I
LIMINAIRE
Marie Parvex is back (cliquer ici). Elle relance, peut-être à l’insu du plein gré de sa source, l’Affaire Alkopharma que L’1Dex avait initiée à sa façon dans son feuilleton (cliquer ici).
Mais aujourd’hui, les choses se corsent.
II
MARIE SUIT A LA TRACE JEAN-YVES
Marie Parvex suit à la trace Jean-Yves Bonvin, membre du conseil d’administration de la BCVs, et écrit ceci dans le NF du 29 octobre 2020 : « Le conseil d’administration ignore aussi que l’un de ses membres, Jean-Yves Bonvin, a fait une découverte sur le web : des articles de presse relatant la suspension des laboratoires français d’Alkopharma par l’agence sanitaire française pour des « dysfonctionnements graves dans les procédures de fabrication et de nettoyage pouvant entraîner des risques pour la santé publique». L’administrateur signale cette trouvaille à Jean-Daniel Papilloud, lequel écrit un mail au patron d’Alkopharma. Ce dernier affirme que le problème est réglé et qu’il a remplacé «celui qui a fait la bourde». Ni l’administrateur ni le directeur n’auraient transmis cette information à un organe de la banque.
III
UNE SI PETITE CACHOTTERIE
Qu’aurait pu avoir découvert, probablement assez facilement, un directeur de banque diligent avant de présenter « son » crédit aux membres du conseil d’administration de la BCVs :
« Le 14 mai 2009, le tribunal correctionnel de Blois avait prononcé des peines allant jusqu’à 18 mois d’emprisonnement avec sursis contre quatre responsables de la société Medifa – devenue après Alkopharm – pour avoir pris part, entre novembre 2002 et janvier 2003, au réétiquetage de plus de 100 000 ampoules de Vepeside (anticancéreux). En avril 2005, des inspecteurs de l’Agence française du médicament avaient inspecté le site d’Alkopharma à Blois et ils avaient découvert que les étiquettes avaient été falsifiées dans le but d’allonger la durée de vie des ampoules, de quatre ans pour certaines. Si le nom du laboratoire ne dit rien au grand public, il est en revanche bien connu dans le petit monde des pharmacologues et de tous ceux qui travaillent dans le médicament ».
IV
BEATRICE A LA BARRE
Il semblerait que le dossier civil soit instruit sous la direction d’une femme, dame Neyroud, prénommée Béatrice. Cette magistrate, qui statue également dans les procédures pénales, connaît la teneur de l’article 35 LACCPP :
« Art. 35
Obligation de dénoncer
Toute autorité, tout fonctionnaire, tout agent de la force publique du canton ou de la commune a l’obligation de dénoncer aux autorités compétentes toute infraction se poursuivant d’office qui est parvenue à sa connaissance dans l’exercice de ses fonctions et de prendre, dans le cadre de sa compétence, les mesures urgentes propres à favoriser l’instruction ».
Tout actionnaire de la BCVs, après lecture de l’article de dame Parvex, pourrait adresser une dénonciation au procureur général. Mais il évitera de dépenser inutilement le prix d’un timbre, puisque dame Béatrice, très bientôt. aura la nécessité de saisir le procureur général par nécessité légale puisque la loi lui impose la dénonciation s’il lui apparaît de manière plausible qu’une infraction commise d’office pourrait avoir été commise. Et, en l’espèce, le moins que l’on puisse dire, c’est que toutes les circonstances du cas, telles que « révélées » par Le Nouvelliste, imposent de conclure à l’existence de très forts soupçons de commissions d’un acte de gestion déloyale, peut-être même d’un acte d’escroquerie commis aux dépens du conseil d’administration de la banque.
Personne n’oserait penser une seule seconde que des « fins » juristes comme Me Fernand Mariétan, avocat et notaire, et Me Chantal Balet, ancienne greffière à la Cour pénale du Tribunal cantonal, auraient pu voter en faveur du crédit demandé en faveur de Alkopharma, s’ils avaient su ce que Marie Parvex a révélé et, surtout, s’ils avaient su ne serait-ce qu’en substance résumée ce que le Tribunal correctionnel de Blois avait eu en mains avant de prononcer une lourde peine contre les organes de la société (1).
V
PROCEDURE INELUCTABLE
Certains se sont demandé pour quelle raison la banque avait introduit une procédure contre Jean-Daniel Papilloud. La réponse est aujourd’hui criante de vérité : il n’y avait strictement aucune autre alternative, à moins de vouloir passer pour de vrais voyous, en sus d’être, pour certains, gravement incompétents.
Et le Tribunal de District de Sion n’aura pas d’autre alternative, s’il se situe dans l’Etat de droit, que de dénoncer la situation au ministère public, sachant que le procureur général est entré dans la fonction publique en étant présenté comme un magistrat spécialisé dans les affaires économiques (ah, ah, ah !) et qu’il sera à même, à bref délai, d’inculper des « présumés innocents ».
Bonjour à tous ceux qui ont préféré clore leurs paupières, qu’ils reposent en paix.
Post Scriptum : le lecteur scrupuleux aura constaté qu’un organe directionnel de Alkopharma avait travaillé pour … Novartis. Oui, oui, pour Novartis !
(1) L’1Dex est prêt à parier que tout n’est pas encore « sorti » dans ce dossier « chaud-bouillant ». On parie ?
Est ce que l’Etat du Valais pourrait envisager de mandater l’Ecole Club Migros afin de créer une formation spécifique au sujet de cet article 35 de la LACCPP ? Voir informer au minimum les intéressés en distribuant un flyer par exemple ?
Je surenchéris : l’Etat du Valais pourrait accorder une juste indemnité à l’Ours de Bagnes pour organiser un cours par ZOOM.
Combien de CHIMIO avec les nouvelles étiquettes ? ? ?.