DE FAUSSES VICTIMES PEUVENT ÊTRE DE VRAIS MANIPULATEURS TOXIQUES

4 novembre 2026

LIMINAIRE DE L’1DEX

Bien avant la déferlante #MeToo sur les réseaux sociaux qui a eu raison de Wettstein et de tant d’autres, L’1Dex avait stigmatisé la dangerosité des pervers narcissiques dans le monde du travail abusant de leur position hiérarchique dominante à fin de maltraitement de leurs subordonnés, souvent des femmes. Les autorités, notamment valaisannes, avaient alors ignoré les franchissements de la loi surtout lorsqu’il s’agissait de fonctionnaires pouvant engager la responsabilité des collectivités publiques. La manipulation de la vérité passait alors par exemple par l’utilisation déviante du principe de la causalité adéquate. Un seul exemple éminemment subjectif suffira, le roman d’auto fiction de Béatrice Riand paru aux éditions Baudelaire en 2018, J’aurais préféré Baudelaire heureux.

Aujourd’hui le renversement est saisisssant non pas dans l’abondance des situations de harcèlement traitées par les tribunaux mais par l’incapacité des autorités à considérer des situations dans lesquelles il ne s’agit pas de découvrir des dominants manipulateurs mais de fausses victimes utilisant la faiblesse de jugement de ceux qui détiennent le pouvoir pour faire croire à la mauvaiseté de gens parfaitement intègres. Que de situations dans lesquelles un procureur, un juge civil, une APEA défavorisent outrageusement une personne sans reconnaître le caractère gravement toxique du plaignant, de la dénonciatrice, du subordonné comme si la justice prenait un malin (sic !) plaisir à démontrer son incapacité à saisir le vrai dans un réel souvent baigné dans le réel de la vie.

C’est dans ce contexte de démence collective que L’1Dex vous invite à lire le témoignage glaçant de Raphaël Arlettaz.

(PAR RAPHAÊL ARLETTAZ VIA FACEBOOK)

«S-ego», la quérulente candidate au doctorat qui finit convaincue de falsification de données et de fraude scientifique

C’était il y a exactement cinq ans. Je subissais une attaque médiatique en règle de la part de Sylvain Besson, dans le Matin Dimanche (Tx media, Tamedia, Tribune de Genève, 24 heures), du 31 octobre 2021. Un vrai brûlot qui prétendait qu’une dizaine de plaintes avaient été déposées à mon encontre auprès de la direction de l’Université de Berne, mon employeur depuis 25 ans. L’article m’accusait de comportement autoritaire et de machisme, à défaut de pouvoir prouver une attitude sexiste de ma part. En fait, tout cela avait été monté de toutes pièces car il n’y avait en réalité qu’une seule plaignante, une doctorante perverse narcissique – appelons-la «S-ego» – qui a semé la zizanie à tous les échelons de l’administration académique et même étatique bernoise, depuis la Division de la biologie de la conservation que je dirige depuis 2001, jusqu’au Rectorat et au Service du personnel du canton, en passant par l’Institut d’écologie et évolution, le Département de biologie, la Faculté des sciences et l’ombudsman de l’uni. S-ego, la quérulente, avait contacté mes ancien.ne.s étudiant.e.s, tentant d’écumer des informations pour m’incriminer. Elle avait ensuite fait remonter les témoignages de trois personnes, en plus du sien, aux Ressources humaines de l’Université. Non seulement il n’y avait qu’une seule plaignante, et pas une dizaine comme prétendu par Sylvain Besson, mais les allégations de S-ego ont été jugées sans fondement, tandis que les trois «témoignages» remontés par elle aux RH ont été jugés irrecevables. J’ai été blanchi, ainsi que mon bras-droit qui a aussi subi les foudres de cette détraquée.

Elle n’en était pas à son premier coup d’essai. Licenciée de la Station ornithologique – où elle avait tenté un premier doctorat – pour avoir tenu des propos insultants face au directeur de l’époque, elle a ensuite commencé une seconde thèse en Allemagne, qu’elle a rapidement quittée. Elle a alors atterri dans mon groupe; a posteriori ce choix parmi plusieurs candidat.e.s s’avéra une erreur de casting monumentale. Dès le début elle s’en est pris à quasi tout le monde, «congédiant» mon bras-droit, qui co-supervisait sa thèse, pour prétendue incompétence, ainsi que poussant à la démission une ancienne doctorante spécialement engagée pour la seconder dans son travail de terrain. Plus tard, elle a accusé un botaniste – engagé à son tour pour combler ses énormes lacunes en matière de flore prairiale, alors qu’elle prétendait être à niveau – de comportement sexuel déplacé à son égard, pour me demander pourtant de le ré-engager dès l’année suivante. Et j’en passe…

Après avoir semé la zizanie au sein de mon équipe, S-ego a fini par s’en prendre à ma personne dès l’automne 2020. Mécontente du traitement de ses affabulations par nos RH, elle (ou son entourage) a approché Sylvain Besson qui est tombé dans le panneau, gobant ses fadaises. N’étant pas parvenue à terminer sa thèse de doctorat dans notre alma mater, S-ego s’en est allée à Paris où elle a réussi, tour de force, à faire valider au niveau doctoral ses travaux de master, réalisés bien avant à l’Uni de Neuchâtel. Après avoir enfin obtenu son titre de docteure à Paname, crachant au passage son fiel contre l’Université de Berne dans le liminaire de sa thèse, elle a rejoint un laboratoire hollandais, pour finalement atterrir comme postdoctorante à Zurich.

Cette grande manichéenne, qui s’affichait de noble ascendance aristrocratique française, avait ainsi réussi à embobiner et à instrumentaliser le journaliste Sylvain Besson. Ce 31 octobre 2021, il publiait donc un article à charge, dépourvu de faits vérifiés, privilégiant le sensationnalisme digne d’une presse à scandale, plutôt que le travail de fond. Dans son entreprise malveillante, il a pu compter sur la complicité de la rédactrice en cheffe d’alors, Ariane Dayer, qui me vouait une certaine détestation. On notera que c’était en pleine campagne de votation, alors que je m’engageais corps et âme pour que soit rejetée l’initiative «Pour un Valais sans grands prédateurs». Je ne suis pas complotiste, mais cet article, étrange concours de circonstances, arrivait à point nommé pour les milieux valaisans de la chasse, qui devaient craindre un engagement réitéré de ma part dans cette seconde campagne, suite au rejet par référendum, en 2020, du projet de nouvelle loi suisse sur la chasse. J’avais alors effectivement oeuvré intensivement, durant mes six semaines de vacances, pour une information factuelle des votants.

Mais le sort s’est finalement retourné contre S-ego, et ses multiples manipulations. En 2025. Elle m’attaquait à nouveau, cette fois auprès du Fonds National de la Recherche scientifique (FNRS) et de la Préposée à l’intégrité de l’Université de Berne, pour ne pas l’avoir incluse comme co-autrice d’une de nos publications dans la revue Biological Conservation. Dans les faits, elle n’avait fait que protocoler des relevés de terrain opérés par les experts sus-nommés, spécialistes de la flore des prairies de montagne, tâche de scribe qui ne demande pas de connaissances scientifiques particulières. Rien ne justifiait qu’elle cosigne cet article, ce qui sera reconnu par la Préposée à l’intégrité. Lors de cette nouvelle attaque, j’ai demandé que S-ego produise ses protocoles de terrain. Et là, la supercherie a éclaté au grand jour: S-ego a été convaincue par l’Université de Berne de manipulation de données et de fraude scientifique. L’arroseuse arrosée!

S-ego poursuivra-t-elle son travail de sape partout où elle va? Le FNRS a été informé par le Rectorat de l’Université de Berne de son absence de probité scientifique et de son passé de manipulatrice et de fraudeuse: continuera-t-il malgré tout de lui allonger des financements au-delà de son actuel stage de recherche postdoctoral à Zurich? Interrogé sur cette question, le FNRS est resté évasif.

Peut-être qu’un média, tiens pourquoi pas le journaliste Sylvain Besson, écrira-t-il un jour à propos de la vraie trajectoire toxique de S-ego; cela ne donnerait-il pas à ce dernier – qui a été berné par ses sources également dans d’autres affaires – l’occasion de faire un vrai travail journalistique? Je dispose de longs mémos et d’une copieuse correspondance décrivant les agissements de S-ego.

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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