CONSEIL D’ETAT 2017. POURQUOI VOTER FREDERIC FAVRE

(PAR LEONARD LATHION)

 

Je ne connais pas Frédéric Favre ; avant l’annonce de sa candidature je n’avais jamais entendu son patronyme.

Force est de reconnaître qu’à la lecture de sa formation et de son parcours professionnel on peut raisonnablement parler d’heureuse surprise au vu des candidats annoncés dans la course au Conseil d’Etat.

Un bref tour d’horizon des ses adversaires nous le rend immédiatement sympathique et le choix des électeurs devrait être en sa faveur tant soi peu que le citoyen lambda sache faire fi des partis et de ses appareils.

Jeune, formé, issu du privé ne traînant pas de casseroles et autres « affaires » il présente le profil idéal pour donner de notre canton une image nouvelle et permettre de quitter un système qui n’en finit pas de décevoir.
En face de ce profil atypique et réjouissant nous trouvons des conseillers d’état en place qui se représentent, forts d’un bilan déplorable. Ils nous ont donné durant quatre années un spectacle pitoyable, englués dans les affaires et les scandales, le tout sous une pseudo collégialité de façade.

Les « nouveaux » candidats usés par des décennies de présences politiques et médiatiques nous saoulent de promesses et force est de constater que malgré des années d’expériences « bernoises » n’ont absolument rien démontré. Darbellay (transfuge des chrétiens sociaux) a suivi les vents (nombreux) pour s’éparpiller dans toutes les directions sans montrer un cap ni une ligne politique clairement définie. Rossini, spécialiste des assurances sociales a beaucoup expliqué sans malheureusement démontrer (nous en sommes toujours pour une famille de 4 personnes à 19’000.- annuels de coûts d’assurance maladie de base). Schmid malgré ses aller-retour (élu, non élu, ré élu) est d’une discrétion abyssale et n’a sa place de candidat que par la grâce des alliances partisanes de la majorité.

Quelle prétention de croire que la minuscule représentation valaisanne à Berne influence la politique fédérale. L’expérience que nous souhaitons c’est celle de la pratique, du travail, des difficultés quotidiennes. Les professionnels de la politique présents depuis des dizaines d’années qui osent parler de renouveau et de nouvelle génération ne font pas (plus) rêver.

Ces candidats « forts » de leurs expériences fédérales nous promettent monts et merveilles ; n’oublions pas le discours de Freysinger il y a quatre ans, mêmes promesses basées sur ses réseaux (il devait ramener une montagne d’argent au Valais) et au final rien, hormis quelques affaires et scandales de plus. Quel valaisan a vu son quotidien amélioré après ses quatre années de présence ?

La surprise Voide donne l’image d’une majorité déchirée qui à trop vouloir satisfaire tout le monde n’a plus les moyens de tous les contenter.
Le cow boy fonctionnaire de Nendaz ne mérite pas quelques mots tant sa candidature parait ridicule ; lui l’homme du système repus par les mêmes personnes qu’il dénigre aujourd’hui.

Pottier, malgré une bonne volonté apparente est un fonctionnaire de l’Etat. A une époque pas si lointaine on parlait avec élégance de « serviteur de l’Etat ». Donc servir et par les temps actuels savoir se satisfaire de son statut et ne pas vouloir être cacique à la place du cacique (souvenons-nous du policier Varone il y a quatre ans).

Après ce trop bref résumé, il apparait que faiblesse, ambitions personnelles et autres motifs moins (non) avouables motivent la majorité des candidats.

Faisons un rêve, donnons de notre canton une impulsion moderne, marquée par l’ouverture, la formation, la jeunesse et la compétence, en un mot comme en cent, votons Frédéric Favre.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

2 pensées sur “CONSEIL D’ETAT 2017. POURQUOI VOTER FREDERIC FAVRE

  • 2 février 2017 à 2 h 01 min
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    Les PDC continueront-ils d’aller à la Migros? Pas tous, mon frère, pas tous.

  • 6 février 2017 à 10 h 52 min
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    Concernant les assurances maladie de base, libre à chacun d’enrichir la caisse de son choix…Pour une famille de 5 personnes, je paies 10’000.- par an….celui qui paie 19’000.- c’est qui? Maria…?
    Bon je dis pas ça pour défendre Rossini…loin de là…mais les 3/4 des chiffres avancés dans ces campagnes politiques de celui qui pisse le plus loin sont farfelus…

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