Nouveaux Espaces, troisième lieu

 Au cours de ces derniers mois, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’entendre évoquer ce troisième lieu, sorte d’espace privilégié, qui ne serait ni domaine de la sphère privée, à savoir le domicile, ni domaine du travail.Lieu d’échange, lieu de culture, lieu de rencontres, l’idée de ce troisième lieu a été conceptualisée dans les années quatre-vingt par Ray Oldenburg, professeur émérite de sociologie urbaine à l’université de Pensacola en Floride. Si l’on en croit Ray Oldenburg, multiples sont les endroits relevant du troisième lieu, allant de la place villageoise au café. Mais c’est un autre sociologue, Robert Putman qui identifie clairement la bibliothèque en tant que tel.

L’Empreinte de toute chose

D’abord, faire la connaissance du père d’Alma Whittaker. Découvrir comment adolescent il est dénoncé par son propre père, pour avoir dérobé des spécimens botaniques  jalousement collectionnés et les avoir vendus à de riches amateurs venus du monde entier les admirer. Et pour cause, leur propriétaire n’est autre que l’employeur de son père. Ce riche Sir, charmé par l’insolence du jeune Henry le punit en lui confiant une mission de taille : devenir expert du quiquina dont on découvre alors les propriétés médicinales. Ainsi, Henry sera, au péril de sa vie, de plusieurs voyages passionnants. Vexé de ne pas être reconnu à sa juste valeur, il décide de tourner le dos à ces ingrats d’Anglais et de s’allier à la Hollande. Il prend le parti d’épouser une femme dont la famille détient l’Hortus Botanicus d’Amsterdam, une rigueur sans failles ainsi qu’ une érudition stupéfiante et d’émigrer avec elle. Ainsi, Alma naît avec le XIXème siècle, à Philadelphie. Et c’est le chemin d’Alma que l’on va suivre dans « l’Empreinte de toute chose ». Sa vie de fillette érudite, décontenancée par l’arrivée dans sa sphère familiale de « Prudence », petite soeur adoptée qui lui restera à jamais étrangère.

Jusqu’à la lie

lauzan9-SUI-ECU On aura entendu les hit parades des tous les records : le hit parade des footballeurs les mieux payés celui des transferts les plus coûteux avec à la clé, fraudes fiscales celui des plus belles gueules le hit parade des joueurs dont les coupes de cheveux sont les plus demandées des conduites les plus sélectes, allant, dans le désordre, de la mise en examen pour fréquentation de prostituée mineure au coup de boule parfois hypocritement appelé "tête plongeante", en passant par le tacle, le bras d'honneur et tutti quanti. On aura remarqué toutes les caméras tournées vers "l'événement", qui phagocyte les unes et les ouvertures de journaux On aura déploré le hooligan [...]

Les batailles du livre

Le Savoir suisse n’est pas loin de représenter à nos milieux universitaires ce que la collection Que Sais-je est aux Presses Universitaires de France, la qualité de la maquette et l’élégance en plus. Dans cette collection, différents titres ont déjà été dédiés aux arts et à la culture, comme « La typographie suisse, du Bauhaus à Paris » de Roger Chatelain, ou « La Suisse vue par les écrivains de langue anglaise », de Patrick Vincent. Si la parution du numéro 100 représente sans doute pour son éditeur, les Presses Polytechniques Romandes, un événement, il deviendra probablement un outil indispensable pour tous les professionnels du livre.

Un Baobab à Martigny !

Bientôt, un baobab à Martigny ! C’est en référence à l’arbre à palabres par excellence que Mesdames Dominique Dorsaz et Yasmina Giaquinto Carron ont choisi ce nom pour leur librairie. Si le baobab puise très loin l’eau essentielle à son développement, il invite à la rencontre, aux échanges, là, à l’ombre de ses branches. Et le programme de Dominique et Yasmina semble sans limites : expositions, apéros littéraires, ateliers créatifs, débats…. Si leur imagination déborde, leur soif de partager leur inspire toutes sortes d’animations.

Un oiseau de bon augure

Après la tragique disparition de son père, puis celle tout aussi dramatique de sa mère, Titou est recueilli par son grand-père d’âge canonique, joueur invétéré, cinq mariages éphémères à son actif, individu sévèrement porté sur le « vieux râle d’agonie » (supposé le rendre immortel) qu’il distille lui-même selon la recette léguée par un Indien. « Au départ, il avait pensé troquer son whisky contre d’autres bien de consommation, mais les voisins – des éleveurs de moutons, essentiellement, durs à la tâche – ne possédaient ni son goût pour les eaux-de-vie hautement raffinées, ni sa capacité d’absorption. Toutefois, la plupart finissaient par trouver d’autres usages à son élixir : ils s’en servaient comme carburant pour les tracteurs, comme explosif pour faire sauter les vieilles souches et, dilué à raison d’une goutte dans un demi-litre d’eau, comme traitement pour la totalité des maladies qui pouvaient affecter leur bétail, la diarrhée, le piétin, la douve du foie ». S’organise alors leur drôle de vie, rythmée par les parties d’échecs, de pêche et la construction de clôtures (que Pépé Jake exècre). C’est l’occasion pour Titou d’en découvrir les ennemis naturels : les sangliers et un spécimen en particulier : Cloué-Legroin. Au cours d’une de ses traques Titou découvre au pied d’un pieu « à demi-enfoui, aux trois-quart noyé, un caneton à peine éclos » que les deux compères ont tôt fait de requinquer à coup de Vieux Râle et de le baptiser « Canadèche ». Canadèche devient véritablement partie intégrante de la famille. On va même jusqu’à l’emmener au cinéma drive in où le gérant refusant tout ce qui est contraire au règlement se voit menacer des pires représailles : « Si vous ne nous laissez pas profiter de notre soirée dans ce trou à rats merdique que vous avez le culot d’appeler un Rancho Deluxe, nous serons de retour demain soir avec la camionnette pleine des sangliers et deux auges de bouillie de maïs fermenté ».

Les moissons de l’espoir

Marie-Monique Robin est un bout de femme au courage et à la pugnacité hors du commun. Après avoir mené de nombreuses enquêtes journalistiques sur des thèmes aussi divers et effrayants que le trafic d’organes ou les escadrons de la mort, après avoir décroché en 1995 le prix Albert Londres récompensant la fine fleur du journalisme francophone, après avoir enquêté sans relâche et dénoncé les pratiques de Monsanto, Marie-Monique Robin nous démontre brillamment dans « les moissons du futur » comment l’agroécologie peut nourrir le monde. A travers ses pérégrinations qui vont du Malawi au Japon, en passant par l’Allemagne et l’Amérique latine, elle déploie tout un catalogue de mesures permettant une agriculture sans engrais chimiques ni pesticides et démultipliant les rendements. Ces techniques s’articulent sur le respect de la biodiversité et l’interaction entre les végétaux, voire entre insectes et végétaux. Les sols sont remués le moins possible pour permettre le développement de tous les organismes nécessaires à la production d’humus nutritif, des combinaisons de graines sont semées pour que les sols occupés par des plantes sélectionnées pour leur utilité soient dominantes et ne laissent pas de place aux « mauvaises herbes ».

Un bazar pas comme les autres, à Martigny

Le Bazar de l’Hôtel de ville, joliment niché entre la mythique cordonnerie artisanale chez Gino et le Diagonal vous invite à découvrir un assortiment bien réjouissant. En effet, la production du SEMO (Semestre de Motivation, une structure faisant partie de Trempl’ Interim et qui a pour mission d’aider les jeunes à trouver leur voie professionnelle tout en favorisant le développement de leurs compétences) s’y expose, dans toute sa fraîcheur et son originalité. On y choisira des confitures maison pour nos collègues gourmands, des doudous farfelus, et en modèles uniques s’il vous plaît, pour les bébés des copines, des objets en bois ou en métal, décoratifs et pratiques à la fois ou de jolis vide-poches en tissu.