Cette pluie torrentielle de classeurs de clients dans un jardin de Gravelone donna lieu à une dénonciation pénale et à une décision rapide de classement.
Zouzy dit à la police n’avoir pas participé à la confection de la scénographie. Antoine nia en avoir été le producteur. Les secrétaires roucoulaient certainement dans les bras de Morphée au moment de l’exercice nocturne.
Et Filou ?
Il nia. Se croyant habile, il affirma, qu’il était tout à fait possible que ses empreintes personnelles eussent pu avoir brillé de tout leur éclat, car il faisait souvent de la manutention maraîchère à l’étude, en sus d’un volumineux notariat.
Interrogé par la police, commandée par son client Christian Varone, qui, pour cette peu noble raison motiva mon entrain dans l’affaire de ce caillou archéologique dérobé en Turquie, sur l’auteur de cet acte plus proche du vandalisme bête et méchant que de celui produit par un nouvel artiste innovateur de happening, avança une explication qui n’incita guère les fonctionnaires de l’Avenue de France à plus d’entrain dans la recherche du délinquant : « Il faut chercher à qui profite le crime ».
Je sens le lecteur quelque peu interloqué devant cette piste offerte à sa réflexion. Que veut dire par cette saillie l’avocat aux yeux bleus ? Je vais de ce pas vous fournir ma pensée première, mais promettez-moi aussi d’achever la lecture du chapitre après avoir compris la profondeur de l’argument soupesé par Philippe Loretan. En disant cela, ce notaire de l’Avenue Ritz veut signifier aux policiers que la cible visée par les classeurs a organisé lui-même l’attentat pour pouvoir ensuite faire pression sur ceux qu’il voudrait prétendument abattre. Je serais donc celui-là même qui a organisé la chose pour pouvoir ensuite impunément m’en servir contre ses anciens associés.
Mais un homme non dépourvu d’intelligence sur le fonctionnement de la psyché humaine vous dira autre chose. Je ne cherche naturellement pas à prouver que l’auteur de ces actes est une personne précise. Tout un chacun, non dépourvu d’un cerveau, aura fait les mêmes déductions que je le fis le jour même où je découvris au petit matin ces classeurs de clients dans mon jardin. Non, l’intérêt est ailleurs : ces mots, « il faut chercher à qui profite le crime », sont prononcés par Philippe Lorétan, par personne d’autre; or, Filou est avocat et il sait qu’un jet de classeurs dans un jardin privatif n’est pas un crime, ni peut-être même un délit, tout au plus une contravention; pourtant, il utilise le signifiant « crime ».
L’emploi de ce mot est un acte manqué magnifique pour quiconque voudra comprendre la suite du feuilleton, car crime il y a eu et le sujet prononçant ces mots le sait déjà, ce que la police et moi-même ignorions à l’époque, puisque je ne l’ai découvert qu’en … 2019.
Je vous l’ai annoncé entre les lignes, ce feuilleton est un roman policier, captivant et qui envoûte le lecteur, d’autant plus étonné qu’il sait que tout est vrai et que ça se passe en Valais.
Voici, avant que vous ne lisiez le post scriptum de ce chapitre et les notes de bas de page, celui-là même qui m’a accompagné en ce premier dimanche de juin, ma muse de cet après-midi étoilé, qui m’a encouragé et a approuvé chacun de mes mots. Applaudissez-la, elle le mérite :
Post Scriptum : cet épisode est offert à tout public (1), comme le premier, « A la recherche du titre perdu » et comme le onzième « L’étroitesse de la vérité », avec l’espoir que quelques lecteurs supplémentaires n’hésiteront pas à s’abonner pour connaître la suite (2). Pour s’abonner, c’est simple, c’est ici.
(1) Les lecteurs qui me suivent depuis le premier chapitre savent que la vérité n’a pas de prix et que leur modeste contribution n’a pas été versée pour rien. Je sais que des photocopies circulent tout près du Grand-Pont : rassurez-moi, vous n’êtes pas pingre jusqu’à ce point ?
(2) Semant des indices à tous vents, j’ai incorporé une jurisprudence supplémentaire dans la liste des lectures conseillées. Si vous êtes curieux, votre désarroi s’accentuera. Je vous aide, c’est la troisième des références.



Un crime caché ? A voir la première et dernière image, je me demande jusqu’à quelles natures ça ira…
Après la robe retenue, voici un secret à dérober. Si la robe a été instrumentalisée dans le crime, ça serait encore plus sordide, pour réutiliser le terme de silence77 dans le premier article.
Une étude archéologique devrait analyser les cranes ci dessus afin de determiner l origine de l ADN ,
à savoire éventuellement de quelles tribus , ou autres ils s y trouvaient . Dommage il manque tous
les bas de corps . Excusez moi je vérifie si j en trouve dans mes placards à balais ? Imprimés en papier
carbone !
( toutes ressemblances avec des faits du réel seraient fortuites et inconnues . )