CONSEIL D’ETAT 2017. « TU ES TROP DUR AVEC OSKAR »

A la sortie de L’1Dex Mag, j’ai été insulté en privé comme jamais pour avoir accepté d’inclure dans le magazine une interview d’Oskar Freysinger. L’éclatement de l’affaire San Giorgio avait, la même semaine que la sortie de ce magazine de qualité, « pourri » la réflexion.

La publication de mon dernier article, « Oskar Freysinger. Pour ne pas avoir une once de regret » a eu l’effet inverse. Ceux-là mêmes qui ont apprécié la position d’indépendance prise en décembre ont fustigé la mise en série des « faits adhésifs » :  « les lecteurs politiquement dégagés et mentalement équilibrés sauront désormais qu’ils n’ont plus rien à faire avec L’1Dex ».

A la sortie de L’1Dex Mag, en décembre, l’extrême gauche m’écrit : « je n’écrirai et ne lirai plus jamais L’1Dex ». En février, l’extrême droite renchérit : « Je t’avais vu trépigner et applaudir, samedi dernier, au premier rang de la «révolution colorée» montée par un prof montheysan en mal de notoriété » (trépigner signifie « frapper des pieds sur place à plusieurs reprises, rapidement » [je n’ai vu ni Yannick Délitroz ni personne trépigner à la Place du Scex]).

Dans cette campagne politique, la dureté l’emporte sur la vérité.

La seule réponse que je veux personnellement donner au Valais qui pense aujourd’hui est très simple, et prend la forme d’une vraie interrogation : que penser de l’affiche de Ensemble à droite qui a donné le ton à la campagne ?

Quand les mots ne veulent plus rien dire, on permet, par exemple, à Oskar Freysinger, qui a le sens de la formule de dire sans que quiconque, semble-t-il, ne veuille répliquer, « je veux sauver le PDC ».

Quand les mots ne veulent plus rien dire, on m’écrit : « Toi, le socialiste, tu vas donner des leçons d’humanité au conseiller d’Etat Freysinger ? Est-ce que ta maison, comme la sienne, sert d’abri aux enfants délaissés, aux SDF de passage et aux copains en rupture de ménage ? » Et ne croyez pas que l’auteur de ces mots ne sache pas que j’ai, par exemple, adopté trois frère et soeurs de Colombie, nés dans la rue à Bogota.

Où le bât blesse-t-il donc ?

L’affiche de Maria et le silence initial à ce sujet de Oskar Freysinger, rompu dans son interview accordé à Vincent Fragnière, « j’assume complètement le message de l’affiche Maria », répondent à cette question.

Bonjour à tous les calomniés !

 

Post Scriptum : pour ceux qui voudraient soutenir L’1Dex, un don est possible ou l’achat du magazine au prix de 31 francs.

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

3 pensées sur “CONSEIL D’ETAT 2017. « TU ES TROP DUR AVEC OSKAR »

  • 21 février 2017 à 20 h 20 min
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    C’est peut-être la démonstration que L’1Dex est une nécessité.

  • 21 février 2017 à 21 h 39 min
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    C’est la preuve que l’1dex s’exprime en toute liberté et touche ainsi là où ça fait mal.
    Je suis d’accord avec le commentaire d’Aliocha.

  • 21 février 2017 à 21 h 50 min
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    Oui, la campagne actuelle n’est que mensonges. Nier les évidences est courant.
    Un parti est créer pour lancer un candidat qui passe son temps à dire que ce n’est pas un parti.
    Un dissident passe sa campagne dire qu’il ne trahit pas.
    Le vice président de l’union du centre complote pour que le gouvernement ne soit pas au centre. L’organisateur de la manifestation anti-affichage présente son action comme apolitique.
    Ces myto sont-ils eux même convaincus de leur tirades?

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