L’incertitude des différences

Avant le monde était plus clair. Ou tout du moins, je le croyais. On avait divisé l’école en bâtiment des filles et bâtiment des garçons. L’école maternelle nous avait habitués à la mixité, mais le grand ordonnateur primaire nous avait séparés. La promotion au collège nous remélangera, mais sans nous confondre. Là : les mecs, ici : les gonzesses. L’état-civil nous l’avait bien dit, le jour de notre naissance on nait mâle ou femelle.