LCI, RTS, DARIUS ROCHEBIN. « HALLUCINANTE RTS » : PAROLE DE JOURNALISTE !
1 novembre 2020
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Fabrice Germanier, journaliste à Rhône FM, en Valais, qui s’exprime par le réseau social Twitter, a entièrement raison :
« Hallucinante RTS qui arrive à nous programmer l’interview de Pascal Crittin sur #dariusrochebin et le harcèlement après un improbable sujet sur Halloween. Yannick Buttet a fait 15 fois l’ouverture pour moins que ça. Et je ne parle même pas du malheureux caillou » de Christian V. »
La RTS, au gré de la fantaisie de ses journalistes, ouvre le téléjournal parfois sur des affaires « à la Valaisanne », ne se privant pas de faire oeuvre de service public dans le but d’informer la cité romande des frasques sexuelles de nos hommes politiques. L’1Dex ne va pas défendre ici un policier archéologue ou un président de commune en butte l’un à la tentation d’un caillou, l’autre aux formes féminines sous l’effet d’un excès d’alcool, tous deux ayant tiré les conséquences politiques de leurs actes de nature différente. Mais le moins que l’on puisse dire est que les révélations du Temps sont autrement glauques, puisque s’inscrivant dans une durée remarquable, assortie d’un modus operandiqui interroge et ayant trait à la figure emblématique d’un journaliste parfait que tout un chacun aurait recommandé à la fille de son meilleur ami.
Et pourtant, « tout le monde savait » ou, du moins, avait ouï dire dans les couloirs de la télévision romane que Darius ne se comportait pas en preux chevalier et ne craignait plus grand chose de par son statut qui n’était certes pas celui d’un dirigeant, mais d’une star intouchable (1).
Alors, oui, comme Fabrice Germanier, tout téléspectateur romand pouvait s’attendre à l’ouverture du téléjournal pour des frasques qui atteignent en plein coeur les ménagères, les fleuristes, les concierges, les coiffeurs, les banquiers, les vedettes, les journalistes, les économistes, les médecins, les savants, les cultivateurs, les puritains, les moralistes, les étudiantes, les diplomates et les politiques de toute la Suisse romande.
Le communiqué de presse de la RTS (cliquer ici), la «plateforme de whistleblowing», le «groupe de médiation interne» et la «directive précise» qui concerne tout type de harcèlement, ne sont que de la poudre de perlimpinpin si les organes en charge de la chose ne veulent pas « se bouger le cul ». A l’ESCS de Sierre, en 2001, au moment de l’éclatement de la plus grosse affaire de harcèlement psychologique, sexuel et moral de l’histoire du Valais dans le monde de l’enseignement, dans laquelle 26 enseignants se sont unis bien avant l’éclosion de #MeToo, sans que la RTS ne veuille en informer la population, de magnifiques directives existaient, incluant la mise à disposition d’un bureau de médiation à l’Etat du Valais (1(2). Mais les organes en charge de la mise en application concrète des situations, c’est-à-dire notamment le Chef de l’Enseignement de l’époque, Jean-François Lovey, et le Chef du Département de l’instruction, l’ineffable Claude Roch, n’ont strictement rien fait, le premier s’étant même autorisé à croire qu’il fallait mieux laisser les chiens se battre entre eux (cliquer ici). La RTS n’a pas fait mieux, a fermé les yeux, a laissé faire, a peut-être fait semblant de temporiser en écoutant d’une oreille distraite les rumeurs qui lui parvenaient régulièrement dans les écoutilles. Tout cela s’est cristallisé dans le dernier discours emprunté de Pascal Crittin, le directeur de la RTS, au micro de son employée du TJ.
Le rôle de la RTS, si tant est que cet organisme soit un service public, est aujourd’hui, non pas de punir rétroactivement Darius Rochebin qui se soucie de son avis comme le général d’infanterie d’un pet d’un soldat aviné, mais de s’ancrer dans l’avenir et de promouvoir la création d’une norme pénale sanctionnant le harcèlement psychologique, sexuel et moral dans la Cité en Suisse.
Mesdames et Messieurs les Journalistes de la RTS, bougez-vous le cul !
Post Scriptum : oui, oui, je le concède, la formule finale n’est pas une noble métaphore littéraire, mais elle vise à faire comprendre à ces paresseux, à ces casaniers, à ces trop nourris, que le métier de journaliste n’est pas de tendre un micro à un cornichon dominant qui se moque des faits sans tenter de lui faire cracher le morceau. Le journalisme n’est pas un agent de communication, mais un dénicheur de vérités.
(1) Pourtant Darius lui-même a avoué à Roman Polanski que ce qui avait sous le vernis était « terrible » (cliquer ici)
Article du 1er novembre 2020, « LCI, RTS, DARIUS ROCHEBIN. LA LIGNE DE DEFENSE DU ROI DE L’AUDIMAT A ETE FOURNIE PAR LA RTS, PASCAL CRITTIN, LE CONSEIL NATIONAL ET LES 45 VERTUEUSES » (cliquer ici)
Article du 31 octobre 2020, « LCI, RTS, DARIUS ROCHEBIN. IL ETAIT TEMPS » (cliquer ici)
Combien de BORNé à la RTS.
Germanier n’a pas de leçon d’éthique à faire, à moitié journaliste, à moitié politicien sans compter le reste…