Patatras. La corruption de la justice dans le champ du bien-être de l’enfant (249)
20 mai 2022
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George Van Mellaert a un parcours universitaire largement supérieur à celui des magistrats, avocats, procureurs et experts de chez nous. Il a obtenu les titres suivants : Bachelor in Laws, Master in Laws, Master of Business Administration, Doctor of Philosophy in Law, Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat, Ecole du Barreau, Qualified Lawyers Certificate, BPP Law School London, Higher Court Advocate, higher courts certfication and accreditation, Law Society London. Il est également l’un des meilleurs clavecinistes européens, ayant aussi obtenu le Certificate of Early Music and Musicology, Royal Conservatoire at the University of Arts. Il est aussi l’auteur d’une thèse de doctorat sur l’abus de procédure en justice. Il a enfin écrit un pavé de plus de 820 pages, « La corruption de la justice », portant largement sur les dérives de la justice, Scandale d’Etat.
Cette série des Patatras ne pouvait manquer de dire aux lecteurs-parents confrontés aux abus décrits dans ces articles que leur vécu est similaire à celui qui existe aussi en Belgique. Lire les paragraphes qui suivent, c’est peut-être aussi se demander si les dominants des APEA et l’OPE n’ont pas été se rassasiés parfois en terres de Wallonie ou de Flandre, au pays de Tintin et de Milou.
(PAR GEORGE VAN MELLAERT)
« La mission de l’expert était d’interviewer les parents et l’enfant, de manière séparée selon les modalités proposées. La procédure choisie n’est pas contradictoire. On ignore le contenu de ce qui se dit lorsque l’expert est en aparté avec l’une des parties. On ne peut pas savoir si l’une des parties manipule ou influence l’expert. On ne sait pas si parfois des enveloppes ne sont refilées à l’expert. Au moins faudrait-il que ces interviews soient enregistrés sur video de telle sorte que l’autre partie puisse les visionner avec son avocat. Ni l’expert, ni le juge ne voyaient l’utilité de ma question, traitée avec indifférence et mépris.
…
La psychologue interviewa d’abord l’enfant. Quand il déclarait vouloir être avec la mère, c’était interprété comme un voeu spontané et sincère de l’enfant. Par contre, quand l’enfant déclarait qu’il voulait davantage voir son père, c’était interprété comme une manoeuvre d’accaparement du père sur l’enfant. Et ceci passe pour de la haute psychologie. Quelle foutaise.
Notez que ce genre de questionnement d’un enfant en bas âge est complètement bidon. On peut s’imaginer le stress, la gêne que doit éprouver un enfant d’être soumis à cette forme de questionnement par une personne étrangère concernant ses parents. Ensuite, quelle est la part de sujétion de l’interrogatrice sur l’enfant, l’expert pouvant mettre des mots dans la bouche de l’enfant. Personne ne pourra le dire puisque cette enquête est complètement secrète et non-contradictoire et qu’il n’existe aucun enregistrement video de l’interview qui aurait permis un certain conrôle a posteriori. Notez aussi l’incroyable parti pris de la psychologue par rapport aux prétendues déclarations de l’enfant. Ce que l’enfant dit de la mère est nécessairement bon puisque c’est le résultat à atteindre. Des déclarations de l’enfant allant à l’encontre de la thèse qu’on veut défendre (garde à la mère) parce que l’enfant exprime aussi le désir de voir davantage son père, sont écartés. Le juge et sa psychologue ne devaient pas avoir beaucoup confiance dans la parole de l’enfant, puisqu’il fallait soigneusement éviter tout enregistrement de l’événement de peur qu’on entende l’enfant dire qu’il voulait davantage voir le père.
Il semblerait plutôt que les déclarations de l’enfant de voir davantage son père étaient sincères vu que le temps actuel était d’environ 3 jours par mois (1,5 jour toutes les 2 semaines). Voyant l’enfant si rarement, je ne vois pas comment le père aurait pu influencer ses paroles et ses désirs, n’ayant simplement pas le temps ni l’occasion de le faire. A contrario, la mère avait le monopole et l’embarras du temps pour coacher l’enfant. Je ne dis pas que tel était le cas, mais que les faits penchent plutôt vers ce cas de figure. Sur le vu du contexte, il ne fallait pas être un grand juriste ni un éminent avocat, ni même avoir une boule de cristal, pour savoir que la psychologue allait confier la garde de l’enfant à la mère. Ce genre de rapports d’expertise relèvent plus de la psychologie à deux balles et du charlatanisme que de la science.
Comme le père avait exprimé toutes ses réserves concernant le déroulement de la procédure et les conditions de l’expertise et des interviews en particulier, l’experte le qualifia de non-coopératif. Il n’avait pas su la charmer, c’est sûr.
Le rapport semblait comme un document tout à fait standard et prémâché sorti de l’imprimante de la psychologue dans lequel avaient été rajoutées quelques lignes concernant la visite domiciliaire. Les conclusions du « rapport » de l’expertise étaient que l’intérêt de l’enfant était de voir le moins souvent possible son père. L’intérêt de l’enfant est un concept abstrait et vidé de tout sens, une fumisterie inventée par la jurisprudence et les psychologues, leur fond de commerce. Les juges et experts arrivent à justifier n’importe quoi avec l’intérêt de l’enfant. C’est une coquille vide qui est modelée selon les besoins de la procédure. L’intérêt de l’enfant n’est souvent qu’une pétition de principes, une dialectique tout à fait hypocrite et cynique.
Par exemple, l’argument suivant fut avancé. Comme l’enfant ne voyait pas beaucoup son père, il serait difficile d’augmenter le droit de visite parce que cela pourrait perturber l’enfant de voir davantage son père comme il n’en avait pas l’habitude. Je ne pense pas de mon vivant avoir jamais entendu un raisonnement aussi crétin et minable.
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L’intérêt de l’enfant, c’est tout simplement les désirs égoïstes d’un seul parent – en l’occurrence la mère mais cela pourrait tout aussi bien être le père dans le cas inverse – qui arrive à les imposer à l’autre parent parce qu’il possède la suprématie au tribunal. Cet intérêt égoïste d’un parent peut être tout simplement basé sur un désir de vengeance, un désir de blesser l’autre parent, n’excluant pas les cas de possession maladive, les cas d’identification avec l’enfant, les cas de PAS (Parent Alienation Syndrome) ou syndrome d’aliénation d’un parent. L’enfant est malgré lui un pion, un objet, au milieu d’une sale guerre.
Pour éviter toutes ces dérives il est toujours mieux de confier la garde aux deux parents.
…
En Belgique, les abus et la corruption cela ne se discute pas. On ne résout pas, on cache.
…
Tout ce cirque avec les enquêtes familiales ce n’est qu’un rouage dans tout le commerce et l’industrie du divorce. L’activité est tellement lucrative et le marché si prisé que certains avocats se permettent tous les coups bas pour emporter le morceau. Régulièrement on entend des allégations que certains avocats, soit-disant spécialistes du divorce, payeraient les magistrats pour obtenir gain de cause dans leurs affaires » [1].
Soufflons et respirons un bon coup, tout cela se passe en Belgique, rien de tel chez nous.
[1] « Corruption magistrats : l’avocat Peeters assigne l’Etat belge », 17/08/2009, www.lalibre.be, Jean-François Munster, « Un avocat et des magistrats du Tribunal de Bruxelles étaient de mèche », cit.
George Van Mellaert, écrivais-je au début de cet article, est également un remarquable claveciniste. Terminons donc en musique avec « La Grande Menestrandise » de Couperin :
2 thoughts on “Patatras. La corruption de la justice dans le champ du bien-être de l’enfant (249)”
Que les parents soient séparés ou divorcés, chacun d’entre eux a en principe le droit d’entretenir des relations personnelles privilégiées avec son enfant. On ne peut limiter ou supprimer le droit de visite que si cette solution s’impose dans l’intérêt de l’enfant. La limitation ou la suppression n’est en général prononcée que pour une période temporaire (5A_102 /2017).
Ruth Bader Ginsberg, célèbre juge de la Cour suprême des États-Unis, avait déclaré : « Les femmes n’obtiendront vraiment l’égalité que lorsque les hommes partageront avec elles la responsabilité d’élever la prochaine génération. » Aujourd’hui, bien des pères et leurs avocats estiment que les professionnels des affaires familiales n’ont pas eu ce mémo.
Que les parents soient séparés ou divorcés, chacun d’entre eux a en principe le droit d’entretenir des relations personnelles privilégiées avec son enfant. On ne peut limiter ou supprimer le droit de visite que si cette solution s’impose dans l’intérêt de l’enfant. La limitation ou la suppression n’est en général prononcée que pour une période temporaire (5A_102 /2017).
Ruth Bader Ginsberg, célèbre juge de la Cour suprême des États-Unis, avait déclaré : « Les femmes n’obtiendront vraiment l’égalité que lorsque les hommes partageront avec elles la responsabilité d’élever la prochaine génération. » Aujourd’hui, bien des pères et leurs avocats estiment que les professionnels des affaires familiales n’ont pas eu ce mémo.