JEAN-MARIE BORNET EST A MADRID

Sachant que L'1Dex, qui n'a pas été tendre avec lui durant toute la législature, lutte pour l'indépendance de la Catalogne, le Conseil d'État in corpore a choisi Madrid comme voyage de fin de législature. En ces temps où le budget de l'État du Valais n'est pas dans le rouge, mais dans le noir (merci Maurice !), on ne va chipoter ni sur les jours de travail manqués, ni sur le coût pour l'État de cette escapade espagnole. On va penser plutôt que les 5 conseillers d'État auront voulu relire en avion Don Quichotte en langue originale ou se rabibocher avec les peintres ibériques entre deux tortillas à la Castillane. 

 

De source autorisée, on devine que les cinq compères feront chambre à part, non sans se réjouir de prendre le petit déjeuner en commun au petit matin (enfin, pas trop tôt tout de même, si la soirée précédente aura été trop arrosée). 

   

Dans leur escarcelle, les cinq petits lutins (ils ne sont pas si grands, reconnaissez-le) n'auront pas manqué de prendre avec eux leur dossier personnel sur Jean-Marie Bornet. Certains voudront liquider la chose avant la nouvelle législature, d'autres auront à coeur de transmettre la parate chaude aux nouveaux élus du peuple. Personnellement, je considère que cette décision est de la responsabilité de l'actuel gouvernement. À Madrid, il n'y aura pas de micro caché (L'1Dex n'a pas pu se procurer le nom de l'hôtel garni 2 étoiles choisi par la vice-chancelière [bon, nous l'avouons, ce n'est pas une information de première main]), il sera donc temps de se lancer quelques dernières vérités médisantes avant d'épargner ou de sanctionner Jim.

On pourrait demander à Jim s'il préfère être dupé ou innocenté par Oskar ou par Darbie, par Fredo ou par Momo, par Cina ou par Roberto. On pourrait lancer une page facebook, "Avec Jim, à Madrid" et sonder l'électorat, on pourrait demander au chancelier de rédiger un chiffon et le balancer ensuite au Matin Dimanche en avant-première. On pourrait, comme Cri Cri d'Amour, consulter une cartomancienne. On pourrait jouer aux dés le principe de la sanction, puis ses modalités éventuelles. On pourrait, pour le plaisir d'une dernière gaffe, condamner à perpète l'ancien candidat. On pourrait faire tant de choses à Madrid...

Mais, je le pressens, ces cinq-là pourraient ne pas même prononcer le nom de Jim et se contenter d'aller regarder, à l'entraînement, en chair et en os, leur idole commune, Cristiano. 

Le bon goût, on l'a ou on l'a pas !

Visca Catalunya, visca Barça !

Bonjour à tous les indépendantistes catalans qui croient encore que le Valais est en Suède !

Illustration : un conseiller d'Etat à terre, un fonctionnaire en mauvaise position au centre