AEROPORT DE SION. ALINE, NE VOIS-TU RIEN VENIR ? (3) - L'1dex

AEROPORT DE SION. ALINE, NE VOIS-TU RIEN VENIR ? (3)

Les langues vont-elles se délier dans les airs de Sion et sur le tarmac de son aéroport ? Pas sûr, tant les citoyens sont habitués à accepter toutes les couleuvres, même les plus herculéennes dans le champ des petits avions de chez nous.

 

Un exemple parmi d’autres. Que penser de cette séance au sommet au cours de laquelle les représentants de Powdair (qui ne manquent pas d’air !) ont exposé leurs objectifs et leurs intentions dans un blabla digne des meilleurs sermons ? De ce moment divin où un « devin sachant » a demandé quels avions seraient utilisés par la compagnie et quelle modalité d’AOC (autorisation pour les vols commerciaux) permettrait de réaliser les buts imaginés ? Pas d’avion indiqué et pas d’AOC existante !

 

Les acteurs présents se sont-ils alors inquiétés des réponses indigestes qui avaient été formulées par les destinataires des légitimes interrogations ?

 

L’aéroport de Sion et la Ville de Sion ont dépensé quelque 250’000 francs dans une opération que l’on veut aujourd’hui présenter comme une aide ponctuelle à une start up innovatrice. Peut-être un jour saura-t-on qui, réellement, a bénéficier de ces largesses.

 

Aline X. ose même sur les ondes soutenir que la dépense de 75’000 francs fut tout bien pesé une réussite, puisque l’Aéroport de Sion est serait devenu dans l’imaginaire de certains un lieu, à nouveau reconnu, de villégiature touristique européenne.

 

Et, sur les réseaux « souciaux » (je laisse ici le lapsus à la relecture, parce qu’il m’apparaît plein de promesses, le « u » supplémentaire indiquant que la Ville de Sion a bien été, sur ce coup, eue !), certains, proches de la direction de l’aéroport, disent qu’il faut savoir risquer pour réussir. Qui ne voudrait risquer au moyen de contributions publiques ? Où se niche alors le risque ?

 

Dans un État de droit, la Commission de gestion et la Commission des finances exigeraient l’aménagement immédiat d’une séance du Conseil général et la constitution d’une commission ad hoc spécifique animée d’une vraie volonté de transparence.

 

Aline X. ne s’en fait pas trop et se sait bien protégée par ses diplômes, par ses amis politiques du PLR et par l’histoire sans cesse bégayante de l’aéroport de Sion.

 

Recrosio en fera peut-être un sketch en décembre prochain, pour sa 3ème Revue (remarquablement bien « marketée » par le NF). Mais, avec galanterie, il feindra de ne pas trop se risquer dans la caricature féminine.

 

Et puis, les choses reprendront comme avant. Personne n’invoquera les « gouffres » laissés par l’ancien directeur, ni les améliorations « loupées » de l’Aéroport de Sion, ni tout le reste, encore sous le tapis.

 

Ici, à L’1Dex, s’agissant de l’aéroport, nous avons les idées assez claires et nous disons, en souvenir d’un article signé par Béatrice Riand le 10 décembre 2013, Vive Central Park !

 

Nous sommes au moins certains de nous mettre sur ce coup tout le monde à dos. Non ?

 

Bonjour à tous ceux qui aiment Central Park !

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

6 pensées sur “AEROPORT DE SION. ALINE, NE VOIS-TU RIEN VENIR ? (3)

  • 13 janvier 2018 à 11 h 24 min
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    En termes de bruit (cf. étude de l’EPFL) et de sécurité, Sion n’est pas du tout l’endroit adéquat, ni pour un aérodrome militaire ni pour un aéroport civil. Avec une LAT « écologique » nous planifiant un décor digne des grandes agglomérations, il serait souhaitable de ne pas faire pire que sur l’île de Manhattan : c’est à dire oublier l’importance d’un Central Park !
    La zone de l’aérodrome de Sion est l’endroit idéal pour un tel projet, après des années de « foutage de gueule » des politiques de la région en matière de parcs publics.

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    • 13 janvier 2018 à 11 h 31 min
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      Pour le millième commentaire de JeuneValaisan, ça fait fort ! J’applaudis !

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      • 13 janvier 2018 à 12 h 04 min
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        Maintenir l’aeroport de Sion ne fait plus au un sens. Question espaces verts et parcs, il y a déjà les Îles dans cette région. Il vaudrait mieux y autoriser un développement urbain. Par exemple des logements sociaux et un éco- quartier

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        • 13 janvier 2018 à 12 h 44 min
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          Encore une victime de la propagande du béton « vert » ? Encore une victime d’une illusion écologique ? Quelle est votre posture de « verte » sur la décroissance ? Deux poids, deux mesures ? Vous n’avez jamais constaté la saturation de la zone des îles ?

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        • 13 janvier 2018 à 14 h 58 min
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          @ Riand : merci pour votre commentaire et cette information statistique

          @ Roh : Un socialiste plus écolo qu’une verte : cocasse !

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  • 15 janvier 2018 à 9 h 22 min
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    on a assez de nature, il faut étendre la ville, construire un business center, attirer les multinationales avec des conditions inférieures à Zoug, une gare CFF « Sion business east » (c’est sur le même tracé), construire une télécabine de ce centre à la gare actuelle. Cette télécabine sera reliée à celle qui part de la gare pour rejoindre Veysonnaz et les Collons.
    Ce centre englobe donc logements, bureaux, centre commerciaux, ciné multiplex et parkings gratuits. Pour obtenir les crédits, ils suffit de demander à GMB elle sait comment…

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