L’anti-enseignant

Les bras m’en tombent. Je me réveille. Et pourtant c’est vrai : une campagne « anti Olivier Salamin » circule dans les salles des maîtres et par  mails dans le district de Sierre sous le titre « Candidat au Conseil national anti-enseignants ! « , orchestrée par un représentant du district de Sierre auprès de la SPVal (Société Pédagogique Valaisanne). L’argument ? Les prises de position à L’1dex seraient contraires aux intérêts des enseignants ! Je rêve !

A ce point de mauvaise foi, d’incompétence crasse, de vilenie déployée ou de volonté de nuisance infecte, on pourrait songer à se taire. Mais L’1dex a été créé pour éviter d’avoir trop à se taire. Je crois que le silence dans le cas particulier serait singulièrement inapproprié.

Et lâche.

L’1dex a été créé par quelques-uns. Parmi eux, des noms qui ont depuis longtemps oeuvré pour les jeunes dans l’enseignement et le professorat : Eddy Beney, Christophe Clivaz, tous deux candidats au Conseil national, Françoise Besson, David Claivaz. Jean-Paul Gloor a toujours été actif auprès des jeunes. Véronique Colagioia a donné un certain temps des cours à des jeunes adultes et à des jeunes enfants au sein d’une école qu’elle avait créée. Jacques Kühni en connaît un bout sur l’éducation et le monde de la petite enfance (quand je dis un bout, c’est pas un petit morceau, c’est un territoire de savoir si étendu que je me contenterai de vous recommander la lecture attentive de la revue qu’il dirige sur la [petite] enfance). Maints autres contributeurs, certain anonyme, sont très impliqués dans le monde de l’enseignement, de l’instruction et de l’éducation.

Olivier Salamin a initié L’1dex; il a choisi, en liens avec d’autres, les rédacteurs. Que ceux-ci appartiennent au champ de l’éducation, de l’enseignement, de la jeunesse, de la culture et d’une certaine forme d’intelligence n’est pas de hasard.

J’ai personnellement inscrit en lettres fortes que la première tâche des politiques de ce canton – et d’ailleurs – était de privilégier un investissement massif dans la formation. J’écris une fois encore en lettres grasses le mot « massif » pour que le lecteur impartial sache qu’au-delà des signifiants et des signes il y a un désir de dire à ce canton que sa force est dans la formation des jeunes et dans la multiplicité des choix que l’on veut sérieusement (c’est-à-dire dans la série ! [emprunt à Jacques Lacan]) offrir aux jeunes de notre canton.

Entamer une croisade « anti-Olivier Salamin » auprès des enseignants en invoquant l’une ou l’autre phrase d’ironie ou de provocation publiée à L’1dex sans vouloir transmettre le désir de nous tous de privilégier les lieux de formation, c’est vraiment prendre le peuple des enseignants pour des demeurés, des craintifs, avides seulement de gains et de revenus améliorés.

Aujourd’hui, dans ce canton, être dans la croisade « anti-Olivier Salamin », c’est être un anti-enseignant, c’est tromper autrui pour que cet autre, que l’on n’est pas, n’aille pas lire les articles de L’1dex portant sur la formation, l’éducation, la jeunesse et l’intelligence.

Que cette attaque, mesquine et basse, provienne de la SPVal dit à quel point le monde syndical parfois lui-même est d’une inintelligence profonde, d’une stupidité insolente et d’une incohérence abyssale.

Les professeurs de ce canton, les enseignants, les gens de culture, ceux qui aiment les mots, qui ne craignent pas de s’engager pour les plus démunis, qui ont des lettres, qui croient à la vertu du savoir, à celle aussi de l’ignorance et du doute, ceux qui s’investissent dans tous les champs de la formation professionnelle, de l’école enfantine aux classes de maturité, des étrangers dépourvus encore des connaissances de notre langue aux érudits grecs ou latinistes, vous tous qui osez lire avant de juger, oserez, sans sourciller et avec le sourire, poser dans l’urne un cumul « Olivier Salamin » pour mieux lutter contre l’anti-enseignant.

L’anti-enseignant, non candidat (le mot est au singulier !), est membre du Comité de la SPVal, auquel Olivier Salamin n’appartient pas.

Qu’un autre Olivier, sans apparentement m’excuse, mais je change mon vote : le 23 octobre, je doublerai Olivier Salamin – aux côtes de Malvine Moulin évidemment – et je recommande à tous de me suivre sur ce chemin de bon sens et – aujourd’hui – de justice.

Justice envers le monde de l’enseignement et celui des femmes.

Stéphane RIAND

7 pensées sur “L’anti-enseignant

  • 5 octobre 2011 à 20 h 14 min
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    Que l’1dex émette des avis nuancés concernant CC ou la justice valaisanne, oui. Mais anti-enseignants, non. C’est tout le contraire.
    Ensuite, mettre sur la sellette un homme dont la profession est en lien avec l’éducation, l’enseignement, le handicap, est scandaleux. D’autant plus que Monsieur Salamin brille par sa simplicité et sa courtoisie. J’admets qu’on puisse ne pas partager ses idées politiques. Mais mettre en doute les valeurs
    profondes d’un homme dans le seul but…..dans quel but d’ailleurs? Que cet enseignant du district de Sierre vienne argumenter à l’1dex!

  • 5 octobre 2011 à 20 h 42 min
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    mais oui, je vous excuse. Je ne jouerai pas à la victime. Parce mon homonyme le mérite et que sur une liste il y a 7 places…

  • 6 octobre 2011 à 7 h 04 min
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    Un message d’un banni, qui veut demeurer anonyme, est adressé par courriel sous cette forme :

    En période pré-électorale les flammes s’allument sur les réseaux sociaux comme les feux-follets dans les cimetières après la fête du cassoulet.

    La chimie du phénomène est connue et il n’y a pas lieu de s’en émouvoir.

    Bon vent;)

  • 6 octobre 2011 à 7 h 15 min
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    Et pendant ce temps, on laisse des Oskar ou des Ariane Doyen agir en toute impunité …

  • 6 octobre 2011 à 7 h 37 min
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    Ce simple message de « Marcel » m’incite à quelques observations :

    1. Si Claude Roch, et son éminent Chef de l’Enseignement, savait parfois utiliser de manière idoine, la sanction comme arme intelligente, cela se saurait. Ce qui se sait, depuis les épisodes sierrois du début du mandat de Claude Roch (Ecole Supérieure de Commerce de Sierre), sur lesquels le DECS, très soigneusement, refuse de s’exprimer, en dépit de questions posées à lui par le député Addor, c’est que le DECS sait ne pas sanctionner lorsque les faits sont de gravité astronomique. Il n’y a donc – logiquement – aucun souci à se faire pour quiconque au sein de ce département qui ronronne de manière ronronnante.

    2. Que la SPVal, par l’un des membres de son comité, – au fait celui-ci est-il soutenu par l’ensemble des membres du Comité de la SPVal voilà une question qui n’est pas sans intérêt ? -, se lance dans une telle campagne, même au temps du cassoulet, laisse songeur !

    3. On ne va tout de même pas demander son opinion à Claude Roch, sur ce coup. Personnellement, je ne crois pas que de toute la largeur de son mandat, il ait exprimé précisément une quelconque opinion. Peut-être cela est-il dû aussi au fait qu’il ne comprend pas les expressions de son Chef de service qui essaie, avec les mots, de colmater les trous béants.

    4. Peut-être que la suite logique du débat serait que la SPVal sorte de sa manche quelques piécettes pour, dès aujourd’hui, financer la campagne du successeur prochain de Claude Roch. Ignace Rey avait senti avant les autres que la présence au sein du gouvernement valaisan de Cilette Cretton, en qualité de Cheffe du DECS, aurait été plus que bienvenue. Le PLR a cette qualité que de fermer ses yeux lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de ses grands pontes. Je dois concéder que, peut-être, cela peut arriver à tous les partis !

    5. On verra si le Président de la SPVal, qui aura nécessairement connaissance de la chose, L’1dex étant de plus en plus lu, voudra commenter la position exprimée par l’un des membres de son comité et osera soutenir que L’1dex n’est pas le premier combattant et résistant dans les choses touchant à la formation professionnelle.

    J’ai des doutes, car toutes les institutions, touchées au plus près de leur fonctionnement, ont cette capacité à se taire qui ne tient pas de l’inertie, mais de la lâcheté. Souvent masculine.

  • 6 octobre 2011 à 8 h 12 min
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    Ecrivons à Claude Roch! Tous!

  • 6 octobre 2011 à 11 h 54 min
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    J’ose espérer que la personne incriminée (l’anti-enseignant) vienne au moins ici pour expliciter ses écrits et justifier, avec des arguments construits, ses prises de position…
    Je ne crois pas me tromper en pensant que les auteurs de l’1dex sont ouverts au débat avec ce dernier ou avec le président de la SPVal.

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