Par la grâce de la démission de Joël Rossier et par celle des déclarations surprenantes de Roberto Schmidt, chef du gouvernement, le Valais vient de comprendre pourquoi tout va à vau-l’eau depuis longtemps : les éléments responsables sont connus, ce sont les annexes.
I
VERBIER
Rappelez-vous : le scandale de Verbier est lié à la construction d’annexes que les architectes, en tronquant les plans, ont fait passer pour des vestibules sans importance. Il devenait alors important de ne pas même regarder ces annexes. Zeltner en a fait une caricature inoubliable.
II
AFFAIRE BCV-DORSAZ
Les dominants de l’époque ont choisi de cacher une tonne d’annexes dans un local de la protection civile à Anzère. Et lorsque ces annexes ont surgi dans le dossier, les curieux ont compris que Hans Wyer avait une fâcheuse tendance à corriger les rapports des experts de la Fiduciaire ATAG ERNST & YOUNG. La vérité surgissant fut alors bien différente de celle que le pouvoir a voulu vendre au peuple. Peu après, Le Matin, par Jean B., jadis journaliste courageux, avait titré : « Hans Wyer a menti ». Les annexes avaient conduit à la vérité.
III
AFFAIRE IGNACE REY / CAISSE DE RETRAITE
En appel, devant le Tribunal cantonal, a surgi dans le procès une annexe qui innocentait complètement Ignace Rey. Dame Françoise Fitoussi-Balmer, la même qui clouera plus tard au pilori Alain Cottagnoud, hors de tout droit, a rejeté l’annexe. Mais, les deux autres juges, Jean-Pierre Derivaz et Stéphane Spahr, se sont dits que l’artifice était trop visible. Ils ont donc accepté cette annexe néfaste. Puis, statuant sur les faits, ils ont conduit leur intime conviction en écartant le contenu de l’annexe. Car une annexe peut être lue, oubliée et retransformée. Les dominants, le sachant, préfèrent se débarrasser des annexes.
IV
AFFAIRES JUDICIAIRES
Les exemples sont légion dans les procédures judiciaires, dans lesquelles les annexes sont cadenassées dans des dossiers saucissonnés. Mais, pour prendre un exemple récent, voici le procureur général s’empresser de dénoncer un avocat sans souci de savoir s’il existe des annexes l’innocentant. Se précipitant pour le sauver, voilà son adjoint l’innocenter, sans trembler. Ah, ces sacrées annexes, que l’on ne veut pas voir. Pas vrai, Nicolas ?
V
AFFAIRE DU MERCURE
L’affaire du Mercure, dans son ensemble, pourrait être résumée en une seule phrase : les autorités n’ont jamais voulu lire les annexes, trop scientifiques pour leurs petites cervelles paresseuses.
VI
AFFAIRE JOËL ROSSIER
Qui ment ? Qui dit la vérité ? Roberto Schmidt sort de ce mauvais pas en disant simplement qu’il n’a pas lu les annexes. Et le tour est joué, Mesdames et Messieurs.
VII
AFFAIRE STATISTIQUE VS
Les annexes déposées dans les commissions de surveillance étant tellement nombreuses et précises, tous les parlementaires préfèrent faire semblant de n’avoir rien reçu. Même Sébastien F., le caméléon de service, a stocké ces papiers à la cave. Tout ce beau monde espère que les annexes y seront bien préservées. Mais, si j’étais à leur place, je me mettrais à lire ces documents. Bon, cet espoir est vain, car la paresse est si bonne en fin d’été, et les annexes si ennuyeuses, n’est-ce pas ?
VIII
AFFAIRE DU FAUX PEDOPHILE D’UVRIER
Un avocat détruit des annexes médicales démontrant l’innocence de l’accusé, à savoir des radiographies hospitalières, volées à l’Hôpital de Sion, et attestant la vacuité des accusations contre la propre fille de l’innocent. Une barbarie que les dominants du moment ont traduit par le déni, alors même que le procureur général avait compris le caractère honteux de l’opération. Déchirer des annexes et prier le Seigneur que personne ne s’en apercevra. Ainsi soit-il !
IX
AFFAIRE MAURICE CHEVRIER
Gabriel Luisier dépose un recours décisif, démontrant le mensonge crasse de la commune de Bagnes. La preuve est déposée dans une annexe sous la forme d’une clef USB. Que Maurice Chevrier ne lit pas, ignore, qu’il ne réclame pas, ne constatant pas qu’elle fait défaut dans le dossier qui lui est remis, pusiqu’il n’a pas même lu le recours mentionnant à plusieurs reprises l’importance de cette annexe. Pourquoi ? Prendre connaissance de l’annexe, c’est ne plus pouvoir sauver son ami Eloi Rossier et son camarade de téléphone Frédéric Perraudin. Amen !
X
IL EST CINQ HEURES, LA JUSTICE S’EVEILLE
Marie-Claire, juge-arbitre unique, réalise l’exploit d’exiger la production d’annexes décisives, toute la comptabilité permettant de vérifier les actifs transitoires, les notes d’honoraires, les comptes bancaires, les dépenses et autres fariboles. Elle ne les a jamais reçues et a statué en faveur de ceux avec lesquels elle n’a jamais eu de relations, puisque tout le monde le prétend (1). Une juge fédérale suppléant peut ainsi ignorer des annexes indispensables avant de rendre justice. Louis XIV est chez nous ! Et Marie-Claire est si innocente … (une annexe, un extrait de crédit d’un compte bancaire, peut aussi être transformé en un compte de débit, ou inversement, selon le résultat auquel vous voulez aboutir).
Ne pas lire une annexe, dans une procédure judiciaire, dans un dossier administratif, dans un litige pénal, peut être un acte de salopard, de canaille, d’indélicat, de paresseux, de malhonnête ou de lâche. Parfois, lire des annexes est un acte d’immense courage, de profonde éthique et de vrai respect du droit et de la justice.
Les exemples fleurissent dans cet état de droit qu’est le Valais.
Bonjour à tous les indignés !
(1) Patience !
Post Scriptum : bientôt, peut-être, en prime time, l’histoire de cet homme condamné qui eût dû être innocenté et à qui le Tribunal cantonal vient de lui refuser d’accéder à une annexe du rapport Bender & Veuthey, qui l’innocenterait, puisqu’elle démontre de manière absolue le caractère illiicite d’une construction autorisée par la commune de Bagnes pour plaire à ce citoyen ami. Ne pas lire une annexe permet de rendre plus facilement une décision de non-entrée en matière.
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On peut ajouter
XI
Le cas d’Hérémence des Patatras.
La lecture d’un président de Tribunal cantonal est orientée. Il omet plusieurs certificats médicaux et en retient un, peu pertinent, induit ultérieurement par un intervenant OPE.
Et d’autres légèretés de cette lecture, décrites dans les commentaires du Patatras (101) La déprofessionnalisation.
XII, XIII,…d’autres Patatras suivront.
Pierre-Hervé Tavelli, Sierre
Ce commentaire est effectivement très pertinent. J’ai complètement écarté les « Patatras » de ce rappel historique. Et le cas d’Hérénence, qui pourrait être communiqué à tozs les députés par les lésés, est emblèmatique. Par exemple, voici des parents à qui on reproche de mal nourrir ses enfants, et qui font observer, par le dépôt d’annexes médicales disant strictement le contraire, que tel n’est pas le cas du tout. Ni l’APEA, ni le TC ne semblent vouloir lire ces annexes.
C’est assez facile de juger sans lire les dossiers : il suffit d’inventer sa propre histoire, se sachant protégé(s) par la hiérarchie administrative ou judiciaire.
Qui donc parmi les parlementaires va slexorimer pour les citoyens et taper sur les doigts à ces mauvais musiciens ?