FC SION. CRI CRI D’AMOUR A ENCORE FRAPPE

15 septembre 2018

L’1Dex n’est pas le dernier surpris de la mise à pied de l’entraîneur Maurizio Jaccobacci à deux jours du match de la Coupe de Suisse qui doit opposer le FC Sion au leader de la seconde division, le Lausanne Sports. L’annonce du départ forcé du coach avait été programmée (cf. ici). Mais bon, en naïf supporter des Rouge et Blanc, on imaginait que l’ancien joueur de YB et de Sion allait pouvoir se sortir de ce mauvais pas et deviendrait un nouvel héros avant d’être définitivement exécuté. Hélas, mille fois hélas, la guillotine constantinesque a tranché la gorge de la énième victime de l’homme qui ne parle plus au Nouvelliste.

Constantin évoque à chaque fois la nécessité, en tant que chef des chefs des chefs, de décider pour éviter que cette équipe si chère à son coeur (mon oeil !) ne sombre plus bas encore que dans les bas-fonds du caniveau de la médiocrité, d’opérer de salvateurs changements. Sa responsabilité de leader charismatique d’un ensemble brinquebalant sera celle de savoir et d’oser remplacer ceux qui ne méritent plus sa confiance. Comme si cette « confiance » avait jamais été donnée à un coach !

Maurizio a la tête tranchée, ou presque, et il revient donc du camp de Montana-Crans, avec les oreilles en bas et les cheveux défrisés. On n’est pas sûr de le plaindre, dès l’instant où tous ceux qui contractent en terre octodurienne avec l’empereur du milieu savent au moment d’apposer leur griffe sur le document présenté par l’avocat du club, qu’ils seront, plus ou moins rapidement, dévorés comme des limaces inutiles, gobées en un instant et oubliées à jamais. Maurizio est né, Maurizio a joué, Maurizio a entraîné et Maurizio a constantiné. Le pauvre était averti : Constantin en verlan, ça donne dans la constance unique !

Constantin, un constant inconstant !

Maurizio doit maintenant négocier financièrement son départ, accepter les diktats du maître des lieux, ou souffrir, à cause de cette insolente justice lente, les gouffres d’un amer procès sans fin (oui, oui, chez nous, on appelle ça un système judiciaire équitable !).

Christian Zermatten jouera à la Pontaise le nègre de service et se conformera au génie tactique de CC, le gourou des pas pleureuses, qui exigera de mecs grassement payés, qu’ils arrêtent de se plaindre et qu’ils se lancent à corps perdus (ou éperdus, c’est selon) dans la mêlée à la Pontaise. Si la victoire surgit, on invoquera l’intuition phénoménale de Mister Christian; et, si la défaite devait provoquer une élimination trop rapide de la compétition, le président se reprochera de ne pas avoir suivi sa première intuition, se séparer de Jaccobacci avant la saison.

On ne va pas demander à Nicolas Jacquier, Stéphane Fournier, Philippe Dubath, Rolf Fringer et aux journalistes sportifs de la RTS quelle pourrait être la morale de l’histoire. Il y a bien longtemps qu’ils se sont éloignés de ces valeurs auxquelles ils croyaient adhérer avant de sombrer dans un journalisme de semblant (l’imposture de Gori guette tous les métiers, pas seulement ceux de la magistrature ou de la religion).

On se réjouit déjà de la prochaine phrase assassine de Vincent Fragnière dans sa chronique (ou de son absence !).

Et, en cynique supporter du FC Sion, nous chantons en choeur : SI FIERS D’ÊTRE VALAISANS !

Bonjour à tous les moralistes du foot, d’ici et d’ailleurs !

 

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Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “FC SION. CRI CRI D’AMOUR A ENCORE FRAPPE”
  1. Fier d’être Valaisan et supporter du F.C. Sion?
    Vu hier samedi, en passant, à la terrasse d’un Café, des autocollants indécollables, en couleurs disant: « FC BASEL + L’EMBLEME DU FC BÂLE +
    SCHEISSE ! »
    Pas un mot de plus. Autrement dit, des autocollants censés souhaiter la bienvenue au FC Bâle lors d’un match.

    En français: « MERDE AU FC BÂLE! »
    En couleurs! Et en allemand par politesse pour les hôtes du FC Sion. Et aussi indécollables que le crétinisme footballistique !

    Fier d’être Valaisan? Merde alors!

  2. UN entraineur ne peut faire qu avec les joueurs dont il dispose. Or ceux du FC Sion ont etechoisis et engages par CC , pas par Jacobacci. A ctuellement, il y a plethore de demis defensifs et pas de numero 10, capable de prendre le jeu a son compte, de mener l equipe comme le faisait Obradovic, par exemple.Carlitos, age oblige,ne joue que sur une jambe et lorsqu il se donne a fond, il se blesse.CC a t_il conscience de ses erreurs de casting? J en doute. Cc aime t_il vraiment le FC Sion ? J en doute egalement. Il revend regulierement ses meilleurs elements, les plus efficaces. Serey Die, Cunha, Akolo… le match contre Lausanne ne sera pas une partie de plaisir. SION risque bien de revenirbredouille. Dansce cas, CC sur le banc, saurat-il se remettre en question? J en doute encore. Cela ne servira qu a nourrir une polemique de plus,nefaste a l esprit de corps, donc synonyme de mauvais resultat. CC se nourrit de polemiques. C est son pain quotidien, sa sbstantifique moĕlle. Malheureusement, sans lui,plus de FC Sion. C est le mauvais cote d un monopole.on ne travaille pas avec des etres humains comme on batit des supermarches.

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