Réflexions sur le rôle d’élu et ses implications

Tout auréolé de son écrasante victoire à l’élection au conseil d’Etat l’an passé, Oskar Freysinger a commencé son premier mandat de l’autre côté de la force de manière spectaculaire. Retour sur les quelques frasques et rebondissements qui remettent en question le rôle d’élu démocratique qui devait lui aller si bien.

De l’attribution des départements au sein du Conseil d’Etat

On ne dira pas tout. Mais que ceux qui ont essayé sachent que L’1dex sait. On ne dira pas tout, car la lumière nécessite parfois un peu de claire obscurité. On ne dira pas tout, mais L’1dex ne se tait pas. Se taire serait sur ce point de détail trahir l’esprit qui a pu guider certains à créer L’1dex il y a très exactement deux ans, le 1er mai 2011.

L’ironie despotique culturelle : le théâtre de la politique n’est pas une politique pour le théâtre

Slobodan Despot, qui n’a pas la culture du fonctionnariat, sera le bras droit privé de Oskar Freysinger. Une sorte d’attaché d’ambassade. Avec le rôle de publiciste communicant. Une intelligence serbe devant servir de scène de ralliement à son ami Oskar Freysinger. Probablement est-ce cette fonction envisagée qui a convaincu la RTS de l’interroger sur la Charte VerSus 13.

Jean-Yves Gabbud, ce journaliste qui se veut drôle

Dans Le Nouvelliste du 15 avril 2013, Jean-Yves Gabbud, rédacteur en chef-adjoint de ce quotidien, ancien secrétaire de l’UDI, a la prétention, en reprenant une blague qu’il dit courir dans la cité, de faire rire le lecteur : Oskar Freysinger pense pouvoir mener de front plusieurs mandats au motif qu’il aurait en tête une activité d’enseignant à plein temps correspondant à quelque 17 heures/semaine (23 heures d’enseignement x 45 minutes).

Philippe Bender n’est pas un sage

Oh, oui, il eût été sage, comme vous l’introduisez si bien dans votre billet du jour paru dans le NF, de ne pas plaider la cause du PLR. Mais votre passion est si puissante que cette résolution un moment envisagée fut ignorée. Et vous décidâtes, en ami anticlérical souhaitant « Joyeuses Pâques » à tous les catholiques de chez nous, de vous attaquer dans la douleur intime qui est la vôtre à « ces beaux esprits, anonymes, blogueurs et menteurs à loisir, qui, après des mois de perfidies, désertent maintenant le champ médiatique, leur triste besogne accomplie ». Ne désirant pas que L’1dex soit perçu comme un bel esprit, ni comme un blog menteur et déserteur, je m’en vais de ce pas, non « anonyme », en fervent défenseur de la liberté d’expression, vous lire et vous commenter.

Près de la fontaine du Grand-Pont (4)

(Lieu : autour de la fontaine du Grand-Pont; présents : Jean-Pascal Fournier (Verts), Christophe Clivaz (Verts), Marylène Volpi-Fournier (Verts), Gilles Disero (Verts), Cathy Berthouzoz (Verts), Hervé Fournier (Verts), Thierry Largey (Verts); au sud de la fontaine, un grand écriteau avec cette mention : être Vert, c’est pas simple, ni éco – logique [avec un tiret]).

Au Théâtre du Baladin (3)

(Lieu : scène principale du théâtre du Baladin à Savièse; présents : Oskar Freysinger (UDC), Jean-Luc Addor (UDC), Edmond Perruchoud (UDC), Ariane Doyen (UDC), Grégory Logean (UDC), Martin Reist (UDC), Cyrille Fauchère (UDC), Slobodan Despot (bientôt UDC), Charles Clerc (UDC), Sarah Luyet (UDC), Madame Freysinger (du parti de son mari); sur la porte d’entrée close du Baladin, un poster des enfants Freysinger, avec ce texte : « complet ce soir ».)

Théâtre aux Touristes (2)

(Lieu : Restaurant Les Touristes, à Martigny, autour du bar; présents : Georges Tavernier (PLR), Pascal Couchepin (PLR), Bernard Comby (PLR), le Président Reynard (PLR), Jean-René Germanier (PLR), Léonard Bender (PLR), Marcel Maurer (PLR); sur la porte de l’établissement, cette mention : fermé en soirée pour cause de refondation; devant la porte : Christian Varone en costume de commandant avec un bonnet aux couleurs du Crédit Suisse et Philippe Nantermod en culottes courtes, des lunettes Ray Ban sur le front et un ipad en bandouillère).

Sur la Route de l’attribution des dicastères (1)

(Lieu : Salle de Conférence principale du Palais du Gouvernement; présents : Esther Waeber-Kalbermatten (PS), Oskar Freysinger (UDC), Jean-Michel Cina (PDC), Jacques Melly (PDC) et Maurice Tornay (PDC) – Deux bouteilles d’eau d’Evian sur la table – Devant la porte, en attente : le Chancelier; écriteau sur la porte : ne pas déranger, Conseil d’Etat en séance plénière).

Être politique et dire n’importe quoi

Le sursis était défini en droit suisse à l’article 41 du précédent Code pénal de la manière suivante : « En cas de condamnation à une peine privative de liberté n’excédant pas dix-huit mois ou à une peine accessoire, le juge pourra suspendre l’exécution de la peine, si les antécédents et le caractère du condamné font prévoir que cette mesure le détournera de commettre d’autres crimes ou délits et s’il a réparé, autant qu’0n pouvait l’attendre de lui, le dommage fixé judiciairement ou par accord avec le lésé ».

Oskar et Esther

Ainsi donc, le peuple valaisan a plébiscité Oskar Freysinger et Esther Waeber-Kalbermatten, l’extrême-droite et la gauche, l’UDC saviésan et la socialiste de Brig. D’un côté un homme au verbe facile, qui tonitrue et amuse la galerie, de l’autre une femme de dossiers, discrète, qui fait son travail consciencieusement. Le premier a été porté par un vent de changement, la deuxième a été soutenue, une fois n’est pas coutume, par les femmes  A Esther, il y a 4 ans, ses collègues ont gentiment refilé toutes les patates chaudes valaisannes, au sein du département mammouth de la sécurité, des affaires sociales et de l’intégration, qui comprend les services de la police cantonale, de la circulation routière et de la navigation, de la sécurité civile et militaire, de l’action sociale, de la protection des travailleurs et des relations de travail, de la population et des migrations, et les offices des poursuites et faillites. Etant donné que les Valaisannes et les Valaisans ont élu Oskar Freysinger sur la base de ses idées concernant la sécurité et l’immigration, je trouverais fort intéressant qu’Esther lui refile les services concernés. Ainsi Oskar pourrait mettre en pratique ses idées et celles de l’UDC.

Une constituante pour le Valais de demain?

Dans quelques heures, et c’est peut-être déjà le cas au moment où vous lirez ces lignes, on saura quelle sera la composition du nouveau Conseil d’Etat valaisan. Quel que soit le verdict des urnes, celui-ci aura du pain sur la planche ces quatre prochaines années. A commencer par une réforme des institutions qui n’a que trop tardé.

Le PLR, une vraie force d’opposition

Léonard Bender s’est donc magnifiquement sacrifié pour cette cause historique : la défense du canal historique du radicalisme étatique et économique. Sa lutte fut brève, vaillante, théâtrale, affirmée, pétaradante, léonardante, peopolisante et benderisante. Elle fut ce qu’elle a été. Née du passé. Pour la défense du passé. Pour la revanche du présent déplaisant. Et pour celle d’un futur obscur. 

Mgr Henry Schwéry, un révolutionnaire valaisan

Pénétrant dans les bas-fonds de Sion hier matin pour y garer ma voiture, mon attention fut soudainement illuminée par la voix claire du cardinal Henry Schwery : « Tous les hommes embrassent toutes les femmes ». Que les grenouilles de bénitiers et les esprits chastes se rassurent : le verbe « embrasser » était à entendre au sens d’ « inclure », l’ancien recteur du Lycée-Collège de Sion voulant simplement signifier que les hommes dans son langage incluent et embrassent donc toutes les femmes.

Demande d’asile politique scolaire

Le 26 février, Marine Le Pen s’exprimait sur l’enseignement de l’histoire à l’école primaire. Selon elle, l’histoire devrait abandonner l’enseignement de la Seconde Guerre mondiale, parce que trop complexe, et celui des aspects trop négatifs de la colonisation. Les enfants pourraient donc se contenter de « l’Histoire de France la plus positive, la plus valorisante, pour que chaque Français conscient du passé en soit également fier, et pour que chaque citoyen français en soit un ambassadeur. »