(PAR NARCISSE PRAZ)
Fêtons l’Ascension, mais les yeux grands ouverts !
Jésus monte au ciel. Sur l’attraction terrestre
Il clame sa victoire.
Mais pas devant l’Histoire,
Qui lui demande compte et ainsi l’admoneste :
« Au nom d’un Dieu d’amour, quatre siècles durant,
Elevant la torture au rang de sacrement
Clamant en même temps, papes et cardinaux bons apôtres :
Tuez les mécréants, mais aimez-vous les uns les autres,
Une religion, putain franche salope,
Régna par la terreur sur l’Orient et l’Europe,
Usant du bras armé de l’Inquisition
Pour pratiquer l’art de la persécution
De mécréants, sorciers, déviants hérétiques,
Bref de tous les humains « à l’air pas catholique ».
Aux hérétiques les délices des bûchers,
Aux sorcières celles de leurs seins arrachés,
Leur vagin saccagé, oreilles, langues tranchées,
Os brisés, yeux crevés, entrailles embrochées.
Mort à vous, déviants, huguenots protestants,
Cathares puritains, musulmans conquérants,
Juifs honnis, grippe-sous, nation déicide,
Rangez-vous, tous au mur ! Et que l’on vous trucide !
Et le bon pape ordonne à tous ses spadassins :
« Tuez-les tous, et Dieu reconnaîtra les siens ! »
Telle est la vérité et tel est l’humanisme
Du doux pape François au facile altruisme
Racoleur de deniers, hypocrite et serein,
A la fois rossignol, charognard et serin.
Quel sera le prix de l’indulgence plénière
Pour cette offense faite à la tiare altière
De ce pape sournois, hypocrite, broutant
A tous les râteliers, Prince des charlatans
Qui de « Sa Sainteté » va se parant du titre,
Paradant tel un clown en scène, piètre pitre ? »
Gibet, bûcher ou peloton d’exécution ?
Ou combien de dollars l’acte de contrition ?
Les anges ont branché par-delà les nuages
Le céleste ascenseur. Mais à travers les âges
L’Histoire se souvient de l’Inquisition,
Des crimes par milliers, que dis-je par millions,
Par l’Eglise commis, tuant pseudo sorcières
Sur ses bûchers ardents d’où montaient les prières
De pseudo hérétiques vers ce Dieu dur et sourd.
Mais l’ascenseur était en panne. Criez toujours,
Mânes maudits. Le temps viendra de pandémie
De lucide incroyance et de revanche amie.
Toujours rien à voire avec Jesus de Nazareth .
richard pralong
Tu sais lire ou quoi, Richard?