DEFENDONS CHRISTIAN CONSTANTIN ! (1) - L'1dex

DEFENDONS CHRISTIAN CONSTANTIN ! (1)

Christian Constantin, en bottant le cul à Rolf Fringer, et en le giflant, a franchi toutes les bornes et doit être banni : tel est le discours que journalistes, politiques, sportifs et artistes de la langue débitent sur les ondes et les réseaux sociaux. Le Blick, la bible suisse de la vérité, appuie sur le champignon, et voilà Cri Cri d’Amour rangé au placard avec son costard. CC lui-même avoue son forfait et assume sa pleine et entière responsabilité pour cet acte qui lui « a fait du bien ».

 

Mais soyons un instant sérieux : en quoi donc Cri Cri d’Amour serait-il coupable et responsable pour cette douce caresse et pour ce penalty botté dans le popotin d’un entraîneur frustré ?

 

La psychologie élémentaire nous enseigne qu’un gentil gamin à qui l’on pardonne toutes ses frasques sans jamais le punir aura à coeur, par la faute de ses parents, de ses instituteurs et de ses éducateurs, à développer ses talents au-delà de ce que l’on pouvait imaginer. Et un juge pour enfants, responsable et attentif au développement harmonieux de son jeune justiciable, n’aura pas de mots assez durs pour stigmatiser les carences éducatives crasses de ceux qui devaient prendre soin de lui. Un juriste un brin sagace pourra même envisager de faire application de la norme pénale réprimant la non-assistance à personne en danger, selon la gravité des négligences dans l’apprentissage de la vie en société commises sur l’enfant.

 

En l’espèce, Rolf Fringer devrait s’en prendre aux vrais responsables. À tous ces journalistes serviles, Nicolas Jacquier et Stéphane Fournier en tête du peloton, ceux du NF, du Matin, de la RTS, de Bilan, du Blick même, qui ont su sanctuariser les performances du gamin octodurien. À tous ces artisans et entrepreneurs qui ont avec une constance qui force le respect baisser leur pantalon pour pouvoir participer avec le sourire aux réjouissances choucroutières de février. A tous ces entraîneurs qui, avec le souci de bien gagner leur vie, ont accepté de signer des contrats en sachant qu’ils seraient assez rapidement virés avec un coup de pied bien placé et sans trop d’indemnités. A tous ces joueurs qui, dans le silence du vestiaire, n’ont pas rechigné à être les destinataires de quelques grossièretés destinées à les faire progresser. A tous ces arbitres qui ont été fustigés et qui ont préféré se taire pour pouvoir continuer à exercer leur passion du sifflet. A tous ces supporters qui, après l’avoir parfois traité de bouffon, l’ont porté aux nues dans l’espoir de pouvoir boire quelques gouttes dans la coupe du vainqueur. A tous ces politiques, Sédunois y compris, François au sommet de la pyramide, qui l’ont combattu et qui ont ensuite accepté de boire le verre de l’amitié pour mieux être célébré par leurs électeurs. A tous ces transférés qui ont pu voyager en avion privé, se satisfaisant alors de la qualité du pilote et de l’espoir de pouvoir jouer un jour, par la grâce de Napoléon, dans une ligue anglaise ou espagnole. A ces magistrats, Nicolas le Premier, qui ont su assimiler les subtilités de la prescription pénale pour permettre au sale gamin vilipendé de continuer à jouer. A ces humoristes célèbres, Frédéric Recrosio excepté, qui ont tant aimé être appelés à vendre leurs talents à des amateurs de saucisses et de pinard de chez nous. A ces valeureux des JO de 2026 qui n’ont pas hésité à donner leurs noms pour générer un surplus d’enthousiasme chez les Valaisans déjà ébréchés par Turin. A ces Zorro qui l’ont sauvé de l’opprobre en 1998, voulant éviter que le FC Sion ne sombre dans les abysses de l’oubli, n’écoutant point Eric Comina qui avait imaginé envoyer tout valser, Mudry et Cri Cri, dans une même danse macabre.

 

Rolf Fringer, ne voyez-vous pas que vous n’êtes que l’ultime marche d’un processus irrésistible qui a contraint, force de la pulsion l’assistant, un homme à jouir de son plaisir à botter le cul à tous ces entraîneurs, parfois sans honneur ? Ne voyez-vous pas que votre fessier n’a été que le réceptacle de toutes ces couardises passées nées de la lâcheté ou de la pusillanimité d’êtres humains si facilement domptables par l’argent ou la reconnaissance ? Ne voyez-vous pas que votre joue n’est que la cible d’un léger agacement affectant un garnement que l’autorité n’a jamais voulu ne serait-ce qu’égratigner ? Ne voyez-vous pas que votre chute n’est due qu’à la paresse de jambes ne voulant pas affirmer leur solidité devant l’outrecuidance d’un enfant abîmé ? Ne voyez-vous pas que votre fonction à Teleclub n’est qu’un alibi pour éviter que vos « confrères » ne considèrent mieux leurs actions au ralenti dans un miroir non déformant ? Ne voyez-vous pas que la plainte pour diffamation et dénigrement déposée par cet enfant n’est qu’un appel à cette impossible reconnaissance absolue que recherche, presque dans le désespoir, ce Napoléon découvrant les plaines de Russie et la Bérézina ? Rolf Fringer, ne voyez-vous pas que Cri Cri d’ici voudrait que vous lui disiez merci de pouvoir, grâce à lui, vivre de votre passion alors que lui ne peut côtoyer les terrains de jeu que parce que des millions, par les dieux, lui ont été promis ?

Rolf Fringer, vous m’avez compris, vous ne voudrez pas être celui qui symbolisera par votre action en justice la chute de l’enfant prodigue. Vous laisserez ainsi chacun, dans sa fonction et son rang, agir en parfaite liberté et vous répondrez, sourire aux lèvres, à l’invitation du magistrat qui osera examiner les récriminations émises en cour de récréation.

 

Je n’ai personnellement guère d’espoir : la Cité n’avouera pas ses fautes et pariera sur les capacités de ce brave gamin à réciter tout seul et correctement un acte d’auto-contrition. Trois Je Vous Salue Marie, par exemple.

 

Bonjour à tous les curés qui ont reçu les confessions de cet enfant !

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

18 pensées sur “DEFENDONS CHRISTIAN CONSTANTIN ! (1)

  • 22 septembre 2017 à 11 h 39 min
    Permalink

    Le site du NF répertorie les réactions de tous les médias. Le Valaisan attend une réaction de son journal préféré. Nous nous réjouissons. Par mon article, j’ai voulu faciliter la tâche à celui qui aura la lourde tâche de définir la position du Valaisan moyen.

  • 22 septembre 2017 à 11 h 46 min
    Permalink

    Que c’est bien dit. Mais il y aura tout de même 7000 « enchoucroutés » qui iront applaudir le comportement lamentable de CC et ainsi renforcer l’image négative de notre canton auprès des confédéré et d’ailleurs puisque le journal l’Equipe, par exemple, en a parlé.
    Bonjours au comité Sion 2026 qui va essayer de convaincre le monde que le Valais est une terre accueillante et fair-play.

  • 22 septembre 2017 à 11 h 59 min
    Permalink

    Grandiose Me Riand !

  • 22 septembre 2017 à 13 h 30 min
    Permalink

    Eh bin,
    J’imagine que CC a oublié qu’il ne se trouvait pas en Valais lors de cette gentille accolade…
    Voyons, voyons, quelle belle image d’intelligence de self-control et de sportivité vous donnez M. Constantin; de vous tout d’abord, de votre entourage qui vous lèche les pieds, du monde du sport que vous représentez en tant que Président, et finalement, aux jeunes de ce canton…

    Vos millions ne réparerons pas le dégât d’image.
    Peut-être qu’un cours de comportements en « Société » vous ferait le plus grand bien.

    Mais, on l’avait bien compris, l’esclavage est encore bien vivant en Valais et je plains tous ceux d’entre nous qui devrons expliquer aux autres – Les Suisses de la Confédération – que vous êtes un cas unique totalement isolé et peu représentatif des citoyens valaisans.

    Bonjour à tous les Hommes et Femmes libres de ce canton.

  • 22 septembre 2017 à 15 h 14 min
    Permalink

    Au moins on échappe aux bondieuseries de ces derniers temps, rubrique religion.
    Et il n’est plus question d’orthographe !

    Y a même un dessin de presse qui demande à Trump de faire une petite connerie pour qu’on oublie un peu notre héros valaisan.

    • 22 septembre 2017 à 20 h 59 min
      Permalink

      Je ne sais pas si c’est bien de passer du christianisme à la christiannerie!

  • 22 septembre 2017 à 16 h 42 min
    Permalink

    C’est la saison des chats teignes

  • 22 septembre 2017 à 18 h 38 min
    Permalink

    Ce monsieur a frappé un vieil homme parce qu’il ne savait pas quoi répondre par des mots à des mots.

    Exactement comme le mari violent fait taire sa femme en lui mettant une mandale dans la gueule.

    Super glorieux.

    J’ai honte que mon canton se choisisse ce genre d’homme comme emblème, et surtout qu’il en en soit d’aussi nombreux à trouver du courage dans ce genre de mode d’expression.

    Il y a quelques années, j’ai obtenu contre lui un jugement qu’il n’a pas aimé, pour des clients évidemment. Il m’a fait notifier un commandement de payer à titre personnel de 250’000 francs pour atteinte à son image. Heureusement qu’il y a des juridictions pour lui rappeler que ce genre de comportement est illégal. Elles ont sanctionné le commandement de payer d’alors, mais c’est vrai : c’était la Cour de Justice genevoise.

    Personne ne comprendrait que les tribunaux valaisans ferment les yeux encore une fois.

  • 22 septembre 2017 à 18 h 43 min
    Permalink

    Autrefois, on otait son couvre-chef devant le bailli Gessler, aujourd’hui, on lui botte les fesses.
    o tempora, o mores !
    Je suis tombé par terre,
    C’est la faute à Fringer,
    Le nez dans le ruisseau,
    La faute aux Suisses totos…

  • 22 septembre 2017 à 23 h 37 min
    Permalink

    Tristesse des médias suisse gaucho ! Avant le valais et les valaisans étaient respectés pour leur franchise et pour ne pas se laisser marcher dessus! Depuis quelques années on fait des courbettes est on tente de rentrer dans le moule! Moule creer par ceux qui nous traitent de paysan et de cretin des alpes! Arrêtons un peu d oublier ce qui a fait la renommée de notre beau canton et ses habitants! Même si je ne soutient pas vraiment ce geste, pourquoi en faire toutes ces histoires! Une gifle, on boit une et on en parle plus! Avoir des « corones » devient bientôt punissable!

    • 23 septembre 2017 à 10 h 11 min
      Permalink

      UN geste, UNE gifle … croyez-vous ! Lisez « Séquence de gestes », article qui n’est pas réservé aux seuls abonnés. En revanche, ceux qui voudront connaître la suite de la saga, ils devront acheter L’1Dex Mag numéro 2, qui est … remarquable ! (Pas de feinte humilité !)

  • 23 septembre 2017 à 5 h 58 min
    Permalink

    Et dire qu’on oblige les propriétaires de chiens a suivre des cours de comportements canins. Heureusement que le bulldog d’Octodure n’a pas mordu Fringer, sinon sa maitresse aurait du recommencer son cours! 🙂

  • 23 septembre 2017 à 7 h 08 min
    Permalink

    En Valais, pour le moins, les millions que vous pesez vous mettent à l’abri de gros ennuis. Il y a une parfaite complicité entre les « bénéficiaires » et les autorités politiques et judiciaires. CC n’a pas été placé sur la sellette et n’a pas dû cracher au bassinet pour quelques millions de CHF du fait que l’autorité judiciaire l’avait oublié: prescription. C’est aussi celle qu’invoque LG (Léonard Gianadda) qui n’a pas jugé utile de répondre de ses forfaits: lisez « Lettre ouverte à Léonard Gianadda » dans http://www.fornage.ch. Me Riand a bien décrit la situation qui malheureusement frappe notre canton. La « dératisation » peine à se faire car elle est bien ancrée, la machine est graissée et rapporte beaucoup à la nomenklatura. Un indigent a-t-il le malheur de voler un petit pain: il est placé sur le gril. Un millionnaire dépouille-t-il sans scrupule une personne ou une collectivité: il échappe à toute sanction. Normal? A mon sens pas du tout. Lors de la « La conjuration des crochets » fomentée dans le Bas-Valais à la fin du 18ème siècle, cinq prévenus ont été mis à mort pour avoir oser s’élever contre les les aristocrates sédunois, l’évêché et l’abbaye de St-Maurice. Certes on ne pratique plus la décapitation ni la pendaison: on a actuellement des moyens plus sournois. Toutes ces lignes ne sont-elles que caricatures? Pas sûr.

  • 23 septembre 2017 à 9 h 29 min
    Permalink

    Voilà un Cordonnier qui mériterait d’être savaté à son tour, puisqu’il faut bien combattre le crétinisme sur le mode « constantinien » selon ses dires. Tant qu’à faire on pourrait aussi le châtrer puis exposer ses magnifiques « corones », tout cela impunément bien sûr.
    PS : Il faudrait cesser d’associer paysan et crétin des Alpes, de nos jours le crétin des Alpes est plus souvent président et/ou entrepreneur que paysan….

  • 23 septembre 2017 à 10 h 02 min
    Permalink

    Ainsi donc, si j’en crois ce fossoyeur d’entraîneurs, le bottage de culs et les claques seraient une marque cul-turelle du Valais et de ses habitants. Belle voie de fait ma fois!

    « Tu quoque mi pater? » a peut-être dit Benjamin à son père, en guise d’encouragement, avant la transformation du pénal-ty sur les fesses fringériennes.?

    Je m’amuse déjà à l’idée du prochain procès. Le stade de Tourbillon y suffira-t-il

  • 24 septembre 2017 à 10 h 41 min
    Permalink

    RAS LES JOYEUSES, DE CC !

    • 24 septembre 2017 à 11 h 52 min
      Permalink

      Narcisse, les majuscules, t’as où la touche coincée ?

  • 25 septembre 2017 à 8 h 03 min
    Permalink

    Cratogne justicier, t’as où le ciboulot coincé?

Commentaires fermés.