Affaire des costumes : Fillon dénonce les journalistes qui « fouillent ses poubelles »

(PAR SUD-OUEST)

 

François Fillon s’est fait offrir des costumes de luxe. Il dénonce ce lundi une "chasse à l’homme"

François Fillon a confirmé dimanche qu’il s’était fait offrir récemment deux costumes d’une valeur de 13 000 euros, comme l’a affirmé le Journal du Dimanche, tandis que des élus socialistes se sont demandé si ces dons avaient été déclarés au déontologue de l’Assemblée nationale.

"Et pourquoi pas mes caleçons ?"

"Je suis aujourd’hui la cible d’un tel nombre d’attaques que je ne peux pas ne pas considérer qu’il y a une forme de chasse à l’homme, une forme de mobilisation engagée contre moi", a déclaré François Fillon ce lundi sur sur Europe 1.

"Chaque jour on descend un peu plus bas dans l’intrusion de ma vie privée". "Pourquoi ? (…) Qu’est-ce qui explique qu’il y ait des centaines, des dizaines en tout cas de journalistes qui fouillent dans les poubelles pour s’occuper de mes costumes, demain de mes chemises et pourquoi pas de mes caleçons ?", a demandé l’ancien Premier ministre.

"Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?", a répondu François Fillon, dans un entretien aux Echos. "C’est ma vie privée, ça ne regarde personne ! J’ai parfaitement le droit de me faire offrir un costume par un ami, ce n’est pas interdit", a-t-il réaffirmé ce lundi.

Selon le JDD, s’ajoutent à cette facture près de 35 500 euros "réglés en liquide" pour de précédents achats au profit de François Fillon chez ce tailleur, pour un montant de près de 48 500 euros au total depuis 2012. "Ca n’est pas exact, naturellement", a affirmé le candidat Les Républicains.

Dans son entourage, on considère que ces cadeaux n’ont "rien de répréhensible" mais qu’il est "totalement extravagant" de soutenir "que certains costumes auraient été payés en espèces", car "aucune maison sérieuse n’accepte des paiements en espèces pour de tels montants".

Penelope Gate : convoqué mercredi par les juges

A quelques jours de sa convocation mercredi par les juges d’instruction en vue d’une possible mise en examen dans l’affaire de l’emploi présumé fictif de sa femme Penelope, cette révélation sur ces cadeaux vestimentaires n’arrange pas les affaires du candidat alors que les sondages d’intention de vote n’envisagent plus sa présence au second tour, le plaçant derrière le duo Macron-Le Pen.

Interrogé par ailleurs sur sa convocation mercredi chez les juges d’instruction enquêtant sur le dossier des emplois présumés fictifs de son épouse, François Fillon a répondu : "on ne peut pas dire que je m’y rende avec plaisir. Depuis le début je ne suis pas traité comme un justiciable comme les autres".

"J’ai dit que si j’étais mis en examen, je ne serai pas candidat, mais à condition que les conditions de cette mise en examen soient normales". "Je ne vais pas déférer aux ordres de ceux qui instrumentalisent la justice en renonçant à ma candidature et en privant la droite et le centre du candidat qui porte leurs espoirs et leurs valeurs"