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CATALOGNE. POUR CEUX QUI PENSERAIENT ENCORE QUE L’ESPAGNE EST UNE DEMOCRATIE

LE TWEET DE LAURE

 

« Ils ne méritent pas le privilège de la justice ». Rivera parle en ces termes des prisonniers politiques catalans. Pour ceux qui auraient encore un doute sur le pourquoi d’une volonté d’indépendance et qui remettraient en ? le totalitarisme espagnol.
A bon entendeur, salut. twitter.com/ANC_Mossos/sta…

 

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9 pensées sur “CATALOGNE. POUR CEUX QUI PENSERAIENT ENCORE QUE L’ESPAGNE EST UNE DEMOCRATIE

  • 14 mars 2018 à 9 h 09 min
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    Citation tronquée et tirée de son contexte. Le discours exact de Rivera était :

    « Je pense que celui qui a essayé de briser une démocratie européenne ne peut pas avoir le bénéfice ou le privilège de la justice. Il serait intolérable qu’en démocratie, le message envoyé au reste des citoyens soit : comme nous sommes politiciens, nous nous pardonnons entre nous. Je ne veux pas que l’on pardonne Junqueras pas plus qu’un politicien corrompu. Je ne veux pas que la justice du juge se fasse dans les bureaux [politiques]. »

    Donc, Rivera demande très justement que justice soit faite et que quelqu’un qui viole la loi ne puisse échapper à son châtiment parce qu’il est politicien.

    • 14 mars 2018 à 15 h 59 min
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      Don Green,

      Les lecteurs de L’1Dex apprécieront !

  • 14 mars 2018 à 18 h 29 min
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    Dans une démocratie, la justice n’est en aucun cas « un bénéfice ou un privilège ». Elle est un droit, qui s’étend même au pire des criminels. Ces propos me semblaient tellement scandaleux que je me demandais si ce n’était pas une intox. La précision que vous fournissez montre que ce sont bien les paroles de Rivera et le contexte ne change strictement rien au sens. Merci donc de cet éclaircissement.

  • 14 mars 2018 à 20 h 13 min
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    Methis, Rivera dit exactement la même chose que vous : la justice doit être égale pour tous ; il ne peut y avoir de privilège de justice. Un politicien qui viole la loi ne devrait pas bénėficier d’un traitement privilégié pour des motifs politiques. Un juge doit rendre son verdict en tenant seulement compte des faits délictueux reprochés et sans tenir compte de considérations politiques. Partant, Junqueras, pas plus qu’un politicien corrompu, n’a le droit de se voir accorder en justice un traitement de faveur ou une grâce quelconque pour débloquer une situation politique.

    • 15 mars 2018 à 16 h 44 min
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      Qu’entendez-vous par « le bénéfice et le privilège de la justice » ?

    • 15 mars 2018 à 20 h 57 min
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      Si Rivera avait dit : « il ne peut avoir UN privilège de la justice » j’aurais compris comme vous, qu’il demandait une justice égale pour tous et j’aurais naturellement approuvé. Mais il dit « LE privilège » et le sens est totalement différent. LE donne un sens générique, comme on dit L’homme, LE droit, LE travail ; si vous dites UN homme, Un droit, Un travail, il s’agit d’un élément ponctuel. Personne ne devrait avoir droit à UN privilège de justice , ce serait justement un déni de justice, mais LE privilège de la justice est acquis à toute personne dans un état démocratique.

  • 15 mars 2018 à 21 h 03 min
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    @Methis

    Par « bénéfice et privilège de la justice », Albert Rivera fait référence à un traitement de faveur de la part de la justice. Chose qu’il explique très clairement en répondant – lorsqu’on lui pose la question « Accorderiez-vous une grâce à Junqueras ? » : « Jamais. Je crois que quiconque a essayé de briser une démocratie européenne ne peut bénéficier de privilège de la justice, ou de l’injustice pour le dire mieux. [Junqueras] est le seul leader qui s’est présenté, les autres ont fui. Mais si finalement on le condamne pour prévarication, sédition, rébellion, détournement de biens et désobéissance, il serait intolérable qu’en démocratie le message envoyé aux autres citoyens soit : hé, parce que nous sommes des politiciens, nous nous pardonnons mutuellement. Je ne veux pas qu’on gracie Junqueras, pas plus qu’un politicien corrompu. Je ne veux pas que dans les bureaux [politiques] on fasse une injustice de la justice que dicte un juge. »

    https://www.elindependiente.com/politica/2018/03/11/entrevista-albert-rivera-nunca-indultaria-a-junqueras/

    • 16 mars 2018 à 13 h 20 min
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      Voici la phrase exacte et originale : “Quien ha intentado romper una democracia europea no puede tener el beneficio ni el privilegio de la justicia”.
      EL beneficio, EL privilegio
      EL : LE, article défini.
      Rivera dit bien que Junqueras et les autres ne peuvent pas avoir LE bénéfice ni LE privilège de la justice, et votre traduction (ne peut bénéficier de privilège de la justice) me semble infidèle.

  • 16 mars 2018 à 17 h 47 min
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    @Methis

    Ce n’est pas en se livrant à l’exégèse stérile d’un article défini tiré d’une phrase tirée elle-même hors de son contexte que l’on peut prétendre éclaircir ce qu’a voulu dire Albert Rivera lors de cette interview. Pour ce faire, on part de la question posée par le journaliste et on tient compte de toute la réponse de la personne interrogée.

    Quelle était la question du journaliste ? En formulant une hypothèse d’école, le journaliste demande au président de Ciudadanos si ce dernier amnistierait Junqueras s’il en avait le pouvoir (concrètement, s’il était le chef du gouvernement espagnol).

    À cette question, Rivera répond par la négative. En rappelant – comme vous l’avez fait plus fait, Methis – que la justice n’est pas un privilège (étymologiquement, une « loi privée » qui, dans l’Ancien Régime, accordait plus ou moins de devoirs ou droits selon le statut social). Dans un État de droit, la justice doit être égale pour tous. Partant, Rivera déclare que Junqueras ne peut bénéficier d’un privilège qui le verrait être amnistié – dans l’hypothèse où ce dernier serait condamné par la justice – sous prétexte qu’entre politiciens on s’arrange pour ne pas aller en prison.

    Rivera déclare très concrètement qu’il veut que, dans l’affaire Junqueras, la justice suive son cours sans que le politique n’interfère. On peut difficilement trouver de meilleure défense de l’État de droit de la part d’un homme politique.

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