LA RICHESSE DES NATIONS

(PAR VINGTRAS)

 

Alors que bon nombre de "belles âmes" sans doute désireuses d'obtenir du nouveau pouvoir régalien putatif postes et médailles, chantent les mérites du néolibéralisme total que veut mettre en oeuvre Emmanuel Macron, il me parait opportun de relire Adam Smith, l'économiste des "Lumières"...

Le 9 mars 1776 était publié à Glasgow par Adam Smith, professeur de philo à l'université d'Ecosse, un gros ouvrage intitulé "Recherches sur la Nature et les Causes de la Richesse des Nations". Il y a 241 ans.

Cet austère traité allait fonder la science économique moderne et donner ainsi, à la bourgeoisie qui allait accaparer les rènes du pouvoir politique, un bréviaire pour tous les entrepreneurs de l'ère industrielle.

Adam Smith y fait fi de la tradition médiévale qui prétendait que la société et l'individu étaient subordonnés aux principes divins et à l'autorité d'une hiérarchie nobiliaire. Il est ainsi le porte-parole de la pensée des "Lumières", qui place l'être humain au coeur des préoccupations productives ou commerciales et s'efforce de tisser des liens entre les aspirations individuelles et les comportements sociaux.

Il combat donc farouchement le mercantilisme qui, depuis le XVIIe siècle, était devenu l'obsession d'accroître sans cesse la quantité de monnaie en circulation afin de "fluidifier la vie économique et marchande".

Aujourd'hui, le néolibéralisme, qui est l'un des avatars du mercantilisme, est en train de prendre sa revanche grâce à la communication quasi instantanée de toutes les cotations en bourse, et il ouvre ainsi une voie royale à la spéculation.

Ainsi "la richesse des nations" peut-elle être menacée ou remise en cause à n'importe quel moment, si un oligarque y trouve son profit...

Il serait donc plus raisonnable d'en revenir aux principes édictés par le professeur écossais, au moins dans le but de co-gérer le capitalisme avec de modestes ornières de protection sociale. Le moindre mal !

D'ailleurs la banque Rothschild avait bien compris cela lorsqu'elle est avait prêté 1 million de francs à la Commune en formation afin qu'elle puisse solder les Gardes nationaux.

Gare au macronisme néolibéral !