CONSTITUANTE EN VALAIS. LE TRISTE PERROQUET DU GOUVERNEUR (2/5) - L'1dex

CONSTITUANTE EN VALAIS. LE TRISTE PERROQUET DU GOUVERNEUR (2/5)

(PAR HONORINE ARLETTE DE LA MINAUDIERE, MEMBRE ACTIF DU GROUPEMENT SOUTERRAIN POUR LE RENOUVEAU ECLAIRE DU VALAIS DE DEMAIN [CONNUE DE LA REDACTION])

 

Tristan Neurohr est le président des Jeunesses PDC du Valais romand ; à ce titre, il a participé à la conférence de presse du 7 février 2018 que son parti de tutelle, le PDCVr, organisait avec son ancien rival, désormais allié depuis le mémorable épisode d’ »Ensemble à droite », l’UDC.

Ce fait est en soi un non-événement ; s’il est conté ici, c’est parce que ce jeune homme a répété mot pour mot ce que lui avaient dicté les anciens, à savoir qu’il n’est pas utile de réviser une Constitution plus que centenaire qui marche bien (on ne change pas une Constitution qui gagne…), que s’il y avaient des choses à changer, il faudrait le faire par une politique cas par cas ou petit pas par petit pas, et que si jamais le peuple avait la mauvaise idée de décider de réviser la constitution, il faudrait confier cette mission au Grand Conseil, qui est sage et élu pour ce faire. Tous arguments assénés avec irritation (la peur est mauvaise conseillère) par son Président Métrailler, flanqué des pontes UDC, les sieurs Addor et Logean, au discours progressiste habituel.

Si c’est un non-événement et si ce jeune homme fait le perroquet, pourquoi parler de lui ? Simplement pour rendre public qu’il est en fait le porte-voix du bien nommé « Gouverneur », Jean-René Fournier lui-même, avec lequel les liens de proximité familiale sont avérés. L’intéressant étant alors de rappeler aux nombreux citoyens qui l’ont oublié  que  le Gouverneur, alors qu’il gouvernait à la Planta, avait décidé de la politique des petits pas, et qu’il avait, il y a 20 ans déjà, écarté l’idée de la révision complète. Cette politique, reprise ensuite par le Bienheureux d’Orsières, a connu l’échec politique et financier magistral que l’on connaît. Une génération plus tard, le Gouverneur pense avoir trouvé le moyen d’imposer une fois encore cette vue dépassée. Dommage qu’il charge un jeune portefaix de cette mission impossible ; la charité chrétienne lui eût ordonné de s’abstenir.

 

Ajoutons que le jeune homme s’est rendu indéfendable avec une appréciation indigne sur l’âge vénérable (selon lui) des initiants. Le respect est une vertu chrétienne que son parti et ses dirigeants enseignaient, il y a longtemps.

 

Post Scriptum de L’1Dex : l’auteure de l’article a choisi la même illustration que celle voulue par son compère du premier article, soit une photographie du NF illustrant à la perfection les énoncés de ce texte et du précédent.