MEDIALOGUE DANS LA FANGE GENEVOISE

Les médias romands, genevois notamment, se moquent régulièrement des modalités valaisannes de faire de la politique. Mais aujourd'hui, c'est au Valais de se moquer de Genève, de son exécutif et de sa presse dominante, la Tribune de Genève. Un moment inoubliable de combat de chiffonnier à Médialogue ce matin, sur la RTS, a opposé Luc Barthassat, conseiller d'État, au rédacteur en chef de la Tribune de Genève, Pierre Ruetschi.

Nonobstant la brillance de certains mots, le caractère lustré de certaines métaphores et les efforts du journaliste pour que la hache de guerre soit enterrée, l'auditeur romand a perçu toute la haine d'un membre de l'exécutif cantonal pour la presse écrite et tout le mépris - retenu - d'un intellectuel pour un paysan dislexique. Barthossat se dit victime d'un complot, laissant percevoir des traits paranoïdes inquiétants, et Rütschi dévoilant une jouissive satisfaction à faire péter les plombs à un élu du peuple aux nombreux amis sur facebook.

 

Ce moment radiophonique n'a fait que des perdants. Le politique a accepté d'entrer dans un ring de boxe, le journaliste RTS a été éjecté de sa fonction d'arbitre, et le rédacteur en chef a voulu s'extraire de la fange en plongeant dans le fumier. L'auditeur, lui, se sent comme ce fan de foot sortant du stade écoeuré par les cartons rouges et jaunes non distribués par un homme en noir dépassé.

 

Le Valais, sur ce coup, a été balayé par Genève, qui veut prendre le leadership du parti de la décomposition de la démocratie.

 

Un homme politique valaisan, à l'écoute avec moi de Médialogue, a accepté de répondre à une seule question de L'1Dex :

 

  • quel est pour vous le résumé de cette émission ?

 

Sa réponse ne manque pas de saveur pour qui a écouté l'émission, fut-ce comme moi dans un parking à Conthey :

 

  • Hein ?!

 

Bonjour à tous les journalistes du NF et à tous les rédacteurs de L'1Dex, qui pourront dorénavant se rendre à Genève la tête haute et le regard fier !

Commentaires : 2

  1. Comme vous avez raison! , mais Genève est riche et peut se permettre d’avoir des CE de valeur tres moyenne. Ils ne sont pas pris très au sérieux par ailleurs.

  2. Je confirme. Lamentable. J’étais en voiture et j’ai écouté cette émission durant quelques minutes. Excédé par ce qui ressemblait davantage à un combat de coqs dans un poulailler qu’à un débat radiodiffusé, j’ai changé de chaîne.
    Le monde devient fou.

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