TSUNAMI HAUT-VALAISAN CONTRE LA DEMOCRATIE

Thomas Burgener, un Haut-Valaisan du Très Haut-Valais, m'a dit avant le premier tour : "Oskar Freysinger est un candidat choisi par le Valais romand, il n'est pas l'élu du Haut-Valais".

Le Valais a bien interprété les résultats du premier tour que Jacques Melly a parfaitement assimilés : le Haut-Valais, notamment en choisissant le Sierrois qui avait fait campagne pour EWK, a choisi les siens. Vote massif pour Roberto Schmidt, pour Esther Waeber Kalbermatten et ..., certes un peu moins, pour Oskar Freysinger. Le but de l'opération était simple : faire semblant de prétendre à la nécessité d'avoir deux Hauts-Valaisans au Conseil d'Etat pour obtenir, au deuxième tour, une majorité haut-valaisanne parfaite, trois contre deux.

Et le tsunami haut-valaisan de se préparer. Quelques mécènes financent une campagne imprimée d'envergure appelant à voter Oskar Freysinger. Le but de l'opératio  est de ramener plusieurs milliers de voix supplémentaires à Oskar Freysinger au second tour, soit en quelque sorte l'assurance de privilégier pendant toute une législature le Haut-Valais, le Très Haut-Valais des dominants de là-bas et de là-haut. Une mobilisation générale prétendument destinée à enterrer le vilain gauchiste, en réalité simplement destinée à dominer l'exécutif de la République et Canton du Valais.

On fait semblant de vouloir emballer l'élection en invoquant la surreprésentativité du PS, ou du PDC, ou des dinosaures de la politique. Mais, en réalité, dans un jeu de poupées russes, on essaie de promouvoir le maintien au pouvoir de Oskar de là-haut. Pensez-donc, une législature si importante pour le Haut-Valais (A9 et Lonzagate) nécessite une organisation pour éviter toutes les surprises. Il faut absolument une majorité linguistique au Conseil d'Etat. Un gouvernement haut-valaisan, et à bas toutes les autres majorités inexistantes !

Oskar Freysinger a bien vite compris pourquoi il devait faire campagne dans le Haut. Ses "amis" lui concoctent des rencontres pouvant convaincre les simples citoyens qu'un gars qui parle si bien le "cracra" ne pourra pas être à nouveau un mauvais conseiller d'Etat. Voyons, cela est impossible, puisqu'il nous comprend si bien.

Face à ce tsunami institutionnel, qui reçoit dans les recoins des officines secrètes l'aval intransparent du PDC, le Valais romand, le Valais du Centre et le Valais d'en Bas, doivent, en harmonie et avec force, revendiquer une majorité linguistique lors de la prochaine législature. Et, dans ce sens, le retard trop important pris par Frédéric Favre, l'inconnu du premier tour, doit inciter tous les Valaisans, de langue française, - et c'est la majorité du canton, bon dieu ! - de faire le seul choix rationnel pour la défense de la démocratie, c'est-à-dire de la juste représentativité linguistique à l'intérieur de l'exécutif valaisan. A défaut, le Haut-Valais aura un poids si important sur le fonctionnement des institutions que l'on peut déjà conclure à un déficit démocratique institutionnel programmé en cas d'élection d'Oskar de "faussement de chez nous".

Les socialistes du Haut se sont alliés avec leurs "camarades" PDC pour faire triompher EWK et écarter le très compétent Rossini. Aujourd'hui, ils se taisent, ou parlent très peu fort, à l'image de leur leader féminin, sachant que leur silence a le poids de la victoire pour Esther et le Haut-Valais. Certes, ils ne courent pas pour faire voter Oskar Freysinger, mais ils savent que, sur le terrain, dans les marchés, sur les places des églises, dans les carnotzets et dans les boîtes aux lettres, les "démocrates" hauts-valaisans travaillent d'arrache-pieds pour concocter une majorité au Conseil d'Etat, non pas de droite, de centre droit ou d'extrême droite, mais une majorité favorable au parti unique, le Parti des Hauts-Valaisans !

Faire la politique entre soi, c'est tout un art, l'art des rusés, des slalomeurs et des traficoteurs.

C'est au Valais romand aujourd'hui de savoir faire de la politique en disant simplement : "NEIN !". Nein au Valais de là-haut qui affectionne tant cette politique de l'entre-soi !

Bonjour aux rusés de tout là-haut du Haut !

 

Post Scriptum : la Suisse nous regarde !

Commentaires : 5

  1. Les Haut-Valaisans sont beaucoup plus soudés et univoques que les Romands. Suivant la situation, ils se tiennent les coudes comme seules les minorités savent le faire.
    Malgré leur « cra-cra », ils braillent beaucoup moins et brassent bien moins d’air que les Welsch, mais agissent davantage.
    A méditer…et à imiter, peut-être.

    • Ahahahaha trop drôle. Non, la différence entre l’animalité et l’humanité est la capacité à s’extirper de ce racisme du « entre soi ». Les « Welsh » se retrouvent en minorité par les minorités car ils sont inclusifs, ils laissent de la place aux autres pour exister, au lieu d’écraser par le nombre, en pensant que l’autre soit sorti du tribalisme animal. Et il se plante, le Welsh, mais il sait qu’un jour le saut qualitatif dont il a bénéficié bénéficiera à l’animal tribal, alors il refait confiance.

  2. Le Haut-Valais pour se protéger, notamment de la Constituante, votera Oskar. Le Valais romand se réveillera-t-il ?

  3. O.F.metrise l’allemand mieux que le francais,mais ce n’est pas un avantage de recolter les voix des haut valaisans,pour dire que simplement notre cher oskar n’a pas des origines du haut valais..
    C’est une combine d’avoir au moin 2 sieges aux gouvernement,et tant pis si oskar,ou son cousin ou meme son pote.
    L’essetiel c’est d’avoir 2 élus.

  4. Monsieur le docteur Me Riand, député au Conseil général de la ville de Sion, membre du PS, ferait mieux de soutenir les 2 PS. Difficile quand il soutient l’autre Clown Freysinger

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