ETAT DU VALAIS, BCV, ALKOPHARMA. LES INSTITUTIONS CANTONALES FONCTIONNENT-ELLES ? (34)

29 octobre 2020

Les institutions valaisannes fonctionnent-elles ? Vérifions et tentons de répondre. Avec un exemple amené sur un plateau par la source de Marie Parvex, bien connue de L’1Dex et de tous les avocats lecteurs de ce site. Les quatre pouvoirs s’affrontent sur le ring de la vérité dans l’affaire Alkopharma.

Le législatif, confronté au secret bancaire, préfère la prudence des Sioux et se contente de lire la presse.

L’exécutif invoque la qualité du secret bancaire et se repose sur l’agilité d’un ancien boucher, devenu expert en marketing sportif puis grand banquier devant l’éternel, pour recouvrer une créance « perdue » de plus de 21 millions qui appartient à tous les Valaisans.

La presse, La Pravda donc, feint de collectionner les sources en sachant que la banque doit se taire. Donc elle joue ce jeu de celui qui sait et communique, alors qu’elle ne sait rien d’autre que ce que veut lui transmettre son unique source, la journaliste maniant ainsi l’objectivité comme Marie-Thérèse Nadig maîtrisait la langue de Voltaire après une descente victorieuse à Val d’Isère ou à Aspen.

Devant ce trio nonchalant s’étend seulement encore le pouvoir de la justice. Pas n’importe laquelle, seulement le ministère public. On va imaginer que Nicolas Dubuis, peu précipité ou en mode empressement, se sera plongé ce mois encore dans l’article de Marie la Magnifique et aura lu les considérations toutes en subtilité de Me Nicolas Rouiller. Que doit faire un procureur qui respecte l’Etat de droit, la loi, l’équité et le bon sens, qualités que tous ne possèdent pas simultanément ? Il doit immédiatement et sans délai ouvrir une enquête pénale pour gestion déloyale tant la disparition des ces 21,6 millions de francs suisses a le goût cumulé du mensonge, de l’avidité, de la cupidité, de la trahison, de la déloyauté et de quelques autres qualités qui ne viendront à son esprit qu’après une analyse moins sommaire des dossiers.

Jean-Daniel Papilloud, dans un retour des choses assez captivant pour qui croit à l’astrologie ou aux revenants, se retrouve donc à son départ de la Banque Cantonale du Valais dans une situation assez similaire à celle qui, par l’Affaire BCV-DORSAZ, lui a permis de répondre favorablement à une offre mirobolante venue de … Hans Wyer.

Les fantômes insistent, encore et toujours.

Bonjour à ceux qui ont lutté, avec un allant différent, contre le péché distribué par Alkopharma, Pascal Perruchoud, Ivan Rouvinet, Stéphane Imboden.

Post Scriptum I : à quoi donc a pu bien servir le président du conseil d’administration, le si remarquable Bernard Stalder ?

Post Scriptum II : quelle sera la pénitence, appropriée et nécessaire, délivrée au Grand Fourbe et aux autres Pécheurs qu’il a joyeusement floués ?

Post Scriptum III : mon premier lecteur m’a suggéré cette question : Nicolas Dubuis va-t-il effectuer une pirouette à la mode Denise Bielmann ?

Références :

NF 29 OCTOBRE 2020 PAGE 4

NF 29 OCTOBRE 2020 PAGE 5

 

Le plateau de la justice :

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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