« Brésil, allô ? »

Qu’ai-je écrit le 7 juillet, ici à L’1dex : « la comparaison des forces en présence est dramatiquement en défaveur du Brésil ». Du Café du Midi à Martigny, où j’ai assisté à la première mi-temps du match, jusqu’aux favelas de Rio de Janeiro, personne ne contestera aujourd’hui la pertinence du propos. Avant même la pause, un concours s’engagea sur le titre approprié pouvant le mieux résumer le drame : « La dérouillée brésilienne », « La déferlante teutonne », « Video Gag », celui de ma voisine « Brésil, allô ? », « C’est incroyable ».

Gonzalo Higuain et la défense de l’Argentine font vibrer Buenos Aires

Plus personne n’en doute à Bruxelles, la Belgique peut être championne du monde. A Buenos Aires, le discours est légèrement différent, Messi sera champion du monde, il le mérite. Ces deux équipes nationales se rencontrant en demi finale, on s’interroge sur l’issue d’un match qui s’annonce spectaculaire. La Belgique a enthousiasmé contre les USA; l’Argentine, quoique dominante, a frisé le code contre la Suisse, le coup de tête de Dzemaili heurtant le poteau de Romeiro à la toute fin de la rencontre. Il y aura des pleurs et des grincements de dents. Du côté de chez Hazard ou de chez Lionel ?

Le Costa Rica à un doigt d’un fabuleux exploit face à la Hollande

Le Costa Roca, cette équipe de petits nains qui ont éliminé successivement l’Uruguay, l’Italie, l’Angleterre et la Grèce, soit trois anciens champions du monde et un ancien champion d’Europe, s’attaque ce soir à 22 heures à la Hollande, si dévastatrice pour l’Espagne lors du premier match. On le croit tous, le poisson est ici trop gros pour la grande surprise de ce Mundial. On ose le dire : le Costa Rica n’a aucune chance. Strictement aucune. Les Pays-Bas se savent grand favori de la confrontation et ne se laissera pas piéger. Mais qui sait, en foot, tout est possible, même l’inimaginable. Suivons-les !

Le Brésil, fébrile, dépassé, dominé, est victorieux !

Scolari a osé : Maicon prend la place de Alvès, un choix presque logique tant le Catalan a été médiocre jusque-là. Et sur le premier corner de Neymar, magnifiquement tiré, Thiago Silva au second moto marque du genou (7ème minute). Le Brésil pourra jouer en contre, la Colombie devra être immense pour faire douter le Brésil de Neymar à l’image de l’insaisissable Quadrado qui menace la cage de Julio Cesar.

Le camp de football de LET’S PLAY et la Coupe du Monde en direct de la Favela de Tijuaçu à Rio

Les images ne parlent pas d’elles-mêmes. Elles ont toutefois le mérite d’aider à se représenter les choses concrètement. Voici un petit tour d’horizon en images et vidéos de quelques moments intenses de l’expérience de l’association LET’S PLAY au Brésil. Sans fioriture, sans montage, en vrac et de manière brute. Pour du contenu plus sophistiqué, je vous dirige directement vers les médias qui nous ont suivi et qui ont rendu cette semaine intense en termes de communication. Les divers articles et reportages amènent d’ailleurs d’intéressantes réflexions sur la façon dont faire part d’une telle expérience, sur la perspective adoptée, sur le rapport entre le réel vécu et le filmé transmis.

Pourquoi la Belgique s’arrêtera en quart de finale

Le match – The game, The one, The special one – de la Coupe du monde, au-delà de Angleterre – Uruguay, fut sur le plan des émotions, des actions de buts et de l’engagement des troupes, la rencontre magnifique entre la Belgique et les États-Unis. Pourquoi ? Parce que le gardien Howard a peut-être disputé le plus grand match de football qu’un dernier rempart a pu avoir joué depuis que le football existe. Si le lecteur a une proposition à émettre qui puisse contredire cette opinion, tous les amateurs de football se précipiteront pour aller voir cette prestation inconnue au bataillon. Et puis parce que la Belgique de Stromae et de Wilmot a montré qu’elle avait la classe d’un champion du monde. C’est dire aussi la performance finale des Américains dont la condition physique, à l’image de celle de Bradley, fut irréelle.

Brésil 2014. La France est protégée par les arbitres

Le doute n’est pas permis : la France a bénéficié de l’insondable mansuétude des arbitres. Arsène Wenger, Pierre Menez, Lizarazu, Youri Djorkaeff, Luis Fernandez et les éminents spécialistes du ballon rond de l’Hexagone n’aiment pas en parler. Au fond d’eux, ils doivent penser que toutes les erreurs d’arbitrage qui bénéficient à la France ne compenseront jamais l’agression inqualifiable dont a été victime Battiston dans le choc de Séville en 1982 face au boucher Harald Schumacher. Mais n’a-t-on pas atteint le stade du trop plein ?