LA SEULE QUESTION EN SUSPENS : ROSSINI OU FREYSINGER ?

Le média le plus prisé par les candidats est incontestablement la télévision.

Canal  9 et la RTS peuvent jouer un rôle décisif dans cette élection. Les rédactions des deux télévisions ont opté pour une configuration identique : la RTS a choisi de présenter le duel Stéphane Rossini contre Oskar Freysinger; Canal9 a formé un trio en y incluant, aux côtés de Christophe Darbellay, en arbitre déjà élu, Stéphane Rossini et Oskar Freysinger. A l'évidence, ces décisions rédactionnelles n'ont pas dû plaire à Frédéric Favre et au PLR. Pourtant, elles se justifient pleinement.

Nonobstant son art de la rhétorique sur la question, il est certain que l'écart de quelque dix mille voix entre Rossini et Favre n'est pas a priori de nature à convaincre un journaliste décideur à mettre en évidence un retour possible d'un jeune homme inexpérimenté, quoique doté de diplômes variés dans le champ des ressources humaines et des assurances sociales, après l'obtention d'un CFC distillé en partie par l'entreprise Morand à Martigny.

Les médias ont certainement pesé la chose et délibéré avant de rendre leur verdict. Dans ce contexte, ils ont eu quelque peine à soutenir, s'agissant de la "mise au concours" d'un poste de conseiller d'Etat, que le peuple valaisan, au second tour, pourrait renverser la table, juste pour le fun, rejeter Stéphane Rossini et préférer Frédéric Favre.

Frédéric Favre sait, puisqu'il est dans le champ des ressources humaines, que son curriculum vitae, respectable sans être remarquable, a bien de la peine à être comparé et confronté à celui de Stéphane Rossini. Si la compétence a quelque vertu, - même en Valais -, on peut raisonnablement douter que le peuple puisse privilégier, après une législature aussi catastrophique que celle de 2013-2017, un jeune PLR, dont le parcours politique est au demeurant extraordinairement limité. Si l'électeur PDC arrivait à conclure à la nécessité de donner de la place aujourd'hui à ce PLR, cela signifierait assurément que le Valais a(urait) définitivement abandonné la route des compétences pour plonger dans celle de l'indigence (oui, je le dis, le terme est un peu crû, mais il rimait si bien avec celui, fondamental, de la compétence, que je n'ai pas éloigné mes doigts de mon clavier !).

La décision prochaine du peuple valaisan est aussi à mettre en balance avec le nécessaire remaniement gouvernemental qu'il y aura en 2021. On devine déjà qu'un UDC du  Haut, en l'absence de Freysinger écarté le 19 mars, aura le privilège de remplacer, par la grâce du vote ethnique, la socialiste EWK, et qu'un PLR ambitieux pourrait alors expliquer au peuple valaisan qu'il est grand temps de renverser aussi la majorité PDC à l'exécutif cantonal (la Constituante aura peut-être passé par là !). Et Frédéric Favre, devenu député, aura alors toutes les chances de retourner certains arguments en sa faveur.

Le choix raisonnable - aujourd'hui - n'est pas à faire parmi un trio. La raison dicte de comparer deux incomparables : à ma très droite, Oskar Freysinger, à  ma gauche centrée, Stéphane Rossini.

Le choix rationnel suggéré par Canal 9 et par la RTS est celui offert aux citoyens de décider qui de Stéphane Rossini ou de Oskar Freysinger est le plus apte à fonctionner dans le cadre d'un leadership équilibré et apaisé fondé sur la compétence avérée.

Bonjour à tous les cadres oeuvrant dans les ressources humaines et privilégiant dans leurs critères prépondérants la compétence de leurs candidats !

 

Post Scriptum : Chantal Balet Emery, "consultante" Canal 9, semble assimiler un spécialiste des ressources humaines de la Migros à un entrepreneur chef d'entreprise. Un pas de plus, et le curé de Saint-Martin sera le successeur de Francisco.

 

Commentaires : 23

    • On a connu déjà le cas de Claude Roch.
      D’autre part, au Conseil fédéral, les patrons de l’économie , Schneider-Amman et Blocher n’ont guère brillé comme figure de l’entreprise ou de l’entrepreneuriat

    • Moi aussi, je l’aime bien, le P.S.
      Vous connaissez un chef RH qui se déclare responsable d’un mauvais engagement? Moi pas. Il sera toujours en retrait par rapport aux métiers des entreprises, ceux qui les exercent se savent nettement plus exposés aux risques de l’entreprise que les stratèges des RH. Et un chef RH ne sera jamais moins remplaçable que le chirurgien de l’hôpital Bellesanté, l’ingénieur de Mursolide SA, le chef de chantier de Bâtitout ou le chef des finances de Procton Scramble.

      • moi j’aimais bien le PS aussi, mais ayant expérimenté son éloignement et du monde réel et de la population dans les faits il n’est dès lors que peu possible de lui accorder quelque crédit de nos jours.

        beaucoup de théories en dissonance totale de la réalité et des faits surtout, pas de quoi pavoiser donc.

        les attitudes et les faits contradictoires dénotant d’eux-même du manque de crédibilité

  1. La vraie question en suspens: théorie ou pratique, idéologie ou pragmatisme, bon sens terrien ou masturbations cérébrales?
    Cette forme d’intelligence ne s’apprend pas sur un siège parlementaire, pas davantage dans une quelconque formation en gestion des ressources humaines ou dans un master en leadership. Elle n’est pas davantage une affaire d’âge ou d’expérience dans un exécutif ou de CV. En quoi le fait d’avoir obtenu un CFC dans une entreprise et d’avoir complété son parcours professionnel grâce à la formation continue serait rédhibitoire voire infâmant pour assumer de hautes fonctions et de lourdes responsabilités? , Celles d’un chef d’entreprise ou d’un homme d’Etat,d’un vrai. La capacité à assumer ces fonctions ne se mesure pas seulement au nombre de diplômes académiques mais d’abord à la capacité d’écoute, à la volonté d’enfiler le bleu de travail, au courage et l’opiniâtreté d’aller inlassablement labourer le champ citoyen et l’alléger de ses plus gros cailloux. Jour après jour , sans grand discours idéologiques ni postures théâtrales. Je crois que c’est à ça qu’on reconnaît l’homme d’Etat et en transparence l’homme tout court parce que l’intelligence du cœur ne s’apprend ni sur les bancs d’école ni sur les bancs d’une église, d’une temple ou d’une mosquée…

    Bien le bonjour à tous les détenteurs d’un CFC .

    • Bonjour M.Torello
      Il faut que vous postuliez pour 2021.
      On a grand besoin de gens sensés comme vous!!!
      Belle journée à vous

      • @ capo 68

        Merci pour votre confiance et votre invitation. Ca me ferait déjà 2 voix avec la mienne. C’est un bon début mais ça n’ira pas plus loin. Plus modestement j’ai déjà bien assez à faire avec ma famille et mes collaborateurs pour rendre concrètes mes envolées littéraires. Dans une prochaine vie peut-être…

    • Le problème de Favre n’est pas qu’il ait seulement un CFC, mais qu’il est vraiment un bleu en matière de politique, pour l’instant, malgré une belle campagne, il m’aparaît juste comme un gentil RH. Il sera peut-être prêt dans quelques années.

      Pour le court terme, je préfère voter pour les compétences de Rossini et j’espère qu’elles ne seront pas bafouées sous prétexte qu’il est le 2e socialiste. On veut voter pour un gouvernement efficace, sans le trublion Freysinger. Alors il faut juste confirmer la bonne surprise du premier tour.

  2. merci pour le Rossignol mais il n’a pas été très convaincant hier à Martigny,

    peut-être souffre-t-il du syndrome du coucou ?

    celui qui sait se mettre dans les bonnes places et une fois « assis » ne sert plus grand chose , bien au contraire…

  3. Post Scriptum parfait et si pertinent.

    J’aime aussi le  » à ma très droite, Oskar Freysinger, à ma gauche centrée, Stéphane Rossini » et le subtile dessin de Zeltner.

    Mais je déteste, profondément, celui qui se prête aux jeux honteux de ses coreligionnaires avec la haine qu’ils distillent dans les réseaux dits sociaux et sur leurs affiches.

    Ouste dehors et vite ! C’est notre dernière chance, nous les vraies Valaisannes et vrais Valaisans.

  4. En soutenant Rossini, on affaibli Favre et par conséquence, selon moi, on renforce la position de Freysinger. Le choix final c’est Favre ou Freysinger. Le PDC et certains ex-candidats l’on compris. Et Favre a des compétences plus « larges » que Rossini.

    • Votre recette c’est la meilleure manière de faire arriver Freysinger. Au premier tour les Valaisans ont été beaucoup plus nombreux à voter Rossini que Favre; ce dernier a 10’000 voix d’écart par rapport à Rossini et 8’000 de moins que Freysinger. Appeler à voter pour Favre et non pour les compétences et l’expérience reconnue de Rossini c’est donc clairement faire le jeu de Freysinger.

      • A tous les radicaux qui n’ont pas compris la claque du premier tour…
        Si vous voulez voter Favre, pas de souci, mais votez aussi Rossini… sinon c’est à coup sûr 4 ans de plus avec le Barde…
        Le danger viendra sans conteste de l’éparpillement des voix anti-OF entre radicaux et socialistes… à trop vouloir, ils ne vont rien avoir !

  5. J’avoue, à part mon dernier article « un vote utile » n’avoir été guère prolifique . En revanche, ma surabondante production sur Facebook témoigne de mon engagement en faveur de Rossini. Comme l’illustre très bien le dessin de Mr Zeltner, bien que peut être prometteur, Frédéric Favre n’a guère le profil souhaité pour l’habit de conseiller d’Etat. Je partage entièrement ce qui a été écrit ci dessus.
    Pourtant, je m’interroge. Toutes les personnes PLR, y compris Chantal Balet, qui nous vantent les mėrites du néophyte radical, sont-elles aveugles. Ou comme on le chuchote dans les coulisses ce pied à l’étrier préparerait-il un retour possible de Gichting dans quatre ans.
    Ce dernier, on le sait, a repris les rênes de Zwissig Transport, entreprise familiale, et ne pouvait pas se lancer dans cette reconquête. Alors que dans quatre ans, ce pourrait être plus que probable.
    Lã on pourrait parler d’expérience, d’un profil de chef d’entreprise. Ce serait du réel et pas du fantasme électoraliste!

    • Votre commentaire du 6 mars proposant Philippe ou Marcel au 2ème tour est resté fantasme électoraliste… votre sensibilité PLR sans doute.

      • Mes propos étaient clairs et je confirme que reconquérir le siège PLR ne peut se faire en sortant un candidat d’un chapeau. Seule une personnalité connue, tels qu’auraient été un Maurer ou un Varone par exemple, aurait eu une légitimité.

  6. Vous avez mille fois raison. Le PLR a à nouveau tout fait faux, cette fois-ci, comme lorsqu’il a maintenu le candidat importateur de
    pierres, re
    devenu policier en chef docile au garde-à-vous,
    sur sa liste.

    Aujourd’hui, comme hier, le PLR fait un calcul erroné qui risque fort d’aider à pousser le barde de Saviése dans son siège au Conseil d’État. Lourde responsabilité, qu’il faudra alors assumer.

    Dommage, car je pense que le multipartisme est en Valais comme ailleurs, une urgente nécessité. Les dirigeants du PLR ont pris, avec le tout gentil Favre, un très grand risque.

  7. La soupe à la cinécure Freysinger est inmangeable pour le tourisme ! Alors en bon hôte de maison , proposer un
    stage c est intéressant . Mais sans la grimace , déguisée en rictus d une soi-disant sainte grenouille de bénitier .
    Maria n aurait même pas soupe et croutons en offrandes . Mr Rossini aurait bien une fondue ?

  8. Favre est trop jeune. Favre n’a aucune expérience. C’est un jeune homme inexpérimenté. Curriculum vitae respectable sans être remarquable. Abandon de la route des compétences. Un bleu en matière politique. Un gentil RH. Il n’a pas le profil pour la fonction. Le PLR à tout fait faux.

    À quoi servent toutes ces critiques si Favre n’a de toute façon aucune chance ? Pourquoi tant de haine ? Les potes à Rossini ont la trouille où quoi ? On ne devrait même pas parler de Favre !

    Parlons des deux titans, Oski et Rossini, venus de la Berne fédérale, de leurs grandes compétences, de leurs expériences infinies dans un exécutif, de leurs parcours professionnels, de leurs programmes, des départements qu’ils vont revendiquer, etc…

    Je n’ai toujours pas de réponse à ma question : Stephane et Esther ont enterré la hache de guerre ? Ils s’aiment à nouveau ?

    • Et bien à mon avis…Rossini a endormi à l’ether…. Esther pour mieux la manger et être sûr d’être devant elle au cas ou….Comme un chasseur qu’il est, qui croque sa proie, en faisant croire que le loup à abattre c’est l’autre (OF) mais qu’en fait elle est dans la bergerie.
      De cette manière rien ne sera de sa faute… et mon petit doit dit……que je ne suis pas loin de la vérité

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