A Sembrancher, l’honnêteté du gouvernail semble avoir disparu. Aidons les Sembranchards à retrouver la bonne route avec l’appui des « Pincées d’espoir », rédigée par le conseiller communal Eric Voutaz. Dans ce livre, précisément, un paragraphe singulier s’intitule « L’honnêteté ». Lisons, non sans avoir rappelé que Sénèque, dans ses Lettres à Lucilius, écrites en 62 après Jésus-Christ, affirmait que « La loyauté est le bien le plus sacré du coeur humain ». S’il vous plait, Monsieur Voutaz, dédicacez pour la prochaine rentrée automnale l’un de vos livres aux héros de ce feuilleton; osez exaucer ma prière.
« Voici l’histoire d’une jeune personne qui recherchait l’honnêteté. Elle s’était rendu compte que trop souvent les gens manquaient de franchise et de droiture. Elle questionna d’abord son entourage de façon pertinente et elle comprit rapidement que les personnes interrogées se faufilaient dans des mensonges complexes et confus. Elle désira mener son enquête plus loin, mais elle apprit qu’il est difficile d’appréhender l’honnêteté d’une manière évidente. Elle comprit également que parfois il fallait faire confiance à l’inconnu et qu’il existe des zones d’incertitude. Il est important de rester loyal pour ne pas devenir injuste et malhonnête. Parfois la frontière est si étroite que l’on peut basculer du mauvais côté. On connaît presque à chaque fois les circonstances qui nous poussent à succomber à ce malheureux défaut. Souvent, nous ne voulons pas passer pour des imbéciles, nous voulons cacher quelque chose. Nous promettons des choses impossibles à concrétiser, nous voulons trop posséder et pas assez partager. Chaque chemin reste parsemé de destinations qu’il ne faudrait pas visiter. Quelquefois nous y sommes tentés. Que nos découvertes et nos explorations puissent rester raisonnables et pleines de loyauté ».
Quel dommage que Philippe Lorétan, Bernard Giovanola, Daniel Emonet et Adolphe Ribordy n’aient pas eu la chance d’acheter dans une librairie de Martigny ces « Pincées d’espoir » et n’aient pas lu ce passage sur l’honnêteté avant de signer l’acte de vente immobilière si délicatement transmis à travers la Chambre de surveillance des avocats valaisans par l’officier public notarial devenu par la grâce des cieux l’avocat de la commune de Sembrancher.
Qu’en pensez-vous, amis de Sembrancher ?
Bonjour à tous les électeurs de là-haut.
Post Scriptum : Monsieur Voutaz, si vous me lisez, passez donc à mon Etude, que vous découvrirez (certaines affiches de cinéma décorant les murs disent l’histoire de notre pays), j’aurais plaisir à tirer votre portrait avec, en arrière-plan, le « J’accuse » de l’Affaire Dreyfus.