LES ENFANTS DE VENISE

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. «Je te retrouverai», voilà ce qu’il avait dit ». La misère radieuse d’une bande d’enfants perdus, la fille secrète d’un médecin sans diplômes, la découverte de l’amour, l’or, le sang, la boue, l’honneur… pour son nouveau roman, Luca Di Fulvio vous emporte à Venise.

JE DANSAIS

Marie, treize ans, est enlevée et séquestrée. Tour à tour le ravisseur et la victime racontent : lui ce qu’il croit être de l’amour, elle sa résistance intime, son acharnement à survivre. « Tout le monde est captif dans Je dansais. Marie est captive de son ravisseur, Édouard, et Édouard est captif de son propre visage dévasté, du scénario amoureux délirant qu’il a tissé à partir d’un simple échange de regards avec cette petite fille croisée dans la rue. Les parents de Marie sont prisonniers du vide laissé par leur enfant enlevé, obligés de composer avec les failles que leur passé a creusées en eux. Et les femmes, partout et de tout temps, sont en butte à la violence des hommes, quand la crainte et le désir mêlés suscitent chez eux une cruauté qui peut aller jusqu’à l’annihilation. De cet enfermement, pourtant, naît une force : celle de l’invention de soi, de la résistance intime, d’une forme puissante et admirable de survie. C’est ce feu-là, parfois vacillant, enfoui, que j’ai eu envie de traquer avec ce roman, le chant polyphonique des empêchés. »C. Z. Avec une poésie et une intensité rares, Carole Zalberg ose confronter des voix que tout semble éloigner et aller au plus profond des paradoxes de l’enfermement et de la liberté.