Les députés UDC et AdG vont interroger Christophe Darbellay : connaissez-vous l’existence de faits relevant du pénal dans l’affaire CMA ? La réponse à cette question est OUI, car l’acte d’augmentation du capital-actions de CMA ne mentionnait pas l’existence d’une reprise de biens portant sur 30 millions de francs suisses.
Comme nul n’est censé ignorer la loi, et un conseiller d’État moins qu’un autre, et que Christophe Darbellay a participé à toute une série de réunions dans le but de résoudre la crise surgissant, il n’est pas douteux qu’il ait su les éléments caractéristiques d’une infraction pénale, les soupçons de celle-ci à tout le moins; par conséquent, avec d’autres, Christophe Darbellay est dans l’obligation d’annoncer la situation à la Rue des Vergers. Comme d’autres, lisez les conseillers communaux et les présidents, il doit rédiger une délicate missive à l’attention du procureur et expliquer à celui-ci les soupçons qui sont les siens et ses légitimes préoccupations sur le caractère pénal de faits portés à sa connaissance dans le cadre de sa fonction.
Certains lèvent les yeux et voient le plafond blanc, blanc. D’autres lèvent les yeux, l’imaginent noir, vert ou mauve, et nient la blancheur réelle. D’autres ne lèvent pas même les yeux et affirment que le plafond est orange, parce que leur chef le leur a suggéré ou ordonné.
Le caractère pénal de l’augmentation de capital de CMA, le soupçon à tout le moins, est patent. Affirmer donc le contraire appartient à ceux qui mentent délibérément, ou sont biologiquement aveugles, ou décident de ne pas regarder pour n’avoir pas à dire ce qu’ils verraient inéluctablement.
On a compris dans quelle section placer les députés PDC, PLR et Verts.
L’UDC et le PS disent la même chose, mais ne veulent pas être vus ensemble le disant.
Quant au procureur, énoncé sans poésie, il mouille son froc.
Le Valais est encore à l’épreuve : est-il toujours un Etat de droit ? La balle est dans le camp de la justice pénale.
Bonjour à tous les daltoniens !
Quand on sait que les communes du Haut-plateau présidées par des PDC ont prêté de l’argent à CMA juste avant l’augmentation du capital qui a lésé ces mêmes communes, on comprend mieux l’embarras de Christophe Darbellay.
Ps la commune de Randogne présidée par Ferraud à été la seule à refuser ces prêts !
Les communes, y compris Randogne, avaient accepté un cautionnement. Par ailleurs, et pendant très longtemps, toutes le communes, y compris Randogne, faisaient des prêts pendant la période estivale. Ces prêts étaient remboursés autour du 22 décembre, avec un intérêt de 10%. Le PDC n’a rien à voir là dedans. Pour ma part, j’étais élu sur la liste du parti blanc de Chermignon et non sur la liste PDC de Chermignon. Je pense que pour s’exprimer, il est important d’avoir quelques connaissances des dossiers.
De toute façon dans ce canton quand tu as la carte du club, tu ne risques jamais rien.
Un intérêt de 2%. Merci de corriger.