Non, le pire n’est jamais sûr!

(PAR VINGTRAS)

Les élections au Pays-Bas viennent de montrer que la « vague populiste » que l’on redoutait en Europe, reste limitée à des réactions d’humeur et à des poussées de fièvre non létales. En est-il de même concernant la menace que fait planer Marine Le Pen sur l’élection présidentielle ?

Le « Front national » (qui a volé son nom à un grand mouvement de résistance communiste) n’a jamais fait l’objet d’une mesure d’interdiction prise par les pouvoirs publics ; il est donc un parti politique comme les autres et il est traité de la même manière (accès aux antennes, financement, etc).

Or il est présenté par la plupart des médias comme un épouvantail et ses représentants sont reçus avec des pincettes ou avec condescendance par les journalistes de la radio et de la télévision. A tort.

Ainsi bénéficie-t-il aux yeux de l’opinion, du caractère de victime indésirable que l’on tolère parce qu’on n’a pas le droit de la baillonner, ce qui lui confère une qualité particulière de « mouton noir » dont la vocation est de défendre les petites gens, d’être le porte-voix des indésirables et des exclus…

Contrairement aux « savantes » analyses des experts en sciences politiques, Marine Le Pen n’a aucune chance de gagner l’élection présidentielle car – même si elle fait un trés bon score au premier tour – elle est dans l’incapacité de rassembler sur son nom une majorité absolue des suffrages.

Le FN qui a été à l’origine un fascisme français, puis un poujadisme, puis un boulangisme nationaliste, draîne effectivement tous les nostalgiques de l’Action française, des Ligues antidreyfusardes, des Croix de feu, du groupuscule Occident…tous les traines-savates de l’extrême droite sortis des poubelles de l’histoire ou des officines moisies du quartier latin en passant par les chapelles intégristes et les feuilles de choux complotistes.

Pour le combattre avec efficacité, il faut l’attirer en rase campagne, en terrain découvert, et démolir un à un tous ses arguments fallacieux de telle façon que le grand public comprenne d’emblée qu’il ne s’agit là que d’une pure mystification.

Ainsi pour pulvériser le FN, il convient non pas de hausser les épaules et de lui monter les dents, mais de le pointer comme un fantôme voire comme Nosferatu le vampire.

De l’ail qui vaille !

Une pensée sur “Non, le pire n’est jamais sûr!

  • 18 mars 2017 à 11 h 24 min
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    Au Pays-Bas, il y a eu un vote de l’extrême droite mais aussi un vote écologiste, autre forme d’intégrisme, mais un peu plus « light « . Si on additionne les votes,il y a eu une révolution.
    En France l’écologiste n’existe pas.

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