Frédéric Recrosio. Ma revue à nous, saison 2 - L'1dex

Frédéric Recrosio. Ma revue à nous, saison 2

La saison 1 de « Ma revue à nous » de Frédéric Recrosio avait été magnifique. Avec des moments d’une force incroyable, telle celle de ses migrants insultés sur facebook et propulsé dans un silence éblouissant vers la Cité. Alors, en grimpant les marches qui me conduisaient au Théâtre de Valère, je m’interrogeai : quelles nouveautés dans la saison 2 allaient accrocher avec autant de force le public ?

Dès la première séquence apparut l’un des personnages principaux de la saison 2, la video. Le public découvre les mots dits ou chantés par Recrosio, dans un flot littéraire jaillissant de l’écran. Une réussite introductive absolue. Miss video vous épatera.

Ecrivant à sa façon la petite histoire du Valais de 2017, Frédéric Recrosio emmène avec lui deux brillants comédiens qui n’ont pas eu peur d’affronter leurs travers. Vincent Fragnière est fulgurant dans sa manière de côtoyer son propre silence, coupé adroitement par le journaliste Recrosio. Un contre-emploi qui a fait peut-être l’unanimité parmi les spectateurs. Et Sébastien Fanti, dont on pressent qu’il pourrait rapidement rejoindre les Curie dans la postérité, devient un acteur si convaincant que l’on aimerait en savoir plus sur les effets de ses appels téléphoniques inféconds. On aimerait presque être en face de lui et lui souffler dans les oreilles des bulles de savon.

Les épisodes ne sont pas encore achevés. Ainsi Frédéric Recrosio a été d’une douceur de Sioux avec Jacques Melly, comme s’il pressentait qu’un lâcher-prise de sa part sur ce délicat sujet pourrait lui valoir quelques uppercuts que, visiblement, il n’est pas prêt à recevoir.

La Fête du poulet, et ce n’est pas le vice-président de Sierre qui me contredira, a été grandiose en saison 1. Une pointe de Téléthon mal ajusté a fait que cet épisode était peut-être moins réussi que celui de l’année dernière.

Verbier n’a pas été épargné, même s’il n’a pas trop fait rire. Pourtant, dans le champ des constructions, le spectateur est restée bouche bée devant les énormités architecturales de Fully, village dans lequel les dessinateurs-concepteurs paraissent vouloir se transformer en capitaines de paquebots. Mais, au final, Jean-Marc Jacquod et sa maison de nain, à Bramois, aura emporté la Palme. Du mauvais goût, de la fantaisie ou de l’invention architecturale, à chacun de choisir !

On pressent aussi, à travers ce spectacle, que Frédéric Recrosio ne désespère pas de donner une leçon de karaté à Frédéric Favre. Peut-être lui faudrait-il alors un brin d’agressivité supplémentaire pour nous mettre KO. Recrosio attaque avec plus de vigueur les has-been, voulant peut-être se préserver devant les puissants d’aujourd’hui. Ainsi, on se remémore ce moment où Momo comprend qu’à force de regarder, il finira par voir. Celui qui regarde voit et, en voyant, on se rend compte du danger qui nous guette. Mais Momo sait fermer les yeux.

Le clou du spectacle est peut-être ce moment où Frédéric Recrosio, en vrai paresseux, confie la rédaction du scénario à Christian Constantin. Cri Cri d’Amour est à la hauteur de la chose. Inégalable ! Mais je m’interroge : quid des droits d’auteur ?

Yannick Buttet a été applaudi dès les premières répliques. On pressent que Recrosio adore jouer de la trompette dans les fourrés et aimerait se transformer en policier maîtrisant toute la mise en scène. Pas sûr que Frédéric Mudry, devant le succès de quelques réparties, ne songe pas à donner plus de poids à ce conseiller national, arrivé sur le tard dans la série, mais ayant le potentiel pour capter le rôle de fil rouge de la série. Mais CC et Melly n’ont pas dit encore leur dernier mot.

Bonjour à toutes les demi-soeurs qui ont applaudi Recrosio ce mardi soir à Valère !

 

Post Scriptum : Recrosio a oublié de citer L’1Dex comme source de certaines de ses inspirations. Personne ne lui en voudra, parce qu’il a offert les salamis Don Recroze. Je vous le dis : une merveille. Et si vous voulez vous assurez, contactez David Mounir, chez Axa Assurances.  Who else !

 

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Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

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