« Soutien total » de Philippe Nantermod à Christian Lüscher coupable de propos grossiers et irrespectueux envers ses collègues de parti
17 juin 2022
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Liminaire de Jean-Yves Gabbud sur twitter (sous-titre de l’1Dex : il faut sauver le vaillant soldat Nantermod) :
Philippe Nantermod soutient Christian Lüscher. Un soutien total.
Total, nous dit le Grand Dictionnaire historique de la Langue française, qualifie ce qui est complet et ce qui est pris dans son entier.
Philippe Nantermod, dans la séquence qui suit, exprime son total accord à Christian Lüscher.
De quoi s’agit-il ?
Le Blick apprend à ses lecteurs ce qui est reproché à Christian Lüscher : a) propos irrespectueux envers ses collègues; b) Christian Lüscher n’a pas de filtre, du moins lorsqu’il pianote sur son smartphone; c) Dans le groupe WhatsApp des élus latins au Parlement, le Genevois fait des «blagues» (selon ses dires) envers les femmes ou encore ses collègues issus de l’immigration; d) Christian Lüscher demande à Isabelle Moret, fraîchement élue au Conseil d’État vaudois, «d’arrêter d’embêter les hommes qui travaillent» et de «retourner faire la poussière»; e) L’ancien élu Fathi Derder n’est pas logé à meilleure enseigne: Christian Lüscher l’appelle «le bougne» — pour «le bougnoule», une référence même pas masquée aux origines algériennes du journaliste radio; f) Sur WhatsApp, Christian Lüscher avait conseillé au Valaisan, jeune père, de «faire garder les enfants par les femelles, comme chez tous les mammifères».
Devant le silence des partis ou devant l’argument consistant à avancer la légèreté de la chose, L’1Dex s’est mis à la reccherche de femmes pour connaître leur opinion. Ont été soumises à ces dames, de tous âges, de toutes professions et de tout rang social, les lignes précédentes.
Un liminaire préalable s’impose : Christian Lüscher étant particulièrement susceptible avec les médias ont été écartés tous les propos que ce conseiller national aurait estimés attentatoires à son honneur. Et, pour dire vrai, il y eut une vraie légion de ces mots outranciers ou d’une portée psychiatrique cruelle. L’1Dex modère les réactions et les offre en cette chaleur estivale à ses lecteurs, en remerciant par avance les nouveaux abonnés qui voudront dépenser quelques sous, en cliquant ici, pour soutenir ce travail en profondeur effectué par L’1Dex depuis le 1er mai 2011.
La question exacte posée à ce panel était la suivante : quelle est votre réaction naturelle à ça ? Et suivait simplement le texte en gras tel que reproduit ci-dessus.
Voici la chose :
Une jeune collégienne : « c’est un con ».
Une artiste aguerrie : « c’est un con ».
Une aide-soignante : « Personnellement, ce doit être un homme qui utilise son pouvoir de conseiller, et se prétend au dessus de tout le monde , un homme qui en réalité se retrouverait en face de la femme poussière, des collègues, des bougnes et n’a réellement rien dans le pantalon ».
Une ménagère : « Un tel comportement devrait avoir des conséquences à son encontre ».
Une journaliste que j’apprécie : « Que si c’est vrai, ce n’est pas une personne que j’aimerais avoir à supporter dans ma vie ».
Une femme politique UDC : « C’est que l’été arrive et ces médias ne veulent pas perdre leur clientèle ».
Une vendeuse : « Je peine à lire avec mes lentilles ».
Une femme accidentée par la vie : « Je le plains profondément, pauvre homme ».
Une autrice (quel vilain mot, je vais donc dire un écrivain) : « Il est dans le parti qui tolère et provoque de tels dérapages alors pourquoi s’en étonner? Par contre, à chacun de défendre ses droits et sa dignité en dénonçant publiquement et pénalement chaque dérapage. C’est le silence des victimes qui lui permet de dire n’importe quoi. C’est une responsabilité civile et individuelle de se lever pour le faire taire ».
Une amie des plantes : « Si des élus ne dénoncent pas, quel petit le fera ? Et que représentent-ils s’ils sont sans courage? ».
Une licenciée en sciences économiques de l’Université de Genève : « Je ne savais pas qui c’était. Je suis allée sur Google pour voir sa photo. J’ai ressenti immédiatement de drôles de trucs. C’est qui quelqu’un qui aime rabaisser autrui, oui, un homme autoritaire qui vit du rabaissement d’autrui ».
Une physiothérapeute : » …. ».
Une femme médecin : » …. ».
Une autre femme de presse, française d’origine : « …. ».
Une instrumentiste en salle d’opération : « …. ».
Une pédiatre : « Nulle et horrible! »
Une étudiante à l’Université de Fribourg : « j’aurais de la peine à travailler avec Christian Lüscher et j’ai une pensée pour ceux qui doivent le faire ».
Une pharmacienne : « beurk, beurk ».
Une avocate française spécialisée dans le champ institutionnelle : « Du dégoût ! ».
Une étudiante en droit à l’Université de Fribourg : « Par rapport à ce message je ressens un sentiment de déception face au comportement de cet homme qui choisi de prendre parole sur des sujets contemporains et de façon inappropriée et désobligeante et cela derrière son écran et de façon répétée, pourrait-il tomber pour injure ou diffamation? ».
Une autre étudiante universitaire m’a simplement envoyé la photographie qui illustre cet article.
L’opinion de L’1Dex : « Christian Lüscher s’est abstenu lors de la motion présentée par Oskar Freysinger pour réprimer pénalement le harcèlement au travail. Ce n’est pas étonnant. »
A sa décharge, il faut dire que ce jour-là, tous partis confondues, quarante-cinq femmes, oui 45, pas une de moins, ont voté contre la motion présentée par Oskar Freysinger que d’aucunes croyaient être le diable incarné.
Total soutien à Christian Lüscher, écrivait Philippe Nantermod.
5 thoughts on “« Soutien total » de Philippe Nantermod à Christian Lüscher coupable de propos grossiers et irrespectueux envers ses collègues de parti”
Très juste, J-C Praz, sous le vernis brillant et lisse de ces deux politiciens, on découvre au grand jour, avec dégoût, la crasse…( dont on soupçonnait déjà la présence… )
L’échelle des discriminations :
https://www.youtube.com/watch?v=hhtHJR_wUYU
Les « radicaux » ne semble pas connaitre.
Des réactions tardives m’ont été adressées. Elles sont insérées dans le corps de l’article pour celles et ceux qui voudraient relire le texte.
L’article a été complété à 17 heures 28, par la grâce d’un tweet de Jean-Yves Gabbud. Faut-il sauver le vaillant soldat Nantermod ?
Propos lourds, stupides, infamants qui révèlent la vraie nature du genevois et, forcément, du valaisan qui le défend.
Très juste, J-C Praz, sous le vernis brillant et lisse de ces deux politiciens, on découvre au grand jour, avec dégoût, la crasse…( dont on soupçonnait déjà la présence… )