VERBIERGATE. ODE A MAURICE CHEVRIER

9 février 2019

Je vais adresser ce lundi, dans une affaire vaudoise proprement extraordinaire, un recours au Tribunal fédéral. Ce dossier est si fantastique, au sens Agatha Christie du mot, que je n’exclus pas de prendre la plume pour un roman. Certains justiciables, – et il en existe en Valais -, sont si mal traités, si honteusement jugés, si ridiculisés, qu’ils méritent parfois que quelques voix s’élèvent pour les accompagner dans un destin délétère. Parfois, parmi ces victimes, il y a de vrais innocents. Des hommes, des femmes, des enfants, balayés par un système administratif et judiciaire qui a perdu la boule, de crainte d’avoir à assumer les conséquences de ses actes, parfois crapuleux, parfois nés d’incompétences, parfois de simples malhonnêtetés ponctuelles. La justice, et même le Tribunal fédéral, doit être alors là pour dire que le droit, parfois, peut aussi protéger les innocents.

J’ai donc écrit ce vendredi au Tribunal fédéral un recours scintillant, qui sera rejeté me dit-on, mais qui inclut une démonstration parfaite d’une constatation si arbitraire des faits que je n’aimerais être ni l’un des juges, ni le greffier, qui signera de son nom un arrêt définitif mettant un terme aux espoirs, encore légitimes, d’un innocent.

Voici le chapitre final de mon recours, précédant les conclusions formelles, et suivant l’argumentation logique, écrit sous le titre de la métaphore actualisée du plafond blanc, connu d’une partie des lecteurs de L’1Dex et réadaptée au cas d’espèce.

Certains s’interrogeront : mais pourquoi, alors, le titre donné à cet article, « Ode à Maurice Chevrier ». Les curieux peuvent lui téléphoner, il saura immédiatement de quoi il en retourne. Monsieur le Conseiller d’Etat, Frédéric Favre, aussi.

 

METAPHORE DU PLAFOND BLANC

 

La situation à laquelle a été confronté ces années ce justiciable recourant peut être résumé par cette métaphore. L’institution cantonale délègue à la police judiciaire et à un magistrat du ministère public la responsabilité de déterminer la couleur du plafond d’une chambre d’un immeuble. Deux personnes, en l’espèce des policiers, sont invitées à se déplacer. Devant la porte, elles constatent que celle-ci est fermée et qu’il n’est pas même possible de guigner par le trou de la serrure. Elles savent que la clef pouvant ouvrir la porte est dans leur poche ou dans celle du concierge logeant au rez, pouvant leur permettre de vérifier dans le réel la couleur du plafond. Mais elles savent aussi que si elles ouvrent la porte, elles apparaîtront comme des incompétentes ou des malhonnêtes. Elles décident alors de s’en retourner sans avoir pu pénétrer dans la pièce et elles informent la justice que le plafond est violet, présumant que le pouvoir judiciaire va les croire sans autre vérification. Le recourant et moi-même étions dans la pièce, dont le plafond venait d’être repeint en blanc.

Le recourant n’ose pas penser que la justice de notre pays acceptera de conforter cette position, mais voudra simplement ouvrir la porte pour indiquer aux responsables que l’Etat de Vaud aura effectivement à assumer les conséquences financières ultérieures d’un incendie qui n’a jamais été le fait de cet agriculteur condamné.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “VERBIERGATE. ODE A MAURICE CHEVRIER”
  1. je regarde une photo de la Station de Verbier, vue du ciel. Et je fais le point sur cette incroyable polémique soutenue à fond par l’1dex. Je ne sais s’il faut éclater de rire ou, au contraire, m’énerver !
    Regardez une telle photo et dites-vous que certains individus se font un plaisir à évoquer ici un balcon trop large de 17,5 cm, ailleurs un sous-sol non officiellement déclaré et j’en passe ! Et on se pose la question de savoir ce qui anime ces personnages à perdre leur temps (et celle des autres !), animés d’une atteinte dite du « propre en ordre » . La question reste ouverte et je serais intéressé de savoir quelle part la jalousie ou similaire les anime !

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