Le harcèlement, cette blague

harcelement-PSYCHO(Par ELISE THIEBAUT)   Ainsi donc, 17 ex-ministres ont signé un appel dans le Journal du Dimanche le 15 mai, affirmant que face au harcèlement sexuel dont les femmes sont victimes dans la politique et dans le monde du travail (le cumul étant là autorisé), elles ne se tairont plus. Pardonnez-moi de n'avoir pas réagi plus tôt. J'avais besoin de prendre le temps de réfléchir. Vous êtes déjà passés à autre chose ? Je devrais peut-être aussi. Mais il m'est de plus en plus difficile de synchroniser le temps de cerveau disponible que me laisse gentiment la marque de soda américaine connue pour sa capacité extraordinaire à nettoyer un [...]

« Ils ne changeront peut-être pas mais nous oui »

Remarque préliminaire de L’1Dex : on s’abstiendra de demander un commentaire de cette partie d’article paru en France au Tribunal cantonal de chez nous car  une autorité judiciaire respectable ne commente ni ses propres arrêts ni les positions d’autrui. On se contente d’utiliser à nouveau deux caricatures formidables de Patrice Zeltner. Personne n’osera invoquer une répétition car dans le harcèlement ce sont justement des actes graves et répétés qui sont à l’origine des atteintes à la santé. Mais en Valais, et ailleurs rassurez-vous, on préfère clore les paupières. Nous, sur le sujet, nous avons les yeux bien ouverts.

Pourquoi le Tribunal cantonal a si pathétiquement déraillé

Dans un récent et pathétique jugement lié à des actes graves et répétés de harcèlement psychologique, sexuel et moral, le Tribunal cantonal avait complétement déraillé. En sus de ce qui avait été expliqué à L’1dex à l’occasion (le recours devant le Tribunal fédéral est pendant, formé simultanément par le Ministère public et par la partie civile !), la Cour pénale avait osé l’argument suivant : la plainte pénale du harceleur contre la victime, cause de l’effondrement psychique attesté par tous les experts psychiatres, ne figurait pas dans l’acte d’accusation, l’autorité judiciaire ne peut donc pas statuer, le coupable peut être acquitté; or la dite plainte figurait en toutes lettres dans les deux actes d’accusation qu’a dû dresser le procureur (rétrogradé dans l’intervalle). Le Tribunal fédéral appréciera cet argument, l’un parmi tant d’autres.

Hôpital du Valais : le NF approuve Vigousse !

Le suspense devenait intolérable : Le Nouvelliste allait-il, oui ou non, approuver la démarche journalistique et le résultat des investigations hospitalières publiées ce vendredi par Vigousse et Joël Cerutti ? Tel était l’interrogation que je formulai dans les « Transpirations journalistiques et hospitalières ». J’émettais l’hypothèse que la réponse serait donnée dès ce samedi matin dans le quotidien préféré des Valaisans, celui-là même dont un projet pour le bicentenaire de 2015 a reçu l’approbation du Conseil d’Etat (qui aurait imaginé d’ailleurs que La Pravda locale ne fut pas de la fête gouvernementale, elle qui représente les intérêts de tous ceux qui comptent dans ce plat pays ?). Et je dois avouer que le NF ne s’est pas défilé.

Transpirations journalistiques et hospitalières

Jean-Yves Gabbud et Jean-François Fournier transpirent. Le premier, auteur de l’article, le second, par sa passivité complice, ont été rabroués il y a peu par Charles Kleiber, l’honorable président du Conseil d’administration de l’Hôpital du Valais. La raison de ce courroux kleibérien avait sa source dans Le Nouvelliste qui avait repris, avec trop peu de nuances, les révélations de Vigousse en lien avec quelques morts supplémentaires sur la table d’opération. C’est inacceptable, avait susurré sieur Kleiber au téléphone, qu’un quotidien aussi remarquable que le NF ait osé prendre appui un samedi matin sur les énoncés de Joël Cerutti, le satanique. Et c’est ainsi qu’aurait débuté le lynchage médiatique dont aurait tant souffert le valeureux Vincent Bettschart. Or, « plus ça change, moins ça change », puisque ce vendredi Vigousse et Joël Cerutti récidivent. Alors, transpirants, Jean-Yves Gabbud et Jean-François Fournier s’interrogent : allons-nous oser reprendre les informations du Vigousse du jour ? Oserons-nous nommer les gens ? Nous avancerons-nous dans une défense acharnée de l’Hôpital du Valais ou serons-nous d’une prudence de Sioux ? Mieux ne devrions-nous pas faire silence ? Que le lecteur se rassure : la réponse, d’une manière ou d’une autre, silencieuse, vraie, fausse, éructante ou désobligeante, polie ou réservée, d’approbation ou de contestation, sera demain dans Le Nouvelliste. Patientons.

Legrix, le fat, l’innocent – La-Chaux-de-Fonds est en ébullition

Hier, c’était chaud bouillant au Conseil général de La-Chaux-de-Fonds. Toute la presse y était : RTS Radio, RTS TV, L’Impartial, l’ATS, Le Temps, Le Matin, RTN, BNJ.TV, d’autres certainement encore. Et L’1dex, par la grâce de Twitter et de Myriam Wittwer, alias @pikatchoune. Il y avait même, dit-elle, Madame Legrix. Il y avait aussi des représentants non élus des partis politiques et des curieux. Il y avait surtout pas mal d’employés de la voirie, des fonctionnaires victimes, du management de sieur Legrix diront les plus indulgents, d’une personnalité perverse et narcissique diront ceux qui ont lu Marie-France Hirigoyen et qui ne connaissent que trop bien ce qu’est le harcèlement psychologique sur le lieu de travail. Il y avait donc à La-Chaux-de-Fonds la foule des grands soirs.

Petit manuel à l’usage de l’optimisation de la compréhension du crétinisme assumé – Le « logeanisme » en quatre points !

L’affaire Legrix monopolise l’attention des médias depuis plusieurs jours, en raison non seulement de la gravité des faits reprochés au principal intéressé, qui s’enferre dans un déni qui ne l’honore pas,  mais également parce que la réaction de l’exécutif municipal de La Chaux-de-Fonds a été radicale (et non gauchiste !) : destitution du conseiller en question, dans l’attente de sa (très hypothétique) démission.