Affaire Buttet. L'enquêteur d'office - L'1dex

Affaire Buttet. L’enquêteur d’office

D’office, a dit Jean-Pierre Greter, le procureur général adjoint, si voisin de Nicolas Dubuis, le procureur général en chef, lui-même si proche de Géraldine Balet-Marchand, et si peu éloigné de Serge Métrailler, président du PDC du Valais romand, avec qui il mange régulièrement à l’Enclos de Valère ou ailleurs, lui-même si sévère avec le Buttet de là-bas, une enquête est ouverte pour violation du secret de fonction.

 

D’office, ça veut dire, je n’ai pas le choix, la loi me l’impose, je dois y aller, car la supposée infraction pénale se poursuit d’office, et moi, grand procureur général adjoint, je dois m’y coller et enquêter, car si je m’abstiens d’aller fouiner je trahis ma fonction au sein du ministère public. Et pan dans mes dents si je ne respecte pas le « d’office » !

 

Tout ça est bien beau, mais alors, dites-moi, cher lecteur, vous qui pensez que la justice pénale de chez nous est une sorte de perfection institutionnelle, comment se fait-il que le procureur général n’ait pas, d’office, ouvert une enquête pénale sur le mercure, sur le parking des Marais-Verts à Verbier, sur les violations du droit des constructions à Verbier et sur plein d’autres petits trucs louches qui n’ont pas convaincu tout de suite ces braves gens de la Rue des Vergers de se bouger très vite le popotin. Oui, comment se fait-il qu’on se débarrasse de l’affaire Giroud et qu’on ameute la populace sur un dossier politiquement bouillant, mais d’une platitude sans nom sur le plan pénal ?

 

Vous pensez que j’exagère ? Alors, s’il vous plait, allez interroger les vieux briscards de la presse de jadis, les François Dayer, Jean Bonnard, Janine Berthouzoz, Farinet Thurre and Co et demandez-leur s’ils n’avaient pas des liens étroits et cachés avec des policiers, qui leur fournissaient des renseignements au gré des circonstances. Et croyez-vous que les gens du ministère public, qui pouvaient lire ces choses dans leur journal préféré au petit matin, ouvraient alors des enquêtes d’office pour ces bavardages interdits ?

 

Ce qui serait vraiment intéressant, et que personne ne saura jamais, se résume à cette question : pourquoi donc le ministère public a-t-il d’office ouvert une enquête sur les affaires Buttet et a-t-il fermé pendant longtemps les yeux sur les affaires Giroud, Verbier, Lonza, Constantin et consorts ?

 

Je vous soufflerai un jour sérieusement ma réponse personnelle. Mais je n’en ai pas le courage aujourd’hui. Je vous laisse seul confronté à cette énigme, cher lecteur.

 

Bonjour à tous les policiers et à tous les magistrats qui n’ont jamais violé le secret de fonction !

 

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Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

3 pensées sur “Affaire Buttet. L’enquêteur d’office

  • 10 décembre 2017 à 11 h 50 min
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    J’ai bien reçu votre magazine et vous en remercie, votre concours un beau cadeau de Noël! Comment dois-je faire pour lire votre blog ? ( j’ai été tirée au sort lors de votre concours). Meilleures salutations et bonne suite pour votre journal.

  • 10 décembre 2017 à 13 h 42 min
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    Ce serait rien de nouveau sous le ciel !

  • 10 décembre 2017 à 23 h 26 min
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    Vous connaissez déjà la réponse Me Riand … Les petits copains se protègent ….

Commentaires fermés.