’y a qu’à voir l’état du monde… (en état d’agonie))

    PS: Et si la Justice disparaît, avocats et juges deviendraient de supers administrateurs… à la place des cloches en place en ce moment et qui n’ont pout tout bagage de compétences que d’avoir appris à taper à la machine à écrire il y a 50 ans ! Court mais bref ! euh non, comment on dit: Dur mais juste ! Voilà

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *