Ces enfants qui ne parlent pas un mot de français

telechargement-640x480Cette année, dans ma classe de 6H, j'ai un enfant très gentil, attentif, sérieux, discipliné et désireux d'apprendre. Le hic, c'est qu'il ne parle ni n'écrit le français puisqu'il s'exprime uniquement en Farsi. Ses parents, parachutés ce printemps dans ma commune, sont dans le même cas de figure. Ils ne connaissent pas l'anglais qui me serait pourtant d'un grand secours, au moins pour leur faire comprendre les documents essentiels de début d'année scolaire. Par chance, je peux compter sur une personne du lieu qui parle cette langue et a la bénévole gentillesse de s'offrir comme traductrice. Mais, quand même, on ne peut pas la solliciter en permanence. Bien sûr, cet enfant bénéficie de mesures de soutien, avec une enseignant [...]

Ja wohl !

web_la suisse acceuille_grande--672x359Alors que Thurgovie a déjà supprimé le français de son cursus primaire, il semblerait que Nidwald veuille lui emboiter le pas. En Suisse romande et au-delà, on s’insurge de cette attaque à la cohésion nationale. Et la plèbe s’empare du débat. Un débat certes, mais basé sur un argument fondamentalement boiteux. Quelle cohésion nationale ? L’argument choc des opposants à la suppression de l’enseignement des langues nationales au degré primaire est la cohésion nationale. Mais qu’est-ce donc que cette cohésion nationale à laquelle nous sommes si attachés ? La cohésion est [...]

De l’apprentissage des langues II et III à l’école primaire (suite et analyses)

En postant mon article, la semaine dernière,  je savais pertinemment soulever un très gros lièvre. Un inspecteur scolaire m’avait dit une fois qu’en pédagogue moderne, il ne fallait pas hésiter à « susciter le doute et la controverse ». Je lui avais répondu que certains de mes élèves doutaient déjà assez par eux-mêmes sans qu’il faille encore les y inciter.

Quel avenir pour le Haut-Valais ?

La Haut-Valais souffre et se plaint à Sion de la même manière que le Valais se plaint à Berne. Peter Bodenmann le confirme dans son article du NF hier en page 4. D’un côté, une minorité germanophone estime ne plus être respectée par la majorité francophone du Valais romand et de l’autre le contraire. Le parallèle s’arrête là, car la population en Suisse romande reste stable en proportion de celle du reste de la Suisse alors que celle du Haut-Valais diminue rapidement par rapport à celle du Valais romand. D’ailleurs, nous nous approchons en Valais du rapport 1/5 – 4/5 même si la population du Haut-Valais reste assez stable aux alentours des 60’000 personnes.