Bert Jansch, un grand guitariste folk

Bert Jansch était un grand guitariste folk écossais, né à Glasgow en 1943 et mort en
2011.
Ayant appris la guitare avec Davey Graham ou sa soeur, il voyagea en France et au Maroc de 1961 à 1963. Il s’installa ensuite à Londres où parut son premier disque en 1965. Il se lia d’amitié avec un autre guitariste virtuose, John Renbourn. Ils jouèrent dans les mêmes clubs folk et sur leurs disques respectifs, et, en 1966, sortirent un disque commun Bert and John. De 1967 à 1973, ils furent membres du groupe Pentangle. Bert Jansch a ensuite renoué avec sa carrière solo.
Musicalement, il a fait usage de l’accordage en DADGAD (Ré La Ré Sol La Ré) inventé par Graham. Son style combine les influences du folk et du jazz.
Il a enregistré 25 albums en influençant Jimmy Page, Donovan et Neil Young.
(voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bert_Jansch)

Comme première illustration musicale, un splendide et puissant morceau instrumental intitulé Angie (ou Anji, Angi, On gee), composé par Davey Graham (1940-2008).
« A l’âge de 19 ans, Graham écrivit ce qui est probablement sa composition la plus fameuse, le solo de guitare acoustique Angi (parfois orthographié Anji…)…. Angi, nommé d’après le nom de sa petite amie du moment, figure sur l’EP de ses débuts 3/4 AD en avril 1962. Le morceau traversa une génération d’aspirants guitaristes, changeant d’orthographe durant ce parcours. Avant la parution du disque, Bert Jansch l’avait appris d’un enregistrement de 1961 emprunté à Len Partridge. Bert Jansch l’inclut dans son premier album de 1965 avec le titre Angie. L’orthographe Anji a finalement été le plus utilisé après son apparition en 1966 sur l’album de Simon and Garfunkel Sounds of Silence… » (trad. par nos soins de: https://en.wikipedia.org/wiki/Davey_Graham)

La deuxième illustration est une chanson de Jackson C. Frank Blues Run The Game (dont il existe aussi une version par Simon and Garfunkel). On connaît bien l’adaptation française qu’en a donnée Graeme Allwright sous le titre Je perds ou bien je gagne. Jackson C. Frank (1943-1999) est un chanteur-compositeur américain au destin tragique, qui échappa à la mort dans l’incendie de son école, vint s’installer à Londres où il sortit un unique album en 1965, avant de sombrer dans une longue dépression, de vivre un temps dans la rue à New York, d’y perdre un oeil suite à une agression, pour enfin connaître un peu de sérénité dans ses dernières années grâce à l’aide d’un ami (voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jackson_C._Frank, https://en.wikipedia.org/wiki/Jackson_C._Frank, http://www.lemonde.fr/m-styles/article/2013/08/02/le-blues-maudit-de-jackson-c-frank_3456453_4497319.html). On peut écouter ses chansons Blues Run The game, Marlene, Milk And Honey, October, Marcy’s Song,…, sur You Tube. Mélancolie poignante (qui est chez lui la traduction de blues) est un mot qui traduit bien la tonalité de l’oeuvre de Jackson C. Frank:
Essai de traduction:

C’est le blues qui joue
1)
Prends un bateau pour l’Angleterre,
Ou pour l’Espagne,
Où que j’aie voyagé,
Où que je sois allé,
Où que j’aie voyagé,
Le blues est toujours le même

2)
Apporte-moi du whisky,
Et puis du gin,
Moi et les gens du service
Moi et les gens du service
Moi et les gens du service
Nous vivons dans le péché

3)
Quand je ne bois pas chérie,
Je pense à toi,
Quand je ne dors pas, chérie,
Quand je ne dors pas, mon amour,
Quand je ne dors pas
Tu sais que je suis en train de pleurer

4)
Essaie une autre ville,
Un autre lieu,
Où que j’aie voyagé
Où que je sois allé
Où que j’aie voyagé
Le blues me court après

5)
La vie est un jeu chérie
L’amour aussi
Où que j’aie joué
Et jeté le dé
Où que j’aie joué
C’est le blues qui joue

6)
Demain peut-être chérie,
Plus tard là-bas,
Je vais m’éveiller plus vieux,
Tellement plus vieux,
Je vais m’éveiller plus vieux
J’arrêterai d’essayer

Reprendre 1)