Hôpital du Valais : le NF approuve Vigousse !

Le suspense devenait intolérable : Le Nouvelliste allait-il, oui ou non, approuver la démarche journalistique et le résultat des investigations hospitalières publiées ce vendredi par Vigousse et Joël Cerutti ? Tel était l’interrogation que je formulai dans les « Transpirations journalistiques et hospitalières ». J’émettais l’hypothèse que la réponse serait donnée dès ce samedi matin dans le quotidien préféré des Valaisans, celui-là même dont un projet pour le bicentenaire de 2015 a reçu l’approbation du Conseil d’Etat (qui aurait imaginé d’ailleurs que La Pravda locale ne fut pas de la fête gouvernementale, elle qui représente les intérêts de tous ceux qui comptent dans ce plat pays ?). Et je dois avouer que le NF ne s’est pas défilé.

Transpirations journalistiques et hospitalières

Jean-Yves Gabbud et Jean-François Fournier transpirent. Le premier, auteur de l’article, le second, par sa passivité complice, ont été rabroués il y a peu par Charles Kleiber, l’honorable président du Conseil d’administration de l’Hôpital du Valais. La raison de ce courroux kleibérien avait sa source dans Le Nouvelliste qui avait repris, avec trop peu de nuances, les révélations de Vigousse en lien avec quelques morts supplémentaires sur la table d’opération. C’est inacceptable, avait susurré sieur Kleiber au téléphone, qu’un quotidien aussi remarquable que le NF ait osé prendre appui un samedi matin sur les énoncés de Joël Cerutti, le satanique. Et c’est ainsi qu’aurait débuté le lynchage médiatique dont aurait tant souffert le valeureux Vincent Bettschart. Or, « plus ça change, moins ça change », puisque ce vendredi Vigousse et Joël Cerutti récidivent. Alors, transpirants, Jean-Yves Gabbud et Jean-François Fournier s’interrogent : allons-nous oser reprendre les informations du Vigousse du jour ? Oserons-nous nommer les gens ? Nous avancerons-nous dans une défense acharnée de l’Hôpital du Valais ou serons-nous d’une prudence de Sioux ? Mieux ne devrions-nous pas faire silence ? Que le lecteur se rassure : la réponse, d’une manière ou d’une autre, silencieuse, vraie, fausse, éructante ou désobligeante, polie ou réservée, d’approbation ou de contestation, sera demain dans Le Nouvelliste. Patientons.

Legrix, le fat, l’innocent – La-Chaux-de-Fonds est en ébullition

Hier, c’était chaud bouillant au Conseil général de La-Chaux-de-Fonds. Toute la presse y était : RTS Radio, RTS TV, L’Impartial, l’ATS, Le Temps, Le Matin, RTN, BNJ.TV, d’autres certainement encore. Et L’1dex, par la grâce de Twitter et de Myriam Wittwer, alias @pikatchoune. Il y avait même, dit-elle, Madame Legrix. Il y avait aussi des représentants non élus des partis politiques et des curieux. Il y avait surtout pas mal d’employés de la voirie, des fonctionnaires victimes, du management de sieur Legrix diront les plus indulgents, d’une personnalité perverse et narcissique diront ceux qui ont lu Marie-France Hirigoyen et qui ne connaissent que trop bien ce qu’est le harcèlement psychologique sur le lieu de travail. Il y avait donc à La-Chaux-de-Fonds la foule des grands soirs.

Petit manuel à l’usage de l’optimisation de la compréhension du crétinisme assumé – Le « logeanisme » en quatre points !

L’affaire Legrix monopolise l’attention des médias depuis plusieurs jours, en raison non seulement de la gravité des faits reprochés au principal intéressé, qui s’enferre dans un déni qui ne l’honore pas,  mais également parce que la réaction de l’exécutif municipal de La Chaux-de-Fonds a été radicale (et non gauchiste !) : destitution du conseiller en question, dans l’attente de sa (très hypothétique) démission.

Des « gestes déplacés » aux « propos dépréciatifs »

Le Tribunal cantonal lit Le Nouvelliste. Et assurément aussi L’1dex. Et communique ainsi par la Pravda cantonale ce jour sous la forme d’un droit de réponse bien vite publié : « Les reproches n’ont jamais porté sur un quelconque geste déplacé, mais sur des propos dépréciatifs. L’auteur de ces propos a fait l’objet d’un rappel à l’ordre ».

Du singulier des gestes répétés

Le singulier n’est pas banal. Le pluriel est répété. Le Nouvelliste (du 13 avril) n’a pu se fourvoyer : les mots écrits révèlent une odeur de soufre, des cachotteries de bénitiers et de lucifériennes animosités. Au théâtre, et la justice en est le plus illustre, le spectateur peut tenter de deviner ce que cache une communication « varonesque » (les bommes forts du TC sont du PLR dit-on).