Affaire Nicolas Dubuis. De Gilles et Berreau à Mao et Nils
1 juin 2021
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Le pathétique communicant du ministère public cantonal, j’ai nommé Gilles Berreau, tente de redorer le blason du parquet valaisan. Le voici donc, clavier au bec, se transformer en prophète, en informateur et en diffuseur de scoop néo gothique.
On apprend donc par Le Nouvelliste, hors les règles déontologiques de la noble profession de journaliste, que le policier sera condamné. L’abandon du conditionnel pour le futur simple signifie que le journaliste est donc certain de la culpabilité du policier. La présomption d’innocence est jetée aux orties. Plus encore, la sanction est connue : la peine privative de liberté sera de quinze mois assortie du sursis. Gilles est le Nouveau Prophète du ministère public.
Être juge en Valais est facile, il suffit de lire du Berreau et de copier coller la motivation du futur Prix Pulitzer.
Amen.
Le talent du journaliste éclate à un autre niveau, abyssal, lorsqu’il peut soutirer de la bouche du procureur général l’accord conclu entre Jean-Raphaël Fontannaz et Olivier Cottagnoud, le premier retirant sa plainte, et les deux Vétrozains acceptant dans un mouvement factice solidaire de ne pas parler à la presse, ce soin étant laissé au procureur général devenu ainsi communicant des deux justiciables. On croit rêver. Et on délire soi-même lorsqu’on apprend que ce même procureur général dénonce un avocat coupable à ses yeux d’avoir violé le secret professionnel, qui n’est pas le sien, alors que ce membre du barreau avait obtenu l’accord formel préalable de ses deux clients dans une affaire où lui-même était la cible ! Deux poids, deux mesures, mais, le brave, il ne s’en aperçoit même pas, puisqu’il se rend à peine compte que la violation du secret de fonction est devenue licite par la volonté des deux justiciables Fontannaz et Cottagnoud. Cette même licéité, il la met à la poubelle dès l’instant où il s’agit d’attraper avec un filet le papillon du barreau qu’il exècre.
On comprend bien que Nicolas Dubuis a besoin d’une bonne propagande pour tenter de démontrer à la Cité, alors même queson élections’est transformée en votation devant le Grand Conseil, qu’il est l’homme de la situation pour redresser la justice pénale en Valais qu’il a tant contribué à rabaisser.
À ce stade de manipulation outrancière, qui fait suite à des appels téléphoniques de ses proches aux députés apeurés avant le vote, il n’y a plus rien à argumenter, puisque seule la justice fédérale est à même d’arrêter ces frasques institutionnelles qui fragilisent toute l’institution judiciaire valaisanne.
Mais que faire si l’on accepte tout et son contraire … Une seule chose peut-être, s’allonger sur son canapé et admirer son maître.
Pas grave ?
On verra.
Post Scriptum : Nils a écrit à L’1Dex. Lisons-le : « Pourquoi un simple inspecteur de la brigade des stupéfiants (simple exécutant d’enquêtes sur ordre d’un procureur) qui a failli à une reprise devrait être pénalisé plus lourdement qu’un PROCUREUR GENERAL qui a failli à plusieurs reprises; manquement, précipitation, négligences lors d’ouverture de procédures pénales qui doivent être poursuivie d’office lorsqu’il en a connaissance … etc. et qui apparemment soutenu par nos Elus peut encore exercer son métier sans aucune inquiétude ! That is the question ! Je ne cautionne absolument pas les agissements de cet ancien collègue, mais que la justice doit la même pour TOUS (grands ou petits). Signé : Nils.