CONSEIL D’ETAT 2017. COMMENT FORMER LE MEILLEUR CINQ DE BASE

Le coach de basket, après avoir décidé quels sont les meilleurs éléments de son équipe à introduire sur le terrain pour gagner le match, doit répondre à cette question : qui au poste de meneur, de shooting guard, d'ailier fort, de high post et de pivot ? L'entraîneur qui aurait choisi de faire jouer Abdul Jabbar à la distribution aurait probablement été viré après le premier fiasco. Comment donc placer au plus juste nos cinq ténors élus ce 19 mars ?

 

Dans un souci de continuité, on va admettre que le Valais, le coach !, perdra moins de temps s'il reconduit à leur poste respectif les deux brillaments élus, Jacques et EWK. Donc acceptons de confirmer Esther à la santé et aux affaires sociales et Melly aux routes et à la chasse sans nous demander si un homme du banc eût été plus crédible, puisque les éventuels papables ne sont pas même sur le banc.

 

Restent trois hommes pour trois places.

Certains vont f'emblée objecter qu'il est possible d'opérer des réaménagements des départements. Je leur répondrai que ces trois départements sont déjà bien costauds. Tentons donc l'expérience dans cette configuration.

 

Mon critère unique n'est pas le bien-être du candidat, mais le seul souci du canton. Q'est-ce qui est mieux pour le canton du Valais de 2017 à 2021 ?

 

La question principale à résoudre est celle des finances. Qui pour remplacer le meilleur trésorier du pays, qui ne s'est pas représenté devant l'assemblée du PDC ? Les finances étant le noeud gordien du tout, il ne faut pas "se planter" dans ce choix stratégique. Le Valais ne doit être le pigeon ni de la Confédération, ni de ses voisins.

 

Sachant qu'il paraît aventureux de donner les clefs du coffre à celui qui n'a encore jamais tâté le terrain de basket, ayant préféré fréquenter les patinoires, aucun coach avisé ne désignerait Frédéric Favre pour remplacer Maurice Tornay. Alors qui ? Darbie ou Roberto ?

 

Un coach a souvent des visions très subjectives des qualités de ses joueurs. Il tente parfois des combinaisons qui mettent en valeur des qualités méconnues de ses vedettes, celles-ci pouvant même être surprises par le choix tactique de l'entraîneur. Je me rappelle cette finale de championnat du monde de basket au cours de laquelle Tyron Bogues, 159 cm, a défendu contre l'un des meilleurs joueurs serbes de tous les temps, Dragan Petrovic, 202 cm. Les USA l'avaient emporté, le coach yougoslave de l'époque n'ayant pas compris qu'il eût fallu faire évoluer sa star en bas de raquette.

 

Deux éléments font pencher la balance dans le sens de ma proposition :

 

  • Roberto Schmidt s'est illustré au niveau fédéral dans l'énergie
  • Darbellay, dès 2013, a prétendu à la place de Tornay

 

Si l'on sait de plus qu'il y a des arbitrages très importants à gérer en matière de finances, qui nécessitent un homme de qualité ayant de l'"entregent", à l'extérieur et à l'intérieur du canton, j'inciterai Christophe Darbellay à expliquer pourquoi il va, par intelligence, abandonner la formation à Favre et revendiquer les finances cantonales, laissant l'économie et l'énergie à Roberto (un avocat aux finances serait un défi trop risqué).

 

On a bien compris que, tel Messi à Barcelone, ou Jordan aux Bulls, Darbie veut la formation et l'emploi. C'est tout à son honneur. Mais le souci du canton impose qu'il oublie ses envies et se concentrent sur les recettes et les dépenses pour rendre plus forte toute l'équipe. Magic Johnson préférait monter la balle et faire des passes décisives à ses coéquipiers; pourtant, parfois, son coach lui imposait des tâches moins nobles pour faire gagner les Lakers. James Worthy scorait alors d'imparables contre-attaques.

 

Oui, je sais, c'est improbable, Darbie voudra loger au Bâtiment Aymon ! Mais qu'il réfléchisse vraiment à cette suggestion très subjective. Le Valais serait meilleur avec lui aux finances et Roberto en successeur de Jean-Michel.

 

Je concède ici volontiers que Kukoc, aux Bulls, pouvait être aussi brillant en shooting guard qu'en ailier fort, et que Gasol est aussi impressionnant à six mètres que près de la planche. La question, avec Darbellay, devient alors celle-ci : a-t-il, de par son parcours politique, plus à apporter au Valais à la formation qu'aux finances du canton ? Je conçois que beaucoup l'imaginent plus inventif à l'économie qu'à la Villa de Riedmatten. Mais qu'il y pense : sans gagner quelques négociations âpres et difficiles avec les voisins, il n'y aura que peu pour l'économie et la formation !

 

Bonjour à tous les amateurs des jeux dé stratégies !